Le journal de Personne

Éléments du fil RSS

Paris obscène

Un Paris-plage pour rendre hommage à Tel-Aviv, une ville, un pays, une colonie qui vient juste de retirer la vie à un bébé! Qui l'aurait parié sans passer pour un attardé mental ou moral ? Notre part d'infamie peut-être ? Ou alors notre lien d'amitié avec un pays qui nous apprend chaque jour comment se débarrasser des arabes à peu de frais... On est passé du nationalisme primaire au national-sionisme secondaire... pour signifier aux puissants que notre pays n'est plus antisémite. Il œuvre désormais pour le même mythe... judéo-chrétien.

Raticides

Je suis là Je suis encore là Je participe plus que jamais à l'être... à l'être-là En allemand on dit : Dasein... être-là Donner le la, faire entendre sa voix... Je réponds : ça va, quand on me demande comment ça va ? Même si ça ne va pas! Parce qu'on peut se l'avouer maintenant : Avec l'être-là, on n'est pas à l'abri du non-être... On peut à tout moment cesser d'être-là, disparaitra comme dit la chanson. La mort nous guette... mais pas seulement... Il y a aussi l'ennui, de jour comme de nuit, L'ennui... la fatigue... la lassitude

Ratages

En philosophie, je crois au discernement des plus sages. En politique, je crois au gouvernement des plus forts. En droit, je crois au jugement des plus justes. En art, je crois au rayonnement des meilleurs... les vrais créateurs. Autant dire que je ne crois en personne... Parce qu'en philosophie, il n'y a que des amants de la sagesse mais point de sages... ce qui fait de toute philosophie une passion inutile et de toute sagesse un idéal hors de portée... inaccessible.

Ratures

Si j'étais inhumaine, je préférerais le rat à l'homme. Si j'étais humaine, je préférerais l'homme au rat. Si j'étais surhumaine, je ne préférerais ni l'un, ni l'autre... je soutiendrais "mordicus" que l'homme est un rat pour l'homme. Et je me retrouverais prise, surprise entre deux feux : Les tarés qui me reprocheraient de rabaisser l'homme... et les ratés qui m'en voudraient de donner une si mauvaise image du rat. Et je me serais mise dans de beaux draps entachés par le sang des uns ou des autres. D'où la question : quelle est la différence spécifique entre l'homme et le rat ?

Gaza, mon Amour

C'est un petit garçon qui ne craint pas les bombardements, Ni les artisans de notre enfermement Dans cette prison à ciel ouvert Avec la mort qui rôde au bord de la mer Et qui peut enlever à tout instant l'enfant à sa mère Toute la terre dira que je me sers du produit de mes entrailles comme d'un bouclier humain, pour avilir notre ennemi... Mais il n'en est rien... Parce que je crois qu'il y a un destin... Le seul bouclier que j'utilise est un bouclier divin qui rend vain tout écrit Il suffit de croire que Dieu nous suffit Ne rien craindre, ne rien espérer en dehors de lui

LES TERRORICHES

De la vermine, tout le monde en parle. Mais de la Palestine, plus personne n'en parle ! On vit sous le dict., le diktat, la dictature de l'impersonnel, d'une parole anonyme et d'une force maligne dont l'essentiel de l'activité consiste à noyer le poisson : Quelle étrange expression : "noyer le poisson" C'est tout ce qu'ils ont trouvé pour que leurs péchés passent inaperçus ? - Noyer le poisson, c'est diluer leurs délits sans risquer d'être poursuivis pour délit de fuite.

Pascal, André et Personne

"Car on n'aime jamais personne" dit Pascal. Pascal ne dit pas : "personne ne m'aime". Il n'a plus seize ans. Et pas davantage : "personne n'aime qui que ce soit". Il n'est ni cynique, ici, ni misanthrope. Il n'est pas question de nier l'amour, de nier son existence, fût-elle illusoire; Les illusions aussi sont réelles... Pascal ne dit pas : personne n'aime, mais l'inverse : On aime, cela est sûr, mais on n'aime personne. Le problème n'est pas dans le sujet qui aime... mais dans l'objet qui est aimé... Métaphysique de l'Amour...

