Réseau Voltaire

Éléments du fil RSS

Le secret derrière les démissions au Liban

Au début de la révolte libanaise d'octobre 2019, les chrétiens des Forces libanaises de Samir Geagea (photo) et des Phalanges de la famille Gemayel ont organisé les premiers barrages. Les cadres de ces deux organisations avaient été informés par le roi Abdallah II de Jordanie que, Jared Kushner, conseiller spécial du président Donald Trump, a proposé au Premier ministre (sunnite) Saad Hariri de naturaliser libanais non seulement les Palestiniens réfugiés en Syrie, mais aussi les Palestiniens de (...)

Les chrétiens fuient le Nord-Est de la Syrie

Conformément à la carte publie préalablement par l'agence de presse officielle turque, Anadolu Agency, les troupes turques se sont contentées d'occuper la bande frontalière syrienne de 32 kilomètres de long, sauf la ville de Qamishli. Cependant aujourd'hui il est clair que la Turquie et le YPG mènent une politique commune d'expulsion des chrétiens de cette bande, y compris à Qamishli. À la fin du XIXème siècle et au début du XXème les Ottomans et leur supplétifs kurdes ont massacré 1,4 million (...)

Les insolubles contradictions de Daesh et du PKK/YPG, par Thierry Meyssan

Nous ne connaissons ce qui se passe au Levant qu'au travers de la propagande de guerre du pays dans lequel nous vivons. Nous ignorons les autres points de vue et, plus encore, comment nos armées se sont comportées. Pour démêler le vrai du faux, les historiens devront examiner les documents disponibles. Or, ce que nous dit la documentation militaire occidentale contredit les déclarations des politiciens et la narration des journaux.

Le capitalisme à Hong Kong

Luttes ciblées en vue d'acquérir toujours plus de pouvoir dans le monde. Le capitalisme financier de Hong Kong s'obstine à préserver son blanc-seing pour les crimes financiers, par Kevin Zeese et Margaret Flowers / « Votre droit de savoir ».

Trump contre la guerre

Donald Trump a clairement critiqué les guerres américaines au Moyen-Orient, par Karl Müller / L'armée américaine quitte la Syrie. Est-ce une solution en Syrie grâce aux négociations de la Russie ?, par M. K. Bhadrakumar / Enseignements tirés du passé récent. La Serbie, l'Albanie et la Macédoine du Nord planifient une coopération plus étroite, par Willy Wimmer / La fraude de l'intérêt zéro, par Eberhard Hamer / Un autre regard sur les Balkans : « Im Brand der Welten. Ivo Andric – ein europäisches Leben » / Sauvons les abeilles et la démocratie !

4 novembre, voir Naples et mourir , par Manlio Dinucci

L'économie de Naples se transforme lentement pour se centrer sur la base de l'Otan. Les jeunes engagés ne proviennent pas tant de la région, mais d'Italie du Sud en général, durement touchés par un chômage des jeunes 3 fois et demi supérieur à la moyenne européenne. Non seulement l'argent investi dans le développement de ces installations militaires n'est pas une dépense indispensable, mais il manque désormais à l'économie du Sud.

La Turquie expulsera les jihadistes de Daesh à partir du 11 novembre

Le 7 novembre, le président de la République turque, Recep Tayyip Erdoğan, a déclaré lors d'une conférence de presse avec son homologue hongrois Viktor Orbán que son pays allait continuer à accueillir les migrants, mais que sans l'aide financière de l'Union européenne, il allait « ouvrir les portes ». L'Union européenne s'était engagée à verser 2 milliards d'euros annuels pour aider la Turquie à accueillir des migrants et à leur fermer sa frontière européenne. Cet argent a été versé à partir de 2016, mais en (...)

Les banques libanaises priées de se recapitaliser

La Banque centrale libanaise a adressé de nouvelles instructions aux principales banques du pays. Elle a ordonné de ne pas redistribuer aux actionnaires les profits réalisés en 2019 ; et d'augmenter les fonds propres par rapport au 31 décembre 2018, de 10 % avant le 31 décembre 2019, puis de 10 % encore avant le 30 juin 2020. Les fonds propres des 16 principales banques (Bank Audi, BLOM Bank, Société générale de banque au Liban (SGBL), Byblos Bank, Fransabank, Bankmed, Bank of Beirut (BOB), (...)

