Le journal de Personne

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Najat ou le mythe décisif

Ah l'élite ! Une petite part de réalité Une grosse part de mythe Le mythe décisif Qui force la décision Et renforce l'illusion De tous ceux qui se font des illusions Sur leur pouvoir d'autodétermination. Le génie va croire qu'il y est pour quelque chose Et l'imbécile qu'il n'y est pour rien Un destin ça s'hérite Ou ça se mérite ? La masse ne croit pas au mérite. Pour elle, Flaubert est un intellectuel petit bourgeois Mais tout intellectuel petit bourgeois n'est pas Flaubert ! Rétorque l'élite avec un accent berbère. Éternel conflit entre Nature et Culture Le déterminisme a la vie dure.

La raison laïque contre la raison islamique

La raison laïque veut venir à bout de la raison islamique. La raison d'aujourd'hui voudrait réduire en poussière la raison d'hier. Quoi de plus logique que de vouloir s'en débarrasser : tout ce qui n'est pas moderne est archaïque. Un petit clin d'œil aux catholiques qui ont survécu à la séparation de l'église et de l'État et ont fini par rendre à César ce qui est à César et à prendre à Dieu ce qui est à Dieu. Que nous dit notre conscience politique ?

Cours de la vie de tous les jours

Mon fils m'a filmé à mon insu lors d'une envolée quotidienne. Ça m'a ouvert les yeux sur la mère que je suis qui peut à l'occasion passer pour une Matrice Je ne me suis pas dégonflée... J'ai publié mon revers tel quel pour rendre sensée notre querelle !

Le vivre-ensemble

L'État ! Non ce n'est pas moi. Mais ce n'est pas vous non plus ! Maintenant, ouvrez grand vos oreilles, car je vais vous parler de votre mort en tant que peuple-roi et de tous les peuples quels qu'ils soient. Ça fait froid dans le dos... parce que l'État est le plus froid de tous les monstres froids. Il vous ment froidement. Il vous ment énormément. Et voici le mensonge qui sort de sa bouche : "Moi, l'État, je suis le peuple". C'est un mensonge éhonté. L'énoncé le plus indigne de Foi. Un piège tendu au grand nombre pour asservir et assouvir les plus vils désirs.

Jeanne, au-secours !

L'univers ne serait pas impitoyable, si les hommes n'étaient pas si pitoyables. Ils font pitié quand ils font semblant d'ignorer que tout est lié, relié à un destin qui les a vu naître et les verra disparaître. La fille s'apprête à exécuter son père, parce qu'elle trahit ou parce qu'il est traître ? Ce qu'il a commis n'est rien comparé à ce qu'elle va commettre : le déni de l'auteur de ses jours et de son parcours. C'est digne du plus indigne ! C'est pourtant le même sang qui coule dans leurs veines... Comme sous le pont du Carrousel, coule la Seine...

Un islam et trois musulmans

Il n'y a qu'un islam. Il n'y a qu'une parole. Il n'y a qu'un Dieu. Même si pour l'attester, nous ne sommes pas nombreux à être ou ne pas être "amoureux de Dieu". Il n'y a qu'un islam, mais trois types de musulmans : Le curieux, le furieux et le glorieux. Le paradis n'est promis qu'à un seul d'entre eux : Celui qui a compris, qu'il lui reste tout à comprendre... Tout à apprendre, tout à entreprendre entre autres : voir ou entrevoir jusqu'à quel point l'univers est parfait... Infini tout en étant achevé. Et tous nos maux finiront par être absorbés par le Bien.

Fondamentalist

La guerre est déclarée entre les fondamentalistes et les formalistes. Quelques pistes de réflexions vous permettront peut-être de choisir votre tête de liste. On enlève ce qui relève de la posture ou de l'imposture pour ne pas tomber dans la caricature, et on prélève juste l'essentiel. On va assister à une sacrée partie d'échecs. Disons que les blancs sont fondamentalistes et les noirs formalistes. La fondamentaliste : à fond la forme... on y va Diva! La formaliste: je t'informe qu'il n'y a pas de fond La fondamentaliste : tu es mal informé de prendre la forme pour le fond.

Employez-vous vous-mêmes !

