Conflit ou compromis : les États-Unis et l’Iran sur le fil du rasoir.

Source : , 25-07-2019 Quelle que soit la voie de sortie de la crise actuelle, les États arabes du Golfe qui cherchent à mettre fin à l&;ingérence iranienne dans les affaires régionales risquent d&;être déçus.
Le secrétaire d&;État américain Mike Pompeo, au centre, en compagnie du chargé d&;affaires Steve Bondy (à gauche) et du ministre d&;État des Émirats arabes unis Ahmed al-Sayegh (à droite), alors que Pompeo arrive à Abu Dhabi (Émirats arabes unis) pour des entretiens sur l&;Iran, 24 juin. (AP Photo/Jacquelyn Martin)
L&;affrontement qui couve entre les États-Unis et l&;Iran s&;est délicatement posé sur le fil du rasoir avec d&;un côté l&;émergence d&;un nouveau compromis et de l&;autre l&;augmentation constante du risque d&;un conflit armé direct. La guerre d&;attrition qui de facto est en cours avec un régime de sanctions de « pression maximale » contré par des provocations militaires de faible intensité de « résistance maximale » pourrait durer des mois, si toutefois les commandants sur le terrain ne dépassent pas les bornes ou ne commettent pas une erreur pouvant déclencher un conflit ouvert. Mais un jour ou l&;autre, on arrivera à la croisée des chemins. Cette logique de confrontation, si elle se poursuit indéfiniment, conduit tôt ou tard à un affrontement militaire. Comme aucune des deux parties ne souhaite une guerre, même limitée, un potentiel d&;accord est clairement en train d&;émerger. Presque tous les éléments sont en place pour les deux scénarios, le conflit et le compromis semblant presque aussi vraisemblables et concevables l&;un que l&;autre, ce qui est très inhabituel dans les relations internationales. Pourtant, la réalité essentielle pour les pays arabes du Golfe, en particulier ceux qui sont les plus hostiles à l&;Iran – l&;Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn – est qu&;en fait aucun des deux scénarios n&;est susceptible de répondre à leur plus grande préoccupation: l&;hégémonie croissante de l&;Iran dans le monde arabe et le recours par l&;Iran à des substituts et à des clients non gouvernementaux pour déstabiliser ses voisins et étendre son influence dans la région. La logique de la confrontation">Lire la suite
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The Arab Gulf States Institute in Washington, Hussein Ibish, 25-07-2019

Quelle que soit la voie de sortie de la crise actuelle, les États arabes du Golfe qui cherchent à mettre fin à l’ingérence iranienne dans les affaires régionales risquent d’être déçus.

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