26 juin, accord IU-Podemos

entre Podemos, Izquierda Unida et les alternatifs modifie considérablement la donne électorale en Espagne. Si on examine les récentes enquêtes d’opinion publiées (), la coalition de gauche se placerait devant le PSOE en matière d’intentions de votes même si, conséquence du découpage électoral qui favorise la représentation du centre et des zones rurales, ce dernier conserverait un léger avantage en sièges. Cet accord en 50 points, outre qu’il définit une nouvelle politique économique et financière (création, à partir des banques nationalisées -dont Bankia- d’un consortium d’investissement bancaire d’Etat, renégociation de la dette et redéfinition du déficit), dresse des propositions sociales visant à rompre avec la politique d’austérité et à encourager la demande. Par ailleurs, ce programme présente de fortes propositions à teneur écologique en matière énergétique (point 1). La présentation de l’accord sur la place de la Puerta del Sol indique clairement que cet accord vise à capitaliser symboliquement le 15-M, cinq ans après les faits qui s’y sont déroulés. 14628738779873 En un sens, cette étape donne un intérêt renouvelé à la campagne, le PSOE hésitant entre combattre avec acharnement cette coalition qui pourrait conquérir une position hégémonique à gauche et obliger le parti socialiste à un accord négocié, ou le pousser un peu plus vers une grande coalition avec le PP, coalition participative ou coalition tacite. En effet la mécanique institutionnelle accorde  au parti arrivé en tête la priorité de proposer une offre de gouvernement et il ne fait aucun doute qu’il s’agira du PP. Les socialistes auront donc l’alternative de s’abstenir au cours de la séance d’investiture pour laisser gouverner un PP minoritaire ou allié à Ciudadanos ou d’accepter une coalition avec la gauche mais cette fois sans pouvoir être en mesure de fixer ses propres conditions. Choix difficile, mais Felipe González avait déjà tranché dans un entretien accordé au journal El País le 29 janvier dernier: il faut laisser le PP gouverner, « Ni el PP ni el PSOE deberían impedir que el otro gobierne. »
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Serge Buj
Le récent accord électoral entre Podemos, Izquierda Unida et les alternatifs modifie considérablement la donne électorale en Espagne. Si on examine les récentes enquêtes d’opinion publiées (El Pais aujourd’hui), la coalition de gauche se placerait devant le PSOE en matière d’intentions de votes même si, conséquence du découpage électoral qui favorise la représentation du centre et des zones rurales, ce dernier conserverait un léger avantage en sièges." data-share-imageurl="" style="position:fixed;top:0px;right:0px;">

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