On ne valse pas avec l’islam

La colombe dit : pas d'amalgame, s'il vous plaît, entre un islamiste et un musulman.L'un est terroriste, l'autre est terrorisé. C'est terrible, la terreur... La peur de la peur qui prend l'effet pour la cause, et la chose pour une psychose. La vipère répond : halte à la mauvaise foi. C'est l'islam qui est derrière tout cela. C'est parce qu'il est conquérant qu'il a des criminels dans ses rangs. C'est dans son essence même, il nous fait violence pour imposer son existence.

GREXIT

Des galères, encore des galères, toujours des galères... Rien à faire. On n'arrive pas à s'y faire ! C'est dans l'air, la vie a du mal à nous satisfaire. On réalise, on comptabilise plus de défaites que de fêtes. Homme où est ta victoire ? Rare ou nulle part Pas la peine de se reraconter l'histoire... La légende n'est pas dorée, elle est noire ! Nous avons tous plus ou moins du mal à vivre. La fin manque à ceux qui ont les moyens. Et les moyens manquent à ceux qui ont la fin. La messe est dite. La Grèce n'est que le reflet de notre déficit à tous. Sommes-nous tous galériens ?

MARHABA

"Jiboulou khâwa sil béji" Servez un café au caïd offert par Al Quaïda ! Un caïd qui n'a jamais été un caïd,il a été élu démocratiquement. Un guide qui attend la fin du mois de Ramadan pour fêter l'Aïd à l'image des hommes politiques qui sont de moins en moins à la hauteur de l'évènement et qui assistent impuissants à la montée des envies totalitaires et à la descente de nos vies en enfer, sans vraiment s'en faire ni être défaits. Un café pour Monsieur le Président Beji Caïd Essebsi...

Belle et étrange patrie

Pourquoi suis-je née ici, plutôt qu'ailleurs? J'hésite entre chance et providence Mine de rien, ce n'est pas rien. Ça me fait quelque chose... comme un lien Auquel je tiens et qui me maintient Même si je ne l'ai pas choisi... J'ai été choisie Comment dire ? Je n'ai pas élu domicile, C'est mon domicile qui m'a élue. Pas d'acte de naissance sans lieu de naissance Mon sol m'indique tout de suite mon socle. C'est sacré comme rapport... Ça se sent d'emblée, il y a un rapport au sacré dans ce lien avec la terre. Il y a un mystère que je ne m'explique pas

Humour arabe

Maître, mon voisin m'a fait du mal, dit le disciple. -prends le bien, répond le dernier prophète Le lendemain, même refrain Maître, mon voisin m'a fait encore plus de mal - rends-le-lui en bien, répond le dernier prophète Le surlendemain, coup de théâtre Maître, mon voisin est décédé - c'est ta bonté qui l'a tuée, déduit le dernier prophète. Quelques siècles plus tôt... Maître mon voisin m'a fait du mal dit le disciple - aime-le comme toi-même, répond Jésus Le lendemain, même refrain Maître, mon voisin m'a fait encore plus de mal - aime le comme je vous aime, répond jésus

Les lourds et l’Amour

Tristan qui vous dit que vous êtes tout et qu'il n'est rien sans vous , est aussi lourd que Don Juan qui vous dit qu'il est tout et que vous n'êtes rien sans lui. Sont lourds, tous ceux qui cherchent à forcer l'amour, à se faire aimer de gré ou de force ou de vous aimer malgré vous, malgré tout. Ce n'est pas un vol, mais un viol. C'est ce que j'appelle : de l'amour ultra-violé , parce qu'il est ultra violent. On se demande alors : s'ils sont lourds parce qu'ils souffrent ou s'ils souffrent parce qu'ils sont lourds ? Nu l'un, ni l'autre.

Le retour de Martin Heidegger

Rien n'est simple. Tout est complexe. Je ne me fie pas, jamais, à celui qui simplifie. Le complexe ne me dérange pas... je ne suis pas complexée. Oui, je vous le confie, je ne suis pas une fille qui se simplifie la vie... Je pense donc je me méfie de vous, mais de moi aussi. Je me fais la guerre à chaque fois que je refais le chemin de Heidegger... chemin de croix...parce qu'il ne mène nulle part celui qui cherche à aller quelque part.