C'est le 1er mai ! Oui, mais je n'ai pas assez d'argent pour vous offrir un petit brin de muguet... Et pour ne pas gâcher la fête ou essuyer une nouvelle défaite, je crois avoir "une idée"... Et je vous fais une fleur en vous offrant autre chose qu'une fleur : une valeur, une vraie valeur qui vous dispense de tous les bouquets, parce qu'elle vous donne à penser. Penser au travail c'est devenu aujourd'hui un travail pour toute pensée digne de ce nom et de cette distinction. À la vitesse où vont les choses, il faut creuser pour voir ce qu'il y a derrière la prose.

Dieu est anticapitaliste

Dieu dit : tu n'es pas là pour te servir mais pour servir les autres Diable dit : sers-toi, car on n'est jamais mieux servi que par soi-même Dieu dit : au lieu de bien se servir, il faut servir le bien et c'est le plus dur et le plus pur des services Diable dit : il n'y a aucun mal à se faire du bien. Se servir nous rend plus aptes à servir... les autres. Un dialogue qui rend malentendant, dialogue à la source de tous les malentendus.

Sauve qui peut !

La Nature n'a pas tout prévu... Elle est même à l'origine de quelques bévues. Ce n'est pas l'égalité qu'elle offre en partage Mais de sombres clivages... Elle favorise, donc elle défavorise aussi. Mère Nature N'assure pas toujours ses arrières Sa beauté ne va pas sans sa sainte colère Peut-on lui reprocher ses tremblements de terre ? Lui en vouloir pour ses foudres de guerre ? L'accuser de distribuer ses sorts au hasard ? Parce que la mère de ces petits nourrissons n'a pas de lait pour les nourrir. Si je n'interviens pas... ils vont mourir. C'est ainsi que les hommes finissent par périr

Zarathoustra au Népal

Suis-je une prophète ? Une rêveuse ? Une femme ivre ? Une interprète des songes ? Une cloche de minuit ? Une goutte de rosée ? Une vapeur et un parfum d'éternité ? Ne l’entendez-vous pas ? Ne le sentez-vous pas ? À l'instant mon monde est parvenu à sa perfection, minuit c’est aussi midi. La douleur est aussi un plaisir, la malédiction est aussi bénédiction, la nuit est aussi soleil, – allez-vous- en, ou bien apprenez-le : un sage est aussi un fou. Avez-vous jamais dit "oui" à un plaisir ? Ô mes amis, alors vous avez en même temps dit "oui" à toute douleur.

Les nôtres et les autres

Qu'on le veuille ou non, les nôtres font partie des autres. Chacun est un autre pour chaque un. Je est un autre, nous dit l'apôtre des apôtres! Tous alter-ego, égoïstes, rarement altruistes Notre altérité est première On a beau faire, on ne peut s'en défaire. Et tout compte fait, le familier n'est pas si familier Et quand on fait les comptes, l'étranger n'est pas si étranger. Pas d'autre référence que cette altérité La proximité n'y changera rien. Regardez d'un peu plus près Celui qui partage votre lit n'est pas si familier. Pour la conscience, il n'y a que la distance

Ma muse

Je suis l'inspiratrice Ça ne vous inspire rien Parce que c'est moi qui vous inspire Qui vous donne ou vous retire l'envie d'écrire L'envie de vivre ou de mourir La femme, l'infâme, la maîtresse De votre pauvreté, de votre richesse Je n'enseigne pas la vertu Je ne condamne pas le vice Parce que je me sens une force libératrice Je ne vous tue pas, je vous situe Pour que votre maison soit plus belle Et votre raison plus que jamais rebelle Au lieu de maudire, apprenez à écrire Comme quelqu'un qui a quelque chose à dire Et qui écrit pour dire Qu'il ne tient pas à le dire.