Les USA pourront conserver leur position de 1er producteur de pétrole

Les États-Unis, qui sont aujourd'hui le premier pays producteur de pétrole grâce au pétrole de schiste devraient le rester plus longtemps que prévu. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a admis ne pas être en mesure de maintenir les prix aux environs de 60 dollars le baril. Washington pourrait augmenter progressivement les prix à partir de 2022 de manière à assurer la rentabilité de l'extraction du pétrole de schiste qui deviendra de plus en plus (...)

Propagande et Post-vérité, par Thierry Meyssan

Depuis 18 ans, nous débattons de l'étrange évolution des médias qui semblent accorder de moins en moins de valeur aux faits. Nous attribuons ce phénomène à leur démocratisation au travers des réseaux sociaux. Ce serait parce que désormais n'importe quel quidam peut s'improviser journaliste, que la qualité de l'information se serait effondrée. Il conviendrait donc de réserver aux élites le droit de parler. Et si c'était exactement le contraire ? Si la censure que l'on envisage n'était pas la réponse au phénomène, mais sa continuité ?

Mike Pompeo sur le retrait des États-Unis de l'accord de Paris, par Mike Pompeo

Les États-Unis ont entamé aujourd'hui le processus de retrait de l'accord de Paris. Comme le prévoit l'accord, les États-Unis ont officiellement notifié l'Organisation des Nations unies de leur retrait qui prendra effet dans un délai d'un an à la suite de la remise de cet avis. Comme il l'avait dit dans son allocution du 1er juin 2017, le président Trump a pris la décision de se retirer de l'accord de Paris en raison du fardeau économique injustement imposé aux travailleurs, aux entreprises et aux (...)

Intervention de Jean-Yves Le Drian à l'Assemblée nationale sur l'offensive militaire turque dans le nord-est syrien

Monsieur le Président, Mesdames les Présidentes, Mesdames et Messieurs les Députés, Comme vous l'avez tous souligné, l'offensive lancée par la Turquie début octobre et le retrait concomitant des forces américaines ont conduit à une situation très grave dans le nord-est de la Syrie. La situation qui en a résulté, qui en résulte, est de nature à remettre en cause les cinq ans d'efforts contre Daech que la coalition internationale avait conduits avec notre partenaire des forces démocratiques syriennes. (...)

Réouverture en trompe-l'œil des banques libanaises

La banque centrale libanaise a autorisé, le 1er novembre 2019, la réouverture des banques privées. Cependant elle a limité, pour une période indéfinie, à 2 500 dollars hebdomadaires les retraits d'argent liquide et les transferts vers l'étranger. Cette mesure s'applique à tous, y compris aux entreprises et aux étrangers. La révolte actuelle au Liban a débuté avec la crise des liquidités (impossibilité de retirer de l'argent dans les banques et les distributeurs bancaires), contraignant le gouvernement et le (...)

Les États-Unis se dissocient du négationnisme turc

La Chambre des Représentants a adopté une résolution affirmant le bilan des États-Unis face au génocide arménien (H.Res.296 Affirming the United States record on the Armenian Genocide). Ce texte n'est pas une loi mémorielle : il ne vise pas à édicter une vérité historique, ni à désigner des coupables et encore moins à ouvrir des droits à réparation. C'est une motion politique visant à affirmer que les États-Unis se sont opposés au génocide pendant qu'il était commis et se dissocient du négationnisme turc (...)

Démission de Saad Hariri

Au Liban, répondant aux manifestants, le Président (sunnite) du gouvernement Saad Hariri a annoncé sa démission et celle de son gouvernement, le 29 octobre 2019. Immédiatement les États-Unis ont invité le président (chrétien) de la République et le président (chiite) de l'Assemblée nationale à former un nouveau gouvernement sans délais. En provoquant cette situation, le peuple libanais se montre particulièrement versatile et oublie la manière dont il avait conduit Saad Hariri au pouvoir (la « révolution (...)

Donald Trump sur la mort d'Abou Bakr al-Baghdadi, par Donald Trump

La nuit dernière, les États-Unis ont traduit en justice le chef terroriste numéro un dans le monde. Abou Bakr al-Baghdadi est mort. Il était le fondateur et le chef de Daech, l'organisation terroriste la plus impitoyable et la plus violente dans le monde. Les États-Unis recherchaient Baghdadi depuis de nombreuses années. Capturer ou tuer Baghdadi a été la priorité numéro un de mon administration en matière de sécurité intérieure. Les forces d'opérations spéciales américaines ont exécuté un raid dangereux (...)