Don pour don

On n'a pas besoin de se voir, pour voir, pour savoir que blanc c'est blanc, noir c'est noir. On n'a pas besoin de se rencontrer pour s'aimer, ni de s'aimer pour se respecter. La relativité n'a jamais été une bonne source d'inspiration. C'est l'Absolu, le sens de l'Absolu qui nous fait respirer et transpirer.                                                             C'est cet effort qui nous rend si forts. On n'a pas besoin de se serrer la main pour concevoir le même lendemain. L'idée du beau ou du bien suffit pour tisser des liens et avoir une certaine prise sur notre destin.

L’essence du politique

Tu es passé de classe, il faut que tu saches que toute accession aux hautes sphères est une servitude supplémentaire, une liberté de moins, une responsabilité de plus. À moi, tu n'as pas besoin de vendre tes points forts si tu me dis tes points faibles, ça peut te rendre encore plus fort. Si je les devine, est-ce que tu me diras si j'ai raison ou tort ? Je ne suis pas magicienne mais je procède à l'ancienne en puisant dans tes propos anodins. Je songe à un seul travers : ton angélisme. Tes contes sont encore bleus ou teintés de candeur ou de blancheur...

21 juin : la soupe aux sons

Le changement, le redressement, le recouvrement, le politique ment comme il respire. Il y a comme un soupçon de mensonge dans cette soupe aux sons! Chaque mot que vous utilisez est connoté, jamais seul, toujours accompagné d'une note qui lui a été rajoutée de l'extérieur et qui n'est audible que par les oreilles sensibles. Ça enrichit seulement celui qui le sait mais ça appauvrit celui qui l'ignore. Je dis bien chaque mot est chargé d'une musique étrangère comme pour vous empêcher de penser par vous-même, d'être sincère et sans manières.

N

L'arrière-arrière-arrière petite fille de l'Empereur n'a pas jugé d'un bon œil la reconstitution belge de la bataille de Waterloo. Elle a adressé quelques lettres de "noblesse" aux créatures de cet évènement... Les voici, les voilà! Cet article est apparu en premier sur .

Imagine : Les fanatiques

Il y a des fans de Nutella, qui à leurs yeux vaut de l'or. Comme il y a des fans de John Lennon, probablement les mêmes... Partout des fans, y compris des fleurs qui se fanent. Un grand nombre de supporters qui s'autoproclament des fans, se baptisent eux-mêmes "fanatiques" pour décrire cette passion qui les dévore comme l'aigle dévorait le foie de Pygmalion pour signifier son exaltation ou son amour sans bornes.

Y a pas d’âge pour faire le ménage

Je suis une vieille qui commence à sentir la mort venir... et pour partir sans me départir, j'ai décidé de m'offrir une nuit de rêve pour mes 77 ans en passant une nuit dans un magnifique hôtel, le Sofitel. Une fois n'est pas coutume, j'ai su enfin ce qu'était la joie pour un bourgeois... c'est un peu triste! Au moment de payer le lendemain matin au départ, l'employé au comptoir me tend une note pour 250 €. Je demande alors pourquoi c'est si cher ...

Convoi Humanitaire et Populaire pour GAZA – 2015

Appel pour un convoi humanitaire et populaire pour Gaza, départ octobre 2015
 

L’islam au Bac Philo

Aujourd'hui est un autre jour, faites en sorte qu'il soit le bon jour même si ce qui est bon pour chacun n'est pas forcément bon pour tous. Et parce que votre niveau de conscience n'est pas le même, mon exigence vis à vis de vous ne sera pas la même. Vous permettez que je fasse l'appel parce qu'entre vous à part l'acte de présence, il n'y a rien de consensuel :

Proche et prochain

La bonne approche consisterait pour une bonne part de l'humanité, à élucider le mystère de "la proximité" avant que la mauvaise part ne s'en sépare pour des raisons de promiscuité. La vie n'est pas facile, ni les temps évidents. On ne peut faire autrement que de distinguer nos proches de notre prochain. C'est le pathos de la distance qui met à nu un fond de la nature humaine qu'on préférerait ignorer. Entre les êtres qui nous sont familiers et les étrangers, nous ne cessons de tracer une ligne de démarcation.

Le mariage politique

Pour vivre à deux il ne faut pas seulement compter sur les bons sentiments... parce qu'il y a les mauvais engendrés par le temps. L'amour ne rime avec toujours que très rarement... le plus souvent en cas de séparation. Au départ, on y croit, on croit que c'est facile mais la magie finit toujours par s'éclipser et la poésie des commencements par devenir une prose au quotidien...parce qu'il faut se lever, se laver, s'élever continuellement. On a beau être forts, il y a toujours des efforts à faire pour ne pas être défaits avant l'heure...