Pas d’amnistie

Pourquoi c'est si difficile... de vivre ? Une vie que nul n'a jamais traversée... Sans rien payer en retour. Tout ne tient qu'à un fil... Qui peut être rompu. Même la plus fervente des révoltes est peine perdue! Intenable dilemme... on n'en sortira pas indemnes... Car on ne peut s'en tenir à une vision terre à terre Ni se laisser entretenir plus longtemps par le mystère. Celui qui n'est pas en avance est en retard d'une guerre S'il ne l'a pas faite, il finira par la faire. Parce qu'il n'a pas l'œil pour voir... Que le péché est au cœur de son pouvoir. Et qu'il n'y en a qu'un : le sien

La maison de Dieu

Mine de rien Je ne me contente pas d'exister... Je résiste Et je ne fais que résister au principe de réalité. Je suis irréaliste Je ne crois pas ce que je vois Je vois ce qui ne se voit pas. Ce n'est pas mon bon plaisir que j'oppose à la réalité Mais l'idée. Une certaine idée... l'idée de l'Amour par exemple Les tentations sont réelles je le sais, mais... J'y résiste parce que je suis irréaliste. À l'amour facile, celui d'Éros... J'oppose Thanatos, une certaine envie de mourir À l'amour difficile, celui de Philia Que l'on assimile à l'amitié... Je préfère encore Aléthéia, la vérité solitaire.

La voix n’est pas the Voice

J'ai regardé the Voice The last liste des 4 finalistes Ce n'était pas mon choix Mais le choix des autres. Je me disais que le goût, les couleurs ne nous apprendront jamais rien sur la valeur. Il n'y a que des manœuvres et des couleuvres. Et je me suis sentie mal pour eux. Pour toutes ces belles voix qui croient avoir trouvé leur voie En cherchant l'aval de ceux qui vont les avaler. Des ogres et des petits Poucets. The Voice... C'est Art of noise... Un bruit qui fait du bruit dans votre petite tête Et vous empêche de dormir la nuit Parce que ça fait rêver et crever en même temps!

Perversion médicalement assistée

Tous ces pervers qui ne peuvent se retenir Quelle loi pourrait les contenir? Quelle sanction pour les punir? C'est un mal que l'institution a toujours eu du mal à prévenir. Aucune psychiatrie pour les guérir Contre eux, on peut à peine se prémunir! Nul n'est prêt à affronter, à se confronter avec ce genre de désir. Le désir de vous salir, de vous nuire, de vous anéantir! Un désir qui en dit long sur le désir du mal animal qui n'attend pas votre aval pour sévir! C'est une poussée qui n'en a jamais assez... Qui se poursuit même après vous avoir destitué, violé et volé vos éclats de rire!

PARIS QATAR BARCA

Vous permettez que j'utilise l'abréviation la plus répandue : P.Q (Paris-Qatar) pour vous dire que le pari est perdu contre le Barça ! Le jeu, la recette et le match. Trois missiles à domicile, il y a de quoi se sentir inutile... notre belle capitale s'en tire plus que mal. Comme quoi l'argent ne peut ni faire le bonheur, ni sauver l'honneur. Je ne vous l'ai pas encore dit ? Le football à un certain niveau, est une entreprise très aléatoire. Le hasard y règne en maître absolu. Les mauvaises langues, je veux dire ceux qui ne maitrisent pas la langue, vous diront que ça se joue sur des détails.

Patriot Tact

Question : quel enseignement pouvez-vous tirer de l'amplification du renseignement? Rien, sinon que l'État va se renseigner sur vous. Il va en savoir un peu, beaucoup sur votre vie personnelle et professionnelle. Combien vous chaussez, quelle est la couleur de vos chaussettes, si elles sont sèches ou archi-sèches et si vous avez eu le malheur de dire du mal de l'archiduchesse. Trêve d'amabilités, la traçabilité est de rigueur pour des raisons évidentes de sécurité.

Pourquoi je n’ai pas mangé mon père ?

Œdipe, sa légende, son mythe et son complexe font désormais partie de notre contexte psychologique et politique. Je vous résume son inceste et son funeste destin en deux temps, trois mouvements : Œdipe assassine son père, épouse sa mère et se crève les yeux. Et on a fait de son parricide un désir d'homicide universel que toute progéniture éprouve à un moment ou à un autre vis à vis de son géniteur... le désir de le tuer, de se substituer à lui.

