Allah Akbar

Avant d'être abattu, le forcené a-t-il oui ou non crié : Allah Akbar ? - oui, selon la police - non, selon les témoins de service que la Police assimile à des complices. Car à la goutte d'or, tout ce qui brille n'est pas or... mais juste un rappel que nous sommes tous des êtres-pour-la-mort, de simples mortels. Alors a t-il oui ou non crié Allah Akbar ? Oui, mais peut être pas suffisamment fort... Mais pour la police, encore en état d'alerte, un murmure suffit pour sceller un sort. On lui a appris à se méfier même de l'eau qui dort. On tire d'abord. On interroge après... le mort. Un principe de précaution, fondé sur une précaution sans principe. Le nom de Dieu est trop dangereux lorsqu'il est décliné dans une langue étrangère... l'arabe, la langue des barbares... ça vous explose en pleine figure, tôt ou tard. À mort, tous les bâtards qui ont rendu notre identité malheureuse. Pour la police, ce n'est pas un caprice, mais un service rendu à la nation. On n'attend plus Godot, c'est Godot qui nous attend si on ne tire pas à bout portant. Dès qu'elle voit s'avancer un arabe, la police entend une voix : Allah Akbar Cela va de soi. C'est une angoisse permanente : il faut tuer celui qui est susceptible de te tuer. Les hébreux nous l'ont déjà attesté. C'est la guerre. La guerre de tous contre tous. Non, la guerre de tous contre quelques uns... contre ceux qui font appel à l'UN d'entre eux en criant : Allah Akbar Seulement voilà, notre forcené n'était pas vraiment armé. Il avait une arme blanche, un hachoir qu'on peut voir même dans le noir, et une bombe factice en guise de ceinture de sécurité C'est surtout sa face, son faciès qui constituait la véritable menace. Un arabe qui s'approche d'un commissariat de police, ça sent tout de suite le vice. Même s'il n'est pas armé, il faut instantanément le désarmer sous peine de le regretter amèrement. On anticipe, Anticipation qui ne confond pas vitesse et précipitation. On prend les devants pour ne pas le déplorer après. Et même si c'est un fake, nul ne peut parler de mistake. Car une erreur vaut mieux que l'horreur. Les arabes n'ont qu'à bien se tenir, cesser de l'ouvrir mais surtout cesser d'avoir la gueule qu'ils ont. cesser d'être ce qu'ils sont Pour revenir à notre mouton enragé, notre forcené qui s'est surexposé aux rayons du soleil de notre vigilante société; on peut se demander ce qu'il lui a pris pour accomplir un tel acte suicidaire ? Pour se faire hara-kiri ? Est-ce un acte gratuit au sens où Gide l'entend dans les caves du Vatican ? Est-ce que c'est un tour de folie qui a tourné court parce que notre police n'a jamais eu le sens de l'humour ? Est-ce un bras d'honneur pour se moquer de notre peur de la peur, de notre stupidité, de notre stupeur devant un arabe ou un beur ? Ou est-ce que c'est tout bêtement un acte de commémoration du 7 janvier pour signifier que l'humour arabe est plus mordant et plus mortel que l'humour français? Notre police n'a rien à se reprocher : le forcené est coupable et d'autant plus coupable qu'il n'a fait aucune victime. Nul ne m'empêchera, je crois, de croire à un véritable miracle : la police a entendu Allah Akbar avant que le forcené n'eut le temps de se prononcer. Je crois, même si j'ai du mal à le croire, que notre police est entrain de basculer de l'autre côté du miroir. Elle n'a plus besoin d'être avertie par ses amis. Elle est convertie à la religion de ses ennemis. L'arabe a raison : Dieu est le plus grand. Cet article est apparu en premier sur .
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le journal de Personne
Avant d'être abattu,
le forcené a-t-il oui ou non crié :
Allah Akbar ?
- oui, selon la police
- non, selon les témoins de service
que la Police assimile à des complices.
Car à la goutte d'or,
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