Le mauvais juge

- Vous l'avez attaché, bâillonné ? Vous pouvez nous laisser maintenant ! Salut ! Vous me regardez comme si vous ne m'aviez jamais vue ? On dirait que vous ne m'avez pas reconnue ? Vu le nombre de justiciables que vous avez détruit, vous êtes excusable. La justice vous doit une fière chandelle Monsieur le Justicier, parce que vous l'incarnez à la perfection. Puisque vous êtes et depuis belle lurette celui qui rend la justice possible, la vérité nécessaire et le jugement réel. Seul maître en la demeure qui dispose d'un pouvoir discrétionnaire... quasiment absolu.

GOSSIP et les sales types !

  Vous voulez tout savoir sur votre cible mouvante et émouvante, tout à son sujet vous importe. Vous voulez par exemple savoir si elle porte une culotte, un caleçon ou un slip ? Il y a une nouvelle application GOSSIP que vous pouvez télécharger gratuitement sur votre Smartphone qui vous autorise à lui faire porter n'importe quel chapeau, de lui ôter si vous voulez, sa culotte, d'en retirer l'élastique et d'en faire un tire-boulettes! Et sans vous mouiller par-dessus le marché, puisque les échanges sont ANONYMES ! Courage, fuyons; la lâcheté est la chose au monde la plus partagée.

La Foi : facile à télécharger !

Il faut faire contre mauvaise fortune, bon cœur C'est ma maxime, mon dicton, mon proverbe Je ferme les yeux et je m'allonge sur la mauvaise herbe En forçant les portes du bon-heur Il suffit d'un rien, de peu Pour rencontrer Dieu Une âme, ça ne s'invente pas Ça se contente Et je retrouve mes origines Dans quatre vers de Racine: "L'âme heureusement captive Dans son sein trouve la paix Et s'enivre d'une eau vive Qui ne s'épuise jamais" Ce n'est ni laborieux, ni religieux C'est juste miraculeusement D'être amoureux de Dieu Une application qui m'ouvre les yeux J'aime, donc je peux

Valls : Barcha Barcha Barcha !

Personne ne peut le blâmer d'aimer Barcelone, d'adorer le ballon rond ou de vénérer Messi, l'éternel sauveur de son club de cœur. Mais on peut lui reprocher en tant que chef de gouvernement d'avoir manqué de discernement... de vista... Barcha! Barcha ! Barcha ! Uno : parce qu'on l'attendait au tournant... son vrai premier faux pas... sa première fausse manœuvre, sa première déroute : qu'il n'ait pas pu s'empêcher de faire ce qu'il ne faut pas faire, c'est ce que fait tout être irresponsable, tout déviant, tout enfant qui a la délinquance dans le sang. Le mot juste c'est la déliquescence.

Chems Bond 000

Dans ce premier numéro d'une nouvelle série intitulée "humour noir" Je vous souhaite la bienvenue, à vous, et à notre invitée-surprise, Chems Bond qui vous rappelle sans doute quelqu'un et dont le nom de code est triple zéro : zéro, zéro, zéro. Personne : Chems Bond, vous êtes ce qu'on appelle l'égérie auto-désignée des trois anciennes colonies de la France au Maghreb : Tunisie, Algérie, Maroc. Pouvez-vous nous dire en trois mots la raison de votre combat ? Chems : - Vous les avez floué, ne vous étonnez donc pas d'assister au retour du floué

Nation ou contamination

  Je ne représente Personne; Surtout pas tous ces effrontés qui ont toujours fait de la politique un MÉTIER à tisser des liens pour leurs biens particuliers, et qui ne montent au front que pour vous faire perdre ou gagner les élections. Des élus, zélés qui vous ont toujours vendu de fausses ailes... les craintes les plus laides et les espérances les moins belles. Rien de solide, que du sordide.

Cet obscur sujet de désir

Tout sujet que je suis, je ne puis exister sans désirer un objet... je tourne autour et retourne toujours à l'objet de mon désir... cet obscur objet du désir qui m'inspire, m'attire et me renvoie à mon propre désir. Pour du miel, on accepte l'absinthe, c'est ce qui fait de toute vie, de toute envie un LABYRINTHE. On n'en sort pas. Jamais... ou pour y retourner. Même les plus braves sont esclaves de leurs désirs... désirs d'objets obscurs où toute lumière rencontre un mur.