Poison d’avril

N'aie pas honte de dire, la vérité dont tu as honte: Que tu croyais les hommes forts. Force est de constater qu'ils ne le sont pas. Loin de là. Les hommes sont faibles. Et quand ils ne le sont pas, c'est qu'ils simulent pour dissimuler leurs points faibles... Leur talent d'Achille se situe dans leur affectivité. Ils n'existent que lorsqu'ils sont affectés, touchés, atteints dans leur égocentricité. Ils appellent cœur, leur ego et ils pleurent. Ils n'aiment pas, ils s'aiment. Et sacrifient tout à leur amour pour eux-mêmes Roméo se prend pour Juliette et Kaïs pour Leïla

La politique n’est plus ce qu’elle était

Il n'y a plus d'utopie, plus d'horizon utopique. Tristes topiques pour nos visions politiques. Le meilleur n'aura pas lieu. On aura désormais toujours droit au moins pire. Le moins mauvais au lieu du vrai. Plus de paradis, plus d'enfer, juste un purgatoire... parce que nous ne sommes ni anges, ni démons mais bêtes, seulement des bêtes de somme. C'est la version tragi-comique de toute politique qui trouve les moyens et ne cherche plus les fins à poursuivre. Elle sert sans que l'on sache ce qu'elle sert et à quoi elle sert. Service minimum pour assurer la subsistance à tous les vices.

Manifeste contre le terrorisme

Il y a comme un lien entre le totalitarisme, le terrorisme et le racisme... un lien invisible à l'œil nu. Le totalitarisme n'est pas débile, il est indélébile. Le terrorisme n'est pas méchant. Il est inconséquent. Le racisme n'est pas mauvais. Il sent mauvais. Il est bête. Les trois sont bien entendu dans l'incapacité d'entendre raison, en raison de leur incapacité. Ils sont incapables de distinguer entre : Ce qu'il faut faire et ne pas faire Ce qu'il faut être et ne pas être. Leur défaillance est une déficience.

Andreas Lubitz : l’Altruicide

Andreas respirait normalement. Aucun signe de fébrilité. Il savourait peut-être même la descente... Quand on souffre, plus que de raison, on finit toujours par se précipiter dans un gouffre. L'attrait pour l'inéluctable, c'est redoutable... Ce suicide longuement prémédité, soigneusement dissimulé, accompli sous le sceau du secret avec une certaine sérénité. Sa décision était prise, elle était dans sa valise, qui contenait désormais toute sa destinée. Pour un mélancolique c'est un verrouillage automatique : la vie vaut la peine d'être vécue, si et seulement si elle est vaincue.

Tunisie : les 20 marches

Je ne pleure pas, je t'implore De ne pas succomber devant l'ironie du sort. Tu t'en souviens. Peut-être encore Que quand on est fort On est plus fort que la mort Et quand on est plus fort que la mort Il n'y a pas plus fort que soi Tu t'en souviens. Peut-être encore De la venue de Bourguiba De la fin du protectorat De Ben Youssef, de son assassinat De la politique des étapes vers le bas De Ben Salah De la difficulté de mener le bon combat La Tunisie cède mais ne rompt pas Elle résiste aux aléas. Tu t'en souviens. Peut-être encore Du 7 novembre, du coup d'état De Ben Ali, des Trabelsi, de Leïla

Qui sommes-nous ?

Je regardais derrière moi. Je regardais devant moi. Il y avait d'autres "Moi". Il y avait d'autres que moi. Plus ou moins dignes de Foi. D'autres chiens. D'autres renards. D'autres loups. Les premiers étaient "bons". Les deuxièmes mauvais. Et les troisièmes méchants. Leur réputation était toute faite, même quand ils changeaient de condition. Dans l'Absolu les bons n'avaient rien de bon. Quand on creuse on s'aperçoit qu'ils sont encore plus méchants que les méchants. Les renards ne sont pas non plus mauvais dans l'absolu. Mais leur bêtise est étroitement liée à leur convoitise.

