la rentrée des Sisyphe

C'est la rentrée La rentrée des classes, celles des oppresseurs et des opprimés. Des fortunés et des infortunés qui se voient de plus en plus grillés la politesse par une classe moyenne : celle des déprimés. C'est reparti pour un nouveau tour de folie : avec un moral et une morale plus que jamais en berne. Il n'y a plus d'acier. C'est la rentrée avec beaucoup plus de choses à craindre qu'à espérer ! La vie chère qui ne facilite pas la rencontre des spermatozoïdes et des ovules... ce qui ne l'empêche pas de s'autoproclamer précieuse pour tout être ridicule. La rentrée, mon œil, avec toujours rien de nouveau sous le soleil. Le prix de l'essence, peut-être, mais l'existence reste, elle, hors de prix. Il va falloir faire comme Camus, et s'imaginer Sisyphe heureux. Sisyphe, je sais que vous ne savez pas qui c'est, puisque c'est vous... Condamné à recommencer tous les jours le même parcours sans avoir le temps de dire bonjour. Le même effort jusqu'à la mort. Les pessimistes vous diront que pire, ce n'est pas possible. Et les optimistes que c'est toujours possible. Et moi je vous dis, comme dirait Albert le pied noir, que ce ne sera ni meilleur, ni pire, mais la même chaine, la même veine, la même rengaine. C'est la crise, donc pas de surprise ! La vanité a sur tout la main mise. Sisyphe va devoir se faire une raison, il n'y a plus de maison à construire, mais un procès à instruire: celui de l'homme qui se prend pour but sans disposer des moyens d'être homme. C'est la rentrée mais seulement pour les enfants... de Sisyphe... qui vont devoir apprendre à offenser l'intelligence et à froisser Dieu. Cet article est apparu en premier sur .
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le journal de Personne

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