Trastos » Serge Buj

Noticias y chismes/ le blog de Serge Buj

Éléments du fil RSS

Omnia vincit amor

Le comité fédéral, instance parlementaire du PSOE, l’équivalent des bons vieux comités centraux de partis, a donc voté dimanche dernier une résolution appelant les parlementaires socialistes à  s’abstenir lors du deuxième vote d’investiture de la coalition PP-Ciudadanos, vote qui devrait intervenir assez rapidement, avant Toussaint.

Mal menor…

Javier Fernández dont on suit avec curiosité et même compassion le chemin de croix que son parti lui a demandé d’entreprendre a finalement lâché le dernier des arguments possibles à quelques jours de la réunion du comité fédéral du Psoe : s’abstenir et permettre à la droite de gouverner, c’est « el mal menor », le moindre mal.

El embozo de la corrupción se llama retórica

On peut être surpris par le ton pessimiste et même fataliste du Président en exercice de la direction provisoire du PSOE, Javier Fernández. Depuis sa nomination il distille un discours de défaite ou de résignation. Cette ligne de discours est volontaire, elle vise à couper l’herbe sous les pieds des plus déterminés des socialistes à un vote contre l’investiture de la droite. C’est une variante du dogme TINA, appliqué non pas aux orientations économiques ou sociales, mais au jeu institutionnel (si on peut prétendre aujourd’hui qu’il s’agit d’un jeu).

S’abstenir de s’abstenir?

Le Psoe est-il en état de mort clinique? La réunion de samedi dernier du Comité Fédéral (instance délibérative du parti) a sanctionné la gestion politique de Pedro Sánchez, qui,  tirant les conséquences, de ce vote, a remis sa démission. Un organe de gestion provisoire  composé de dix membres a été immédiatement mis en place pour préparer les nouvelles échéances dont la plus importante sera d’infirmer les votes antérieurs de cet organe dirigeant pour se prononcer en faveur d’une abstention pour une éventuelle nouvelle candidature du PP à l’investiture parlementaire.

Psoe, le torchon brûle… la casa (cosa) está que arde

Rien ne va plus au sein du Psoe. Les deux mauvais résultats aux élections régionales en Galice et au Pays basque comme les résultats médiocres aux élections législatives ont plongé  ce parti dans une crise interne sans précédent. Elle n’est pas sans rappeler celle qui secoua les communistes espagnols au début des années 80, toutes proportions gardées et toutes choses égales par ailleurs.

La guerre de Syrie et ses références

J’ai relevé le titre suivant dans sur la page Syrie de la chaîne d’info continue internationale France 24 : « À l’ONU, Paris dénonce des « crimes de guerre »[1] et compare Alep à Guernica ». Le sous-texte résume un élément du discours de l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre :

¿Referéndum vinculante?

A l’occasion de la célébration de la Diada, fête nationale catalane, le 11 septembre dernier, le Président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont a évoqué la possibilité de convoquer, après celui de septembre 2015, un deuxième référendum pour l’indépendance à l’horizon 2017. Il s’agirait de proposer une nouvelle feuille de route vers l’indépendance qui passerait par ce référendum puis, si l’accord ne se fait pas sur sa légitimité, par des élections constituantes dans un an.

Cómo freír huevos sin que salpiquen

Le Psoe va mal très mal. Les dissidents se considèrent comme victimes du manque de liberté d’expression et de démocratie à l’intérieur du parti. L’image est déplorable, bien sûr, mais elle est le reflet du danger d’implosion qui guette ce parti, confortablement installé depuis une quarantaine d’années dans le dense tissu de ce que Podemos appelle, concept sans grande pertinence mais qui reflète assez bien l’état des choses ressenti, « la casta ».

Agua por San Mateo, puercas vendimias y gordos borregos…

Il faudra attendre que les élections régionales de Galice et du Pays basque aient livré leur verdict pour qu’une autre solution, peu vraisemblable aujourd’hui, que de nouvelles élections en décembre soit possible pour former un nouveau gouvernement. Si l’on examine les sondages réalisés dans ces deux régions, on note que dans la première le PP est en position hégémonique, alors que dans la deuxième, des alliances seront nécessaires au PNV (parti nationaliste basque de centre droit) pour gouverner. Parlement régional de Galice:   Parlement régional d’Euskadi:

Catalogue social-démocrate?