PUR ARABICA

Lorsque j'entends ce cri Je frémis Quelque chose de l'âme arabe Éprise de ses propres méprises De quoi il s'agit D'un petit air populaire Qui vide et remplit le verre que nul n'a jamais bu Qui dit l'amour Qui défie l'amour Non je ne traduis pas C'est intraduisible Et puis je ne vais pas la trahir Tout ce que je puis vous dire Sur l'amant, sur l'aimée C'est qu'ils ne craignent pas le pire Ils l'appellent presque de leurs vœux Et le pire c'est l'amour Toujours Les morsures, les blessures L'effroyable posture L'incroyable imposture On croit avoir atteint la cime Avant d'entrevoir l'abime

Porc-trait

Tu pollues l'air que l'on respire Tu inspires le pur, tu expires l'impur Tu pompes l'oxygène et tu craches de l'hydrogène Avec toi l'atmosphère est toujours malsaine. C'est... irrespirable! Parce que tu passes ton temps à mentir Et tu mens comme tu respires De mal en pis et ça empire Le bien que tu avales Le mal que tu déballes et qui provient de l'intérieur de toi, De ton être viscéral Tout en toi est mauvais Le vrai comme l'ivraie Non, tu n'es pas fou, ni fêlé mais souillé par le péché On dirait que Dieu t'a tout retiré Excepté la vie... ou ce qu'il en reste

Des mots cratiques

Je voudrais m'adresser seulement aux grands enfants, parce que les petits n'ont pas encore le droit de se préoccuper de la maison et de se poser les grandes questions. Première question : comment réduire le taux d'abstention ? Pourquoi nos concitoyens votent de moins en moins ? Pourquoi le minimum civil est de plus en plus ressenti comme inutile, pour ne pas dire vil? La réponse saute aux yeux, quand on a la chance d'en avoir deux. Parce que notre démocratie est purement formelle et non réelle. Elle est juridique, pas politique. Elle est, comment dire, invoquée et non pratiquée.

Énigme et paradigme

Toute lecture finie d'un texte infini occulte l'esprit qui situe toujours le sens au-delà de la lettre. "Je suis" dit Dieu au premier prophète. Pour saisir l'être, dans l'esprit, et non au pied de la lettre, il faut aimer, s'aimer les uns les autres dit le deuxième prophète. Ce n'est pas le Dieu de l'Amour qui nous rapproche les uns des autres mais l'Amour de Dieu dit le dernier prophète.

Les mal rasés

Il n'a rien d'un roi mais il se comporte comme s'il en était UN... un roi qui gagne sa vie à la sueur de votre front. Il est du genre effronté. Ce n'est jamais facile de l'affronter ou de le confronter à qui que ce soit, parce que Monsieur s'estime au dessus du lot... du gros lot qu'il a gagné dans un concours de circonstances. Au petit bonheur, la chance! Arthur, c'est le complexe du patron qui n'a pas de patron, ni de modèle pour lui servir de modèle, excepté son génie personnel... suffisance de l'insuffisance.

Y-a-t-il un mal national ?

L'élite dit : la vermine plutôt que Marine Le peuple répond : Marine plutôt que la vermine C'est l'arrêt public des deux forces en présence Qui se déchirent en France Les triangulaires, c'était hier. Pour aujourd'hui, il s'agit d'une tendance bipolaire qui n'oppose pas la gauche à la droite mais la raison velléitaire à la déraison volontaire... Quand plus personne ne vous aime, vous renouez avec les passions extrêmes. Le peuple n'a plus de quoi jouer... Pour lui, c'est l'occasion ou jamais, de jouer avec le feu...

Rien ne se dé…cide…cide…cide

Rien ne se dé... cide...cide...cide. Pour un homme d'être un homme, pour une femme d'être une femme... pas d'autre chemin que celui du destin... et il est liberticide. Vous avez promis d'être fidèle et de ne pas faillir à votre promesse mais une beauté plus belle a compromis votre altesse. Vous l'avez compris : il ne faut jamais jurer de rien... et pour commencer : jamais dire jamais. Vous vouliez refaire le monde mais le monde ne s'est pas laissé faire. Pire, il vous a défait, appris la défaite.