La paix ou la lutte contre le CO2 : il faut choisir sa priorité, par Thierry Meyssan

Deux politiques sont menées au niveau mondial. La première vise à défendre l'avenir de l'humanité en mettant fin à la principale cause actuelle des guerres : l'accès aux sources d'énergie fossiles. La seconde entend défendre la planète en limitant la production de CO2, principalement imputable à l'usage des énergies fossiles. Ces deux politiques se contredisent. Il importe de choisir sa priorité.

« Opération Diane Kruger »

Le 27 octobre 2019, le président Donald Trump a triomphalement annoncé l'exécution d'Abou Bakr al-Baghdadi, calife de l'État islamique . Selon les éléments divulgués, le calife aurait été localisé dans le gouvernorat d'Idleb (Nord-Ouest syrien) grâce à des informations recueillies par l'Iraq. Les Forces spéciales US auraient monté depuis Erbil (capitale du Kurdistan iraquien), l'« opération Diane Kruger » (du nom de la jeune allemande violée par le calife). Sept ou huit hélicoptères auraient traversé la Syrie. (...)

Le Hezbollah déstabilisé

Le ministère US du Trésor a lancé, le Partenariat international contre le Hezbollah (Counter-Hizballah International Partnership - CHIP), le 25 octobre 2019. Une trentaine de pays étaient présents autour de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Dans la lignée de la « Réunion ministérielle visant à promouvoir un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient » (Varsovie, 14 et 15 février) et de la réunion de suivi (Bahreïn, 21 octobre), les États-Unis entendent couper les revenus (...)

Mike Pompeo sur la mort d'Abou Bakr Al-Badhdadi, par Mike Pompeo

C'est un grand jour pour les États-Unis, la Coalition mondiale contre Daech et les personnes à travers le monde qui souffrent depuis trop longtemps de la cruauté du terrorisme. Le chef de Daech, Abou Bakr Al-Baghdadi, a rencontré le destin qu'il méritait depuis longtemps, tué lors d'un raid dans son repaire par les forces spéciales américaines dans le nord-ouest de la Syrie, la nuit dernière. Même s'il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour garantir une défaite durable de Daech, la mort de (...)

L'Allemagne cherche à s'investir militairement au Proche-Orient élargi

Arrivée de la délégation allemande au Caire La Conférence sur la sécurité de Munich organise les 25 et 26 octobre au Caire et les 27 et 28 octobre à Doha deux séminaires entre dirigeants arabes et allemands. L'Égypte est —avec la Syrie et l'Arabie saoudite— engagée contre les Frères musulmans, tandis que le Qatar —avec la Turquie et l'Iran— soutient cette société secrète. Le président égyptien, Abd al-Fattah al-Sisi, son ministre des Affaires étrangères, Sameh Hassan Shoukry, et le secrétaire général de la (...)

La géographie du Levant totalement modifiée

Au Liban, les banques sont fermées depuis 10 jours. Les distributeurs de billets ne sont plus approvisionnés. Les manifestations se succèdent dans l'ensemble du pays. La totalité des axes routiers est bloquée par des barrages. Il n'est possible de circuler qu'en empruntant de petites routes, si on les connait. En Irak, les manifestations ont repris, particulièrement dans les zones chiites. La répression a fait plus de 200 morts en un mois. Comme le Liban depuis 1943, l'Iraq depuis 2005 a une (...)

L'Otan sur le point d'imploser

Le Conseil atlantique s'est réuni au niveau ministériel, les 24 et 25 octobre 2019 au siège de l'Otan à Bruxelles. La réunion a donné lieu à de très vifs affrontements entre d'un côté l'Allemagne, le Benelux et la France, de l'autre les États-Unis et la Turquie. Les anciens États du Pacte de Varsovie, soucieux de ne pas baisser la garde face à la Russie, ont tenté de calmer le jeu. À la différence des débats de 1966, lorsque la France avait refusé que son armée soit commandée par un officier supérieur (...)

L'impérialisme allemand peut-il remplacer celui des États-Unis ?

La ministre allemande de la Défense et présidente de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, a pris ses partenaires et ses alliés de court en proposant, le 21 octobre 2019, de déployer une force militaire internationale en Syrie. Seule son mentor, la chancelière Angela Merkel, était au courant et l'a immédiatement appuyée. Cette annonce mal préparée a donné lieu à des déclarations contradictoires : Quelle serait sa légalité ? Serait-ce une initiative de l'Union européenne, de l'Otan ou de l'Onu ? (...)

La Syrie récupère ses champs pétroliers

Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président Poutine au Proche-Orient, a affirmé, le 23 octobre 2019, que tous les sites pétroliers et gaziers syriens doivent revenir sous le contrôle de la République arabe syrienne. Le président Bachar el-Assad a accordé des concessions à des sociétés russes qui n'ont toujours pas été en mesure de les exploiter. Durant les négociations précédant l'opération turque « Source de paix », les États-Unis avaient exigé que les champs pétroliers du Rojava soient exploités (...)

La Russie rappelle la Turquie au respect de ses engagements

Le président russe Vladimir Poutine a reçu, le 22 octobre 2019 à Sotchi, son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan. Les entretiens se sont prolongés durant cinq heures. Ils ont porté à la fois sur les relations commerciales bilatérales et sur l'opération turque « Source de paix » en Syrie. La livraison du système de défense anti-aérienne S-400 s'est déroulée à temps et sans incident. La construction de la centrale nucléaire civile d'Akkuyu ainsi que du gazoduc Turkish Stream se poursuivent normalement. Les (...)

Mémorandum d'accord entre la Turquie et la Fédération de Russie

Le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan, et le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, sont convenus des points suivants : 1. Les deux parties réaffirment leur attachement à la préservation de l'unité politique et de l'intégrité territoriale de la Syrie et à la protection de la sécurité nationale de la Turquie. 2. Ils soulignent leur détermination à combattre le terrorisme sous toutes ses formes et ses manifestations et à perturber les agendas séparatistes sur le (...)

Rencontre d'une délégation interministérielle russe avec Bachar al-Assad

Vendredi 18 octobre, une délégation interministérielle russe incluant le représentant spécial du Président de la Fédération de Russie pour le processus de paix en Syrie Alexandre Lavrentiev, du vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Verchinine et des représentants du Ministère russe de la Défense, a été reçue à Damas par le Président syrien Bachar al-Assad. Les interlocuteurs ont abordé la situation actuelle sur le terrain en Syrie au vu de la hausse de la tension dans le Nord-Est du pays. Ils (...)

Déclaration franco-allemande de Toulouse

La France et l'Allemagne, dans le prolongement des engagements pris lors du Conseil des ministres franco-allemand en juillet 2017, à Meseberg en juin 2018 et dans le Traité sur la coopération et l'intégration franco-allemandes, signé à Aix-la-Chapelle le 22 janvier 2019, rappellent leur détermination commune à promouvoir une Union européenne plus souveraine et plus efficace en cette période où les défis géopolitiques se multiplient. Dans ce contexte, la France et l'Allemagne soutiennent sans réserve (...)

Communiqué de presse conjoint des ministres des Affaires étrangères de la France et de l'Irak

Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères M. Jean-Yves Le Drian s'est rendu, à la tête d'une délégation, les 17 et 18 octobre en Irak. Des consultations bilatérales approfondies ont été menées, entre la République française et la République d'Irak, sur les questions politiques et régionales dans un esprit d'amitié, de renforcement des relations bilatérales et de volonté d'échanger sur les questions du moment. La France et l'Irak ont exprimé leur détermination à préserver les acquis des cinq années de (...)

Communiqué conjoint du Conseil franco-allemand de défense et de sécurité

Symbolisé par la signature du Traité d'Aix-la-Chapelle, le renforcement du partenariat franco-allemand doit être un processus ambitieux qui se matérialisera à travers des réalisations concrètes et significatives. Par ailleurs, il contribuera au développement de la défense européenne, et de ce fait au renforcement de l'OTAN qui demeure la pierre angulaire de la défense collective et de la sécurité de l'Europe. Les engagements figurant ci-dessous témoignent de la ferme volonté, tant en France qu'en (...)

La presse australienne contre la censure gouvernementale

La presse australienne a caviardé ses "unes" et passé des annonces sur les chaînes de télévision pour protester contre l'application de la loi sur la censure. L'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni ont une législation extrêmement contraignante visant à préserver les secrets d'État. Vous n'entendez jamais parler de la censure gouvernementale dans ces pays, et pour cause, mais elle est très fréquente. Trois journalistes font l'objet de poursuites judiciaires pour avoir révélé que (...)

Le nouveau monde surgit devant nous, par Thierry Meyssan

Thierry Meyssan souligne l'extrême gravité, non pas du retrait US de Syrie, mais de l'effondrement des repères actuels du monde. Nous entrons, selon lui, dans une courte période de transition, au cours de laquelle les actuels maîtres du jeu que sont les « capitalistes financiers » —et ceux qu'il désigne par là n'ont aucun rapport avec ni avec le capitalisme originel, ni avec la banque originelle— vont être écartés au profit des règles de droit énoncées par la Russie en 1899.

Le premier, François Hollande reconnaît la défaite

L'ancien président français, François Hollande, a le premier reconnu la défaite du monde ancien. Dans un entretien à l'AFP, il a déclaré : « Que s'est-il produit dans cette peut-être dernière étape du conflit syrien ? La victoire de tous ceux qu'on ne voulait pas voir triompher : le régime de Bachar, la Turquie qui, en réalité, veut pourchasser les Kurdes, qui sont nos alliés, et Vladimir Poutine, qui est le faiseur de paix et qui lui-même a des soldats qui viennent, en même temps d'ailleurs que les (...)

Les Libanais, prisonniers de leur Constitution, par Thierry Meyssan

Depuis quatre jours, le Liban est le théâtre d'émeutes et de manifestations qui paralysent le pays. Il est presque impossible de circuler, toutes les routes étant coupées. Le mouvement s'est rapidement étendu à l'ensemble du pays. Présent sur place, Thierry Meyssan a pu constater qu'il n'était absolument pas spontané. Selon lui, le groupe qui a initié les émeutes n'accepte pas le changement de paradigme de la politique régionale. Les Libanais, quant à eux, tentent de se révolter contre un système constitutionnel dont ils sont prisonniers.

L'invasion turque du Rojava, par Thierry Meyssan

Si la communauté internationale craint publiquement la brutalité de l'intervention turque au Nord de la Syrie, elle se félicite officieusement de cette intervention, seule et unique solution à un retour de la paix dans cette région. La guerre contre la Syrie se termine par un crime de plus. Reste encore à déterminer le sort des mercenaires étrangers d'Idleb, des jihadistes enragés au cours de huit ans d'une guerre particulièrement sauvage et cruelle.

La France incendie l'usine Lafarge de Syrie

La Coalition internationale a incendié, le 16 octobre 2019, l'usine Lafarge de Jalabiyeh (à la frontière turque, au nord d'Alep), avant que l'armée arabe syrienne n'en prenne possession. Ainsi disparaissent les traces d'une opération secrète de première importance Cette usine avait livré 6 millions de tonnes de ciment aux jihadistes afin qu'ils construisent des fortifications souterraines et puisse livrer une guerre de position, conformément à la stratégie décrite par Abou Moussab « Le Syrien » dans (...)

L'armée russe occupe des bases militaires US

16 octobre 2919 - 12h00 GMT – L'armée russe a pris position dans plusieurs bases militaires US abandonnées par les forces états-uniennes au Nord-Est de la Syrie. Les imputations d'accrochages entre les armées russe et syrienne ont toutes été démenties. De même que celles entre les armées russe et turque. A Manbij, la police militaire russe s'est interposée entre forces syriennes et turques. L'armée régulière turque a envahi la zone frontalière de 32 kilomètres de profondeur, sauf la ville de Qamishli, (...)

L'armée russe occupe des bases militaires US

16 octobre 2919 - 12h00 GMT – L'armée russe a pris position dans plusieurs bases militaires US abandonnées par les forces états-uniennes au Nord-Est de la Syrie. L'armée régulière turque a envahi la zone frontalière de 32 kilomètres de profondeur, sauf la ville de Qamishli, conformément à ce qui avait été annoncé par Ankara. Les supplétifs de l'armée turque, généralement des milices turkmènes qui portent indifféremment le drapeau de l'« armée syrienne libre » ou de l'« armée nationale syrienne », poursuivent (...)