Politic-art

En politique, il n'y a que ce qu'il y a : des désirs et des forces qui s'affrontent. Parce que les uns désirent la force. Les autres forcent le désir. La pression est la même. L'oppression aussi. Et quelque soit le parti que l'on prend, on ne réduira ni l'une, ni l'autre. On ne fera que remplacer une oppression par une autre en subissant la pression de l'une et de l'autre. Jeu de positions et d'oppositions qui ne nous fournira jamais une véritable PROPOSITION. Comme si toute dialectique était stérile et toutes les petites guerres débiles et infantiles.

Des partis sans contrepartie

Les Républicains : ce n'est pas une diction contrariée ni contrariante de la droite mal à droite, ni une contradiction de plus chez nos conservateurs progressistes. On a toujours eu droit à des énergumènes plus royalistes que le Roi. Tous égaux devant la République, mais force est de reconnaître que certains sont plus "égos" que d'autres. Ce sont les Républicains qui annoncent déjà la couleur : la laïcité n'est pas mais sera notre nouvelle religion. Riez au lieu de prier!

Mes racines grecques

Quel temps fait-il ? J'ai interrogé le vilain petit canard Qui socratise à l'instar de Socrate. Lui, préfère ne rien savoir Que d'avoir l'air de celui qui ignore qu'il est ignorant. Le vilain petit canard n'aime que les questions Et non les réponses aux questions. Même toutes faites, aucune à ses yeux, n'est parfaite. Un seul point de divergence se situe au niveau du statut de l'innocence. Pour Socrate nul n'est méchant volontairement Pour le vilain petit canard Même le moins sensé Est censé savoir le mal qu'il fait Le méchant choisit d'être méchant. Mais cela ne nous dit pas

Qu’est-ce que l’homophobie ?

Il était deux fois, Deux abricots amers. Trainant par terre N'ayant pas eu le temps de murir... C'est un coup de vent qui vint les cueillir Atroce d'être précoce! C'est ce que se disent tous les sales gosses ! Deux mâles seuls, sans femelle Condamnés à faire avec le temps, Ce qu'ils ne se croyaient pas capables de faire : L'amour. En se disant que si le désir porte vers l'autre sexe Le plaisir peut être assouvi avec le même sexe. Et au pied de leur arbre nourricier, l'abricotier. Les deux abricots ont pris leur pied... Avec un mélange curieux de volupté et de culpabilité.

Va te faire voir !

Il n'y a qu'une gauche : Lénine Il n'y a qu'une droite : Poutine Entre les deux : toute la vermine Tu as du mal à le croire ? Va te faire voir! C'est soit rouge, soit noir Mise tout ce que tu as sur Rouge Si c'est le noir qui sort Tu diras au hasard Va te faire voir! Il n'y a pas de chance Il y a seulement une volonté de puissance Chez le dominant comme chez le dominé Tous les vivants sans exception sont contaminés Tu n'as pas le pouvoir? Alors va te faire voir ! Si quelqu'un s'avise de te tendre la main En prétendant changer ton destin Ou te sortir du pétrin Passe ton chemin...

Croire

Croire.   « La première clef de la sagesse, c’est une interrogation continuelle, il n’est pas inutile de douter de chaque chose. En effet, qui doute conduit à chercher, qui cherche peut saisir la vérité ». Pierre Abélard (1079-1142)   Statue imaginaire de Pierre Abélard  

La peau des mots

Pourquoi est-ce que je vis ? Pourquoi est-ce que je réfléchis ? Je vis et je réfléchis pour venir à bout d'une double illusion : - l'illusion de l'homme qui prend l'homme pour un Dieu - l'illusion de l'homme qui prend Dieu pour un homme Deux maux : la mystification et le mysticisme. Le même écho trompeur... le même scénario qui consiste à prendre l'écho de notre voix pour une image de l'au-delà. Pour ne pas devenir un imbécile, il faut partir à l'assaut du ciel qui ne contient rien d'essentiel. Peut-on se débarrasser de toute aliénation?

Blanc, noir, aigri.