FNFN

Ils sont et resteront chinois

Les chinois travaillent... travaillent Vaille que vaille ! Travaillent sans se poser de questions Ils ne cherchent pas la réponse Ils se défoncent au travail Contre mauvaise fortune, ils se font de la thune! La nécessité, ils savent ce que c'est : Ce sans quoi, il n'est pas possible de vivre Pour vivre, il faut survivre... Pas d'autre but à poursuivre... que survivre. Des bêtes de travail qui ont la chance d'ignorer la notion de vacance Il y a une manière de fléchir qui dispense de réfléchir et de se torturer l'esprit pour rien. Je ne les ai pas cités pour les féliciter

Macha’Allah

Elle est belle... vraiment belle! Pour ne pas attirer l'œil sur elle, il y a en arabe une expression heureuse ou religieuse, on doit dire : "telle fut la volonté de Dieu" à chaque fois que l'on déclare : il est beau, elle est belle. Ça protège des malins génies. Ça signifie que tu t'en souviens... Tu te rappelles que c'est par l'idée du beau que les choses belles sont belles En grec on dit : « to kalô ta kala kala » En arabe "Macha'allah": Telle fut la volonté de Dieu Que la beauté soit Que nous soyons sensibles à la beauté Jusqu'à remercier celui qui l'a créée

Gauchemardesque !

En matière de religion, il y a des conversions En matière politique, il y a des inversions. Celui qui vous dit le contraire, vous ment Vous pouvez le prendre comme un avertissement Mais notre gauche est à droite... complètement... pleinement! Nous avons voulu un cœur sans raison Nous nous retrouvons avec une raison sans cœur... Et peut-être même sans raison! Insensible et insensée... absurde. En cause le sacré sens des réalités Qui transforme le hasard en fatalité Il n'y a plus d'idéal qui tienne Mais des idées qui conviennent

Hommes sous influence

Infâme vous êtes sous l'influence de l'Homme ! Première tentative : on commence par distinguer la bonne de la mauvaise influence et on finit par se rendre à l'évidence que notre petite distinction n'est pas dictée par un prétendu bon sens mais par le sens commun. Autrement dit, nous sommes encore et toujours sous influence... de la doxa... de l'opinion, du "ON DIT" tout et le contraire de tout. Pas de chance!

Internet pour analphabètes

Internet pour analphabètes Cette boite d'allumettes, c'est internet... qui veut faire l'ange, fait l'alphabète ! A vous aime aujourd'hui. Mais demain ne vous aimera plus parce qu'à l'instar de tous les allumés, il a le feu au cul! B vous brise le cœur parce qu'on a brisé le sien. Il n'est pas heureux et fera tout pour que vous ne soyez pas à la bonne heure. C vous cherche parce qu'il ne se trouve pas. S'il vous perd, il se perdra et s'il vous trouve, vous vous perdrez.

Dans la peau de Shéhérazade

Il faut imaginer une autre Shéhérazade. Pas la nuit, mais le jour. Qui ne fait et à qui on ne peut faire la cour Qui ne ment jamais, mais dit les choses autrement Qui ne cherche ni à plaire, ni à se complaire Mais à se défaire de toutes les légendes personnelles... Surtout de la sienne. Elle est, tout comme je le suis, Persuadée que pour réformer le monde réel, Il faut commencer par transformer le monde imaginaire... En le peuplant de nouveaux rêves, de nouvelles brèves. Il faut se mettre dans la peau de Shéhérazade

Mossoul

L'Occident est scandalisé... Les islamistes ont détruit un musée qui faisait partie du patrimoine de l'humanité.Ils ont tout saccagé au marteau comme des barbares... comme des débiles mentaux. Sous prétexte que l'islam ne laisse rien au hasard, ils ont estimé qu'il ne peut y avoir de place pour l'art! En jeu, l'intégrité de la Foi... Parce qu'il n'y a d'autre Dieu que Dieu... Ce sera le crépuscule des idoles. La fin de l'idolâtrie pour instituer leur intégrisme religieux. L'Occident les a déjà jugé, condamné et traité de fous dangereux.

Les destituteurs

Quelqu'un vous apprend que votre enfant est mort... sans vous dire de quoi il est mort. Quelqu'un vous annonce que votre père est mort... sans vous dire comment il est mort. Quelqu'un vous révèle que Dieu est mort... sans vous dire pourquoi il est mort. Comment on appelle l'auteur de ces trois mauvaises nouvelles ? Un oiseau de mauvais augure ? Un informateur ? Un rapporteur ? Ou un reporter ? Dans les trois cas de figures, il s'avère trompeur ou médiocre médiateur... parce que son information est incomplète, lacunaire, déficitaire... peut-être même faussaire.