Danger éternel : Reconnaitre le Proto-fascisme

En 1942, à l’âge de 10 ans, j’ai remporté le premier prix de la province aux Ludi Juveniles (un concours à libre participation forcée pour jeunes fascistes italiens – lisez, pour tous les jeunes Italiens). J’avais brodé avec une magistrale rhétorique sur le sujet : « Faut-il mourir pour la gloire de Mussolini et le destin immortel de l’Italie ? » J’ai répondu par l’affirmative. J’étais un petit garçon très éveillé. Source : ; The New York Review of Books Traduit par les lecteurs du site Les-Crises J’ai passé deux de mes premières années entre S.S., fascistes et partisans qui se tiraient dessus, et j’ai appris à éviter les balles, un exercice qui ne fut pas inutile. En avril 1945, les partisans prirent Milan. Deux jours plus tard, ils arrivèrent dans la petite ville où je vivais. Un grand moment de joie. La place principale était noire de monde, tous chantaient, agitaient des drapeaux, hurlaient en scandant le nom de Mimo. Chef des partisans de la zone, Mimo, ex-maréchal des carabiniers, s’était rangé aux côtés du général Badoglio, le successeur de Mussolini, et avait perdu une jambe lors d’un des premiers accrochages avec les forces restantes de Mussolini. Pâle, appuyé sur des béquilles, il apparut au balcon de la mairie ; d’une main, il demanda à la foule de se calmer.">Lire la suite
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