Le sionisme (partie 2)

, l’actualité fera très bien le travail  tout en confirmant le notre. Mais force est de constater que les sionistes n’ont jamais eu autant d’influence dans le monde. Via de multiples réseaux, le mouvement poursuit sa stratégie de lobbying et de désinformation. Le but est d’agrandir le territoire israélien en faisant croire que l’on s’implique dans un processus de paix : il faut gagner du temps pour gagner du terrain. De cessez le feu en négociations de sécurité, il y a chaque jour un peu plus de constructions dans les territoires occupés. Jamais de retrait de ces territoires, les palestiniens n’obtiennent au mieux qu’un gel de la colonisation. Car pour les sionistes et le premier d’entre eux, Benyamin Netanyahou, la colonisation est une « chose naturelle ». Ainsi à l’exception du retrait de Gaza en 2005, les palestiniens ont vu leurs territoires fondre depuis 1948. Il représente aujourd’hui moins de 22 % de la Palestine sous mandat britannique, sans continuité territoriale et avec un blocus sur Gaza.

Sans relâche, la manipulation médiatique perdure grâce à une novlangue bien rodée :

- « Clôture de sécurité » pour désigner un affreux mur de 8 m de haut, rognant 9 % du territoire de la maigrichonne Cisjordanie. - « Pacifier » pour attaquer avec des armes interdites par la Convention de Genève. - « Paix en Galilée » pour désigner l’attaque du sud Liban (et Sabra et Chatila). -  Abuser du mot « terrorisme » même pour parler d’une résistance à l’occupant. - « Processus de paix » pour colonisation accélérée. Les sionistes sont mêmes allés jusqu’à déformer les propos du pape pour le décrédibiliser. L’Etat israélien, création du droit international, est un état hors-la-loi en matière de droit international, maintes fois épinglé par l’ONU. Puissance nucléaire monopolistique au Moyen-Orient, Israël n’a pas signé le traité de non-prolifération. Sur le plan sociétal, cet état colonialiste et théocratique interdit les mariages mixtes. Pourtant, l’influence de « la seule démocratie du Moyen-Orient » n’a jamais été aussi grande dans le monde. Aujourd’hui, Israël est même un des sous-traitants du projet impérialiste de remodelage du Moyen Orient. La majorité du congrès américain est sioniste et le puissant lobby AIPAC, où chaque futur président américain vient donner des gages de sionisme, est situé à une portée de fusil de la Maison blanche. Le mouvement sioniste participant largement au financement des campagnes électorales, il est  toujours payé de retour : les USA opposent quasi systématiquement leur véto aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU concernant Israël. En septembre 2011, Barack Obama a refusé l’octroi d’un siège à L’ONU pour la Palestine. Le B’nai Brith, sorte de franc maçonnerie sioniste recense plus de 500 000 membres sur toute la planète. Le groupe Simon Wiesenthal fait également partie du réseau. Le site internet sioniste Yerouchalmi montre que le magazine « Vanity fair » a dénombré 51 juifs sionistes sur les 100 personnalités les plus puissantes du monde.

En France, l’influence du mouvement sioniste est grandissante.

Lorsque l’autorité palestinienne fit sa demande d’un siège à l’ONU en septembre 2011, 108 parlementaires de droite et de gauche réclamèrent le véto de Sarkozy. La mémoire de la Shoah est entretenue : une plaque a été vissée devant chaque école parisienne en mémoire des déportés juifs de la Shoah, ce qui est bien compréhensible. Mais quid des noirs, des communistes, des homosexuels, des handicapés victimes de cette tragédie ? A l’assemblée nationale un mouvement d’amitié franco israélien joue son rôle de lobby. Depuis que la France est devenue « l’ami d’Israël » en 2007, le CRIF donne ses directives au gouvernement dans de nombreux domaines. Les détracteurs de cette organisation sont peu nombreux et immédiatement marqués du sceau infamant d’antisémite. Lors de l’opération plomb durci en janvier 2009, Nicolas Sarkozy envoie une frégate pour protéger Israël alors que plus de 1500 victimes ont été dénombrées chez les palestiniens. Dernier privilège communautaire octroyé au CRIF : le calendrier des examens prend en compte la pâque juive (Pessah). Comble du sophisme, le ministre des cultes s’appuyait sur la loi de 1905  pour justifier sa mesure…
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Romain Hajar
Nous ne prolongerons pas l’histoire d’Israël et du sionisme jusqu’aujourd’hui, l’actualité fera très bien le travail  tout en confirmant le notre. Mais force est de constater que les sionistes n’ont jamais eu autant d’influence dans le monde. Via de multiples réseaux, le mouvement poursuit sa stratégie de lobbying et de désinformation." data-share-imageurl="" style="position:fixed;top:0px;right:0px;">

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