« Les États-Unis ont une quantité impardonnable de sang sur les mains » – par Danny Sjursen

Lorsque j’ai franchi la grille Thayer de West Point – embrassant ma carrière militaire – il y a eu 20 ans le mois dernier, l’Amérique n’était pas en guerre. Pas réellement en tout cas. À l’époque, lorsque la mère d’un jeune de 17 ans signait son engagement dans l’armée (ce qu’elle devait alors faire), il pouvait s’attendre à une mission de maintien de la paix au Kosovo ou, au pire, à une malheureuse bataille de rue en Somalie ou à une guerre terrestre biaisée de 100 heures dans le Golfe. Bien plus excitant, il pouvait espérer des aventures à l’étranger avec des filles allemandes, sud-coréennes – ou même carrément, des filles du Kentucky. Source : Traduit par les lecteurs du site Les-Crises Puis tout a changé. Deux mois et dix jours plus tard, ma section de cadets épuisés faisait du shadowboxing devant des miroirs muraux dans le gymnase Arvin – dans ce qui doit être le seul cours de pugilat obligatoire pour les étudiants de première année du pays – lorsque quelqu’un est entré en courant, criant quelque chose à propos des tours jumelles du World Trade Center et d’un accident d’avion. Le reste de la matinée – et franchement les deux décennies suivantes – restent floues. Ce jour-là, cette semaine, ce mois-là et cette année-là, on parlait déjà de guerre avec beaucoup d’enthousiasme, mais aussi avec beaucoup d’anxiété. Nous avons eu la guerre que nous attendions – enfin, que nous voulions à moitié – mais elle s’est transformée en quelque chose de plus grand et de plus vaste que ce que nous, adolescents guerriers, aurions pu imaginer. Les représailles (apparemment) évidentes des Afghans ont été rapidement éclipsées par l’invasion et l’occupation sanglante et interminable de l’Irak. Très vite, les diplômés et rivaux au football de l’Air Force et de la Naval Academy ont également bombardé et bloqué le Pakistan, le Yémen, la Libye, la Somalie, la Syrie et le Sahel africain. Sous ces bombes, des soldats de l’armée de Terre tuaient et mouraient dans nombre de ces endroits – dont certains, comme le Niger, ne pouvaient probablement pas être prononcés par plus de 5 % des Américains&; et encore moins localisés sur une carte. ">Lire la suite
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Les-crises.fr DT

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