La campagne officielle des élections législatives étant ouverte, en dehors des sondages qui apportent à la fois quelques éléments de stabilité pour le PP, le PSOE et Ciudadanos, qui progressent très peu ou reculent légèrement, l’incontestable nouveauté de ce « deuxième tour” de législatives, c’est bien le pacte électoral Podemos et Izquierda Unida et la présentations de listes communes sur tout le territoire espagnol sous le sigle « Unidos Podemos » et sous les sigles déjà présents dans les régions où cette unité avait été mise sur pied dès le 20 décembre.

Le PSOE entre deux feux

Sans être grand clerc on peut penser que la campagne électorale des socialistes espagnols risque d’être compliquée. Les dernières déclarations du secrétaire général du PSOE, Pedro Sánchez, illustrent ces difficultés de façon exemplaire. Que faire quand un parti qui toujours été aux premières loges de la politique électorale depuis plus de trente ans, qui a gouverné sans partage pendant près de vingt ans, se retrouve dans la position qui est celle du PSOE?

Se hace el camino al andar 26-J

J’ai souvent et assez sévèrement critiqué Podemos, son origine, sa façon de gérer la politique comme une affaire de marketing et de communication. Il ya toujours toujours trois temps stratégiques en politique: la conquête de l’hégémonie, le compromis programmatique et des alliances. Dans le premier cas la stratégie de segmentation du discours de Podemos (dire à chaque interlocuteur ce qu’il attend qu’on lui dise) a failli. Les contradictions étaient trop fortes et rendaient inaudibles les nuances données ici et là.

Javier Cercas et le mal banal

La récente une du Monde des livres confirme ce  qu’il y a de plus faible dans le roman de Javier Cercas, l’Imposteur, c’est cette petite musique qui nous dit « nous sommes tous des imposteurs » comme d’autres affirmaient « nous sommes tous des anarchistes allemands » ou que  « nous sommes tous des assassins »  (André Cayatte), etc.

Podemistas ou Pokemones?

Lu dans La Vanguardia aujourd'hui: " Los podemistas ... defienden aliarse con IU y otros en determinados territorios donde no dominan el panorama a la izquierda del PSOE, como de hecho hicieron en las municipales de mayo y más tarde en el 20D en Catalunya, País Vasco y Galicia."

Je hais le nouvel an, odio il capodanno

Ces derniers temps une formule d'Antonio Gramsci a fait fortune par ces temps de crise. Je cite : "Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres". Elle est répétée jusqu'à la nausée par les journalistes, les experts de tout poil, les hommes politiques, qui, souvent n'ont pas la moindre idée de l'origine de cet aphorisme, de son auteur ou de l'histoire politique de l'Italie du XXe siècle. Voici quelques exemples.

Investiture: accord PSOE-Ciudadanos

Les choses finissent par arriver et confirment les craintes formulées en début de mois, l’accord signé entre la formation de centre-droit Ciudadanos et le PSOE sonne la fin de l’espérance de voir l’Espagne tenter de mettre en place une coalition de gauche. Le contenu de l’accord ne donne satisfaction ni sur le plan économique et social ni sur le plan institutionnel aux éventuels alliés de gauche.

Kessel et « sa » guerre d’Espagne, un documentaire de P. Jeudy

Dimanche dernier 14 février, la chaîne publique de télévision La 5 diffusait un documentaire de 52 minutes de Patrick Jeudy, Dix jours dans la guerre d’Espagne. Le propos était intéressant, il s’agissait de retracer le périple du grand reporter Joseph Kessel dans ce pays en guerre depuis deux ans. Il effectue ce voyage pour Paris Soir fin novembre-début octobre 1938, autrement dit quand la guerre a tourné à l’avantage des troupes franquistes et avant que ne se produisent les événements du début 1939 (la perte de la Catalogne et le coup du colonel Casado).

