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Qu’est-ce qu’on rigole avec nos médias quand même !

Mais où est donc passé Vladimir Poutine