Belle lurette qu'on n'analyse plus les choses... qu'on se raconte des sornettes... C'est la convoitise qui a pris le pas sur l'analyse. L'appât du gain et l'épanouissement personnel ont la main mise. C'est la subjectivité qui rayonne et aiguillonne ! Partout, on assiste à la remise en liberté du désir... Et à l'enfermement de la vérité à double tour, pour préserver l'ordre public. C'est la République du désir affectif qui ne veut pas entendre parler du collectif, sous prétexte qu'il n'y a pas plus consensuel que la réalité individuelle.

Tous-à-l’égout

Imaginez que l'on annonce la fin du monde pour la fin de l'été, d'une manière souveraine, scientifiquement certaine. Et que nul ne survivra à ce sort qu'on nous a jeté. Ce sera chacun pour soi et Dieu pour personne. Que ferons-nous de nos vacances, de ce qui nous reste comme part d'existence ? Personne ne sait qui sera ou ne sera pas sauvé. Ni même s'il y a ou pas un salut C'est peut-être l'abîme qui nous guette tous... l'océan noir qui va nous engloutir... plus on s'en rapproche et moins on le sait.

Science ou fiction

Ni perdu, ni retrouvé Le temps ne fait que passer Et il n'a pas fini de passer ... C'est infini, et l'infini, nous en avons assez Il joint et disjoint l'avenir et le passé Dans les bras de son conjoint : le présent. L'inépuisable...l'insaisissable, toujours absent Avec le temps, on ne sait pas sur quoi mettre l'accent Sur l'histoire, la mémoire ou sur un être illusoire ? Et pourtant, nous l'avons sous les yeux Mais nous avons du mal à le percevoir... Nous l'avons dans les yeux Mais nous avons du mal à le concevoir... Nous le confondons avec l'être

L’infiniment moyen

L'infiniment grand... L'infiniment petit... Qu'ont-elles en commun ces deux expressions? Elles font rêver. Elles font rêver tout autant les petits que les grands. Elles sont bien chargées symboliquement... affectivement... avec comme une décharge électrique ou éclectique ! Le ciel étoilé au dessus de ma tête... est infiniment grand... Le grain de poussière que j'ai dans l'œil... est infiniment petit... Entre les deux, il y a mon incapacité à leur mettre la main dessus. Deux insaisissables toujours en fuite, que seule l'imagination s'imagine parcourir.

Du 11 septembre à Charlie Hebdo, une bifurcation historique

A Personne. "Le préjugé foncier est de croire que l'ordre, la clarté, la méthode, doivent tenir à l'être vrai des choses, alors qu'au contraire, le désordre, le chaos, l'imprévu, n'apparaissent que dans un monde faux ou insuffisamment connu, --bref sont une erreur ; c'est là un préjugé moral, qui vient de ce que l'homme sincère, digne de confiance, est un homme d'ordre de principes, et a coutume d'être somme toute, un être prévisible et pédantesque. Mais il est tout à fait impossible de démontrer que "l'en soi" des choses se comporte selon cette définition du fonctionnaire modèle"

LUCIA

Elle: tu es amoureux, dis moi pas que ce n'est pas vrai??? Lui : arrête, on dirait Jamel Elle : vas-y fais comme si j'avais Alzheimer, que je ne retenais rien... regarde je m'empare de ma mémoire et je la jette aux oubliettes... Lui: c'est Lucia Elle: Lucia de Lammermoor, vas-y accouche Lui : ce n'est pas ça Elle: c'est quoi alors ? Lui: je crois que je l'aime Elle: un jour tu l'aimes, un jour tu ne l'aime pas, tu y crois ou tu n'y crois pas ? Lui: je ne dis pas que je l'aime, je dis que je le crois Elle: et ça te fait quoi comme effet? Lui: ça me fait chier, des tonnes

Les maux bleus

Elle: j'aime pas beaucoup cette fille Lui: pourquoi? Parce qu'elle voit la vie en rose ? Elle: je n'aime pas les fleurs bleues Lui: il y a des fleurs bleues dans toutes les histoires Elle : pas forcément Lui: si. Soit elles commencent mal et finissent bien, soit elles commencent bien et finissent mal. Elle: et celles qui commencent bien et finissent, tu les appelles comment ? Lui: c'est ça une fleur bleue... une fleur sans lieu Elle : je n'aime pas la tristesse Lui: pourquoi? Parce que ça commence mal et ça finit mal ? Elle: parce que ça diminue tes forces et augmente celle de l'adversaire