Le troquet ou la Mosquée ?

L'arabe a élu domicile dans l'un des quartiers perdus de la République. C'est ce qui explique pourquoi il ne sait souvent pas où il habite. Et chaque jour, on lui rappelle qu'il n'y a pas d'abri pour les débris d'un pays qui n'a jamais voulu de lui... La France n'aime pas ses arabes, surtout depuis qu'elle a compris, qu'avec eux, l'islamisation des esprits est envisageable. L' arabe ne peut faire longtemps l'innocent, il sent qu'il est mal reçu ou qu'il n'est pas loin d'être perçu comme coupable. Virtuel puis réel. Il a la double nationalité, mais vit comme s'il n'en avait aucune. Son identité est inopportune. Signe ou symbole de son infortune. Il a l'impression d'être rejeté des deux côtés, méprisé par les deux bords, d'où son immense rancune. Et aussi étrange que cela puisse paraître, ces lacunes ne l'ont jamais empêché de désirer la lune. De faire tout et n'importe quoi pour y parvenir. Et c'est parce qu'il brûle les étapes qu'il dérape ou pratique le rap hargneux ou irrespectueux. Car il faut avoir les nerfs à vif pour supporter les regards suspicieux. Le mal aimé ira jusqu'à aimer le mal qu'il fait. Pour lui, la cité ne fait rien d'autre que lui renvoyer l'image de sa cécité. Je ne sais déjà plus qui disait que la véritable nausée est celle qui est éprouvée par quelqu'un qui se sent de trop... qui ne peut franchir un seuil sans s'entendre dire qu'il doit en faire son deuil ! Il n'est ni admis, ni admissible. Il ne peut vivre sa vie que dans un cercueil. Il galère. Il s'essaye à toutes les nuances de la colère sans jamais rien céder à sa misère... "Il faut rien lâcher", se dit-il... sous peine de passer pour un lâche! Il n'a que le délit pour exprimer son malin génie. Parce que sa course contre la montre est sans répit. Il veut exister à tout prix... sans chercher ni reconnaissance, ni récompense. Le "on-dit" lui signifie qu'il n'aime pas la France. Et qu'aucune souffrance ne justifie ses outrances. On connait tous la sentence ! Le zonard sait désormais qu'il ne fera jamais partie des "zonnêtes gens" parce qu'il y a un lézard qui le fera toujours passer pour un bâtard. De l'autre côté de la méditerranée, l'arabe reçoit comme un appel du pied. Il tend l'oreille même s'il sait qu'il peut s'agir d'un guêpier, d'une instrumentalisation de son être rancunier. Une voix lui murmure dans la nuit que dans la vie on a toujours le choix. Le choix entre quoi et quoi ? S'interroge l'arabe aux abois. La réponse ne va pas de soi : puisqu'il n'y a qu'une alternative : Le Troquet ou la Mosquée. Il n'y a pas de troisième terme. Le troquet qui l'a toujours rejeté ou la mosquée qui projette de le réhabiliter... ou sauver ce qui lui reste comme âme, lui qui fut toujours damné ou condamné. Pourquoi ne pas s'islamiser ? Au sens premier : C'est à dire faire la paix avec les autres et avec soi-même. Opter pour la prière au lieu de la bière pour rendre le monde un peu moins délétère. Mais son engouement ne va guère durer longtemps. Parce que son pays d'accueil ne voit pas ça d'un bon œil. On va même le soupçonner d'avoir brandi l'épée, et qu'il ne cherche qu'à saper les fondements du troquet...Imposer sa loi ou sa charia. Autrement dit, qu'il représente un vrai danger et qu'il faut le surveiller de près parce qu'il s'est radicalisé... un terroriste est né, fermez les volets ! Le voisin du cousin de ma cousine l'a entendu crier Allah Akbar. Pour lui c'est déjà trop tard! Et même si notre homme n'a jamais voulu commettre le moindre forfait, tout est fait pour qu'il finisse par y songer... Voilà à peu près comment un français se retourne contre les français. Ce n'est pas la réalité que je viens de décrire mais la mentalité qui fausse la réalité. Cet article est apparu en premier sur .
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le journal de Personne

L'arabe a élu domicile dans l'un des quartiers perdus de la République.

C'est ce qui explique pourquoi il ne sait souvent pas où il habite.

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