Bipartisme congénital

Pendant que Hollande peaufine son discours du 14 juillet, Sarko tente de revenir sur les devants de la scène politique française. Ainsi le pouvoir oscille inlassablement entre discours et parade, histoire de satisfaire les caprices de l’oligarchie financière tout en subjuguant les électeurs-esclaves. Finalement rien n’a changé : tous se partagent alternativement prestiges et privilèges. Un coup à droite, un coup à gauche, le centre, lui, toujours du bon coté, puis des extrêmes idéalisés ou diabolisés. Bref un gâteau républicain au goût corrompu à consommer sans modération. Indigestion démocratique garantie ! Au lendemain du premier tour des dernières Présidentielles, nous vous présentions déjà la recette de cette pâtisserie diktacratique qu’aiment à se partager nos voleurs de pouvoir. Souvenez-vous : Merci à tous, chers électeurs, mais il est temps de siffler la fin de la récrée, la mascarade démocratique est terminée, et sans surprise notre régime dévoile son vrai visage. Celui d’un bipartisme triomphant qui constitue la plus efficace duperie que la bourgeoisie ait trouvé pour maintenir sa domination absolue sous l’apparat républicain. Tous nos chroniqueurs chéris des plateaux télés parisiens, les Duhamel ou Apathie, jubilent d’ailleurs champagne à la main, d’une nouvelle grande victoire de la Démocratie ! Et pourtant ce bipartisme à la française est, par excellence, un modèle politique consensuel, limitant toute possibilité de réforme populaire -au sens propre du terme-, permettant au libéralisme de maintenir sa prédation sans jamais être fondamentalement contesté. Ainsi une poignée d’individus, les fameux 1%, continuent de s’accaparer richesses et pouvoirs, le tout validé par les voix aveugles de la masse consentante à son propre viol&; Les deux soeurs sont donc au second tour, la droite et la gauche de droite, qui se livreront en public à des querelles de circonstance, mais qui dans le fond travaillent pour la même famille. En effet notre Europe étoilée des marchés financiers peut spéculer tranquille, leurs volontés seront respectées sans la moindre anicroche, tant nos deux candidats partagent &; ou subissent &; le projet commun du nouvel ordre mondial fondé sur le libre échange et la ruine des nations. Pendant ce temps, nous, pauvres manants, verrons nos niveaux de vies s’amoindrir, et ce non pas pour mieux rebondir, mais bien pour rembourser une dette inique dans le seul intérêt des cartels banquiers. Et ainsi satisfaire les nécessités d’une compétitivité mondialisée. Le peuple n’a évidemment pas pris le pouvoir. Il s’est soumis encore une fois à la farce électorale, histoire de se croire quelques minutes, un dimanche venteux d’avril, citoyen. Citoyen qui n’a que le nom, car pour ce qui est du pouvoir de changer les choses, il n’est, comme ce dimanche, que du vent&; Malgré tout, le maintenant du changement fut réel un instant ! On peut dire que les habitudes dominicales de l’électeur français ont connu une petite révolution. Certes, elle n’aura pas été à la hauteur de ce qu’espérait le « pourcentage et demi » que se sont partagées nos gauches anti-libérale et anti-capitaliste - d’ailleurs qu’est-ce que ça veut dire, que de diviser une même requête dans deux minuscules partis ? Tout ça pour faire la queue comme à la poste, un dimanche, dans une école, et glisser sa petite enveloppe dans la boîte aux illusions&; Oui, c’est donc ça leur révolution ! Nous ne verrons plus aussi les jolies lunettes vertes d’Eva qui, on s’en doute, ont fait un tabac auprès de nos amis les schtroumpfs et les lutins, seuls encore à croire que l’écologie est une discipline indépendante et autonome, dont certaines politiques pourraient se passer. Même le FN s’emploie à cette dimension bucolique, car il est le seul à ne pas oublier les travailleurs de la terre. Nos paysans qui naguère étaient parmi nos fleurons sont maintenant décimés, victimes d’un libéralisme mondialisé. Ils sont de véritables laissés pour compte sur le sol de notre nation&; Par ailleurs, même si nous comprenons en quoi l’immigration massive a pu perturber notre modèle social et casser l’inflation des salaires par une mise en concurrence disproportionnée avec le travailleur français, les évadés émigrant sur nos terres n’en restent pas moins des victimes expiatoires d’un libéralisme impérial, encore plus brutal, celui-là même qui pille sans contraintes leurs contrées natales aux mille trésors ! Hé oui, en ces terres où se mêlent misère et pétrole, il n’y a pas d’éthique mais que des intérêts&; un peu comme chez nous en ces heures post-électorales ! Mélenchon par exemple, qui avait claqué la porte au nez des libéraux de gauche, par pur opportunisme, s’intronisant chef du vrai socialisme, n’a pas hésité un instant à trahir ses voix &; celles du peuple -  en les livrant sur un plateau d’argent à notre futur Président. Un fauteuil ministériel, à son âge, sera bien plus confortable que le vieux strapontin communiste ! Et tout ça se fera bien sûr au nom de la lutte contre la droite, le poing serré contre le retour de Sarko. Balayant tous les idéaux précédemment vilipendés, de la prise de la Bastille au discours du Prado, il ne vous reste plus que vos yeux pour pleurer, on vous avez pourtant prévenu ! Voilà donc le prix à payer pour l’obtention du pouvoir : manipulations, trahisons, spéculations sur les espérances d’un peuple qui ne s’apercevra que trop tard qu’il ne fait pas parti du plan&; Pour terminer sur ces pitreries électorales, il ne suffira à Bayrou que la promesse d’une belle place au pouvoir, pour appeler à voter pour ceux qui hier encore étaient ses pires ennemis&; Enfin ce n’était ses pires ennemis que dans les discours car dans les actes, ils ont prouvé que leur entente était sans faille surtout quand il s’agissait de &; Souvenez-vous au moment de taper sur Kadhafi… tous étaient d’accord et pressés. Il faut dire que là-bas le guide libyen avait trouvé des solutions politiques un peu étranges pour notre grande démocratie… En effet le dictateur était parvenu à libérer son pays de toute dette ; pratiquement chaque libyen, même immigré, possédait un logement et une voiture. Education et soins de santé (y compris à l’étranger) étaient gratuits, l’électricité aussi, l’essence et le pain ne coûtaient quasiment rien… Mais cessons-là ! Maintenant que les bulletins sont consumés, fini de jouer, il est temps de reprendre la main pour tenter une révolution, une vraie !
Feed item Author: 
Cedric - Yohan
Pendant que Hollande peaufine son discours du 14 juillet, Sarko tente de revenir sur les devants de la scène politique française. Ainsi le pouvoir oscille inlassablement entre discours et parade, histoire de satisfaire les caprices de l’oligarchie financière tout en subjuguant les électeurs-esclaves.
Finalement rien n’a changé : tous se partagent alternativement prestiges et privilèges." data-share-imageurl="" style="position:fixed;top:0px;right:0px;">

Ajouter un commentaire