Le Kurdistan, imaginé par le colonialisme français, par Thierry Meyssan

Contrairement à une idée reçue, le Rojava n'est pas un État pour le peuple kurde, mais un fantasme français de l'entre-deux guerres. Il s'agissait de créer un État croupion avec des Kurdes équivalent au Grand Israël qui était envisagé avec des Juifs. Cet objectif colonial a été réactivé par les présidents Sarkozy, Hollande et Macron jusqu'au nettoyage ethnique de la région destinée à l'accueillir.

La « nation indispensable » est-elle « indispensable » ?

Quels politiciens voulons-nous envoyer à Berne ? par Marianne Wüthrich / Certains candidats au Conseil national suivent les mots d'ordre de l'« Opération Libero » / Les Etats de droit risquent-ils l'autodestruction ? Les luttes politiques pour le pouvoir ignorent l'esprit de la liberté, l'Etat de droit et la démocratie, par Karl Müller / Pourquoi l'attaque contre le centre pétrolier Abqaiq a-t-elle eu lieu ? Quelles leçons les Etats-Unis devraient-ils en tirer ?, par Gareth Porter / A quel point la « nation indispensable » est-elle « indispensable » ?

« Opération Libero »

Smartvote – Sondage de la SSR – « Opération Libero ». Rassemblons les pièces du puzzle, par Marianne Wüthrich / Brexit : entre affabulation et vérité, par Karl Müller / Arabie saoudite – Attaque contre une surproduction énergétique mondiale, par Henrik Paulitz / Trump n'est pas pressé de venir en aide à l'Arabie saoudite, par M. K. Bhadrakumar / L'Arabie saoudite et un monde se trouvant, une fois de plus, au bord du précipice, par Willy Wimmer / « La Volga était en feu … ».

Douces sanctions US contre la Turquie

Le président Donald Trump s'est entretenu par téléphone avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdoğan. Les deux hommes sont convenus que l'armée turque ne prendrait pas Aïn al-Arab, une ville frontalière connue en Occident sous son nom kurde de Kobané et devenue un symbole. Fin 2015, une bataille avait opposé le YPG à Daesh en direct devant les caméras de télévision située de l'autre côté de la frontière syro-turque. La ville avait été largement détruite et Daesh s'était retiré. Cet épisode a été médiatisé (...)

Le PKK-YPG, terroriste selon le côté de la frontière

Le YPG se présente comme une organisation politique syrienne liée au PKK turc. Cependant, la majorité de ses dirigeants ne sont pas syriens, mais turcs, laissant à penser que le YPG est la branche syrienne du PKK. Durant la Guerre froide, le PKK était un parti révolutionnaire, lié à l'Union soviétique. Il a mené une lutte armée contre la dictature turque pour la reconnaissance de la culture kurde. Cependant, le PKK s'est progressivement délité à partir de l'arrestation de chef Abdullah Öcallan, en (...)

Mise en garde de la Syrie, par Bachar Ja'afari

D'ordre de mon gouvernement, je tiens à vous communiquer le texte de la déclaration publiée par le Ministère syrien des affaires étrangères et des émigrés au sujet des concentrations de troupes à la frontière syro-turque : « La République arabe syrienne condamne dans les termes les plus énergiques les déclarations irréfléchies et les intentions hostiles du régime turc, ainsi que les concentrations de troupes à sa frontière, qui constituent une violation flagrante du droit international et des résolutions (...)

Qu'est ce que l'opération « Source de paix » ?

L'objectif ultime de l'Opération Source de paix, lancée le 9 octobre 2019 face aux menaces terroristes multidimensionnelles émanant de la Syrie contre notre sécurité nationale, est d'assurer la sécurité de nos frontières, de neutraliser les terroristes de la région et de sauver le peuple syrien de l'oppression des terroristes. Malgré cela, certains pays et cercles ont formulé un certain nombre d'allégations et de commentaires, ayant également été repris dans divers médias internationaux. L'Opération est (...)

Déclaration de Jens Stoltenberg préparant l'opération « Source de paix », par Jens Stoltenberg

Ce vendredi (11 octobre 2019), le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, s'est rendu en Turquie pour discuter de la préparation de la réunion des dirigeants des pays de l'OTAN qui se tiendra en décembre prochain à Londres, à l'occasion du 70e anniversaire de l'Organisation. M. Stoltenberg a rencontré le président turc, Recep Tayyip Erdoğan. Ensemble, ils ont évoqué l'adaptation continue de l'Alliance et la situation en matière de sécurité dans la région. Lors de son entrevue avec le ministre des (...)