L’Espagne au milieu du gué

  Les législatives du 20 décembre dernier ont activé en Espagne une très intense période de négociations politiques pour tenter de constituer une majorité parlementaire apte à soutenir un nouvel exécutif. Après le renoncement ambigu de Mariano Rajoy, le Roi d'Espagne a appelé Pedro Sánchez, secrétaire général du PSOE, à engager des discussions avec les différents groupes parlementaires.

Partie à deux

Après que les médias espagnols aient rivalisé d'ingéniosité et de matraquage publicitaire pour organiser des débats de campagne électorale entre les quatre leaders des formations les mieux représentées par les sondages, la dernière semaine a vu se jouer un retour spectaculaire vers le bipartisme puis que le seul débat organisé avant-hie l'a été entre Pedro Sánchez, le leader du PSOE et Mariano Rajoy, qui avait refusé tout débat à quatre, yenvoyant ses seconds couteaux , ou personne, selon le cas. Ainsi a pu apparaître en pleine lumière la VP de son gouvernement,  Soraya Sáenz de Santamaría, ap

Qu’est-ce que la politique en Espagne aujourd’hui?

De retour d'un séjour studieux à Barcelone, j'ai ramené un couffin bien rempli d'impressions, de discours divers et multiples, d'images étranges et de livres. D'abord les impressions: qu'est donc ce monde où les journalistes qui animent les émissions politiques doivent absolument ressembler à des pin-ups ou à des play-boys? Cette tendance "beau-gosse" ou "blonde -ou fausse-blonde- filiforme" envahit tout et, dans ce domaine, l'Espagne a pris de l'avance. On ne distingue plus aujourd'hui quand on allume la télé là-bas, entre le jeu télévisé et l'émission d'informations.

Se débrancher de l’Espagne?

J'ai lu dans un quotidien du soir que Mariano Rajoy ne croyait pas au réchauffement climatique. En France on l'aurait pris au sérieux et on l'aurait viré (des services météo). Il ne croit pas non plus, on peut le supposer, à la dérive des continents. Or, c'est bien cette dernière théorie qu'il va falloir qu'il vérifie après le vote le 9 novembre dernier par le Parlement catalan d'une résolution en neuf points proclamant la mise en route du processus de "déconnexion" de la Catalogne.

Elections régionales en Catalogne

Les élections parlementaires régionales se sont déroulées hier en Catalogne. Le résultat place clairement en tête la liste de coalition  Junts pel sí sans pour autant lui accorder de majorité au sein du parlement (elle obtient 62 élus, la majorité requise étant de 68).

11 septembre catalan

Le 11 septembre est un jour de célébrations en Catalogne. Comme toute date commémorative de nations sans Etats elle est celle d'une défaite, celle du dernier assaut des troupes au service de Philippe V, roi bourbon, contre une Barcelone rebelle et assiégée depuis plusierus mois, le 11 septembre 1714. Les troupes sont espagnoles et françaises, commandées par un de ces maîtres de guerre qui n'hésitaient pas à se mettre au service du mieux offrant, James Fitz-James Stuart.

Podemos, une adaptation du péronisme à l’Espagne ?

Dans le dernier numéro du Monde Diplomatique  est publié un article de Razmig Keucheyan et Renaud Lambert (Ernesto Laclau, inspirateur de Podemos, Le Monde Diplomatique, septembre 2015, p.3) qui se penche sur l'une des sources du mouvement Podemos, celle des écrits d'Ernesto Laclau, intellectuel argentin qui fut pendant 25 ans, jusqu'à son décès récent, professeur de théorie politique en Grande-Bretagne.

Erri de Luca, l’homme contre

Si vous flânez au milieu des rayons d'une librairie, comme je l'ai fait dans ma librairie préférée, tout près de chez moi, Le Préambule, vous trouverez un livre très mince, fin comme la plume de son auteur, Erri de Luca. Ce livre de 41 pages, édité par Gallimard, est intitulé La parole contraire (La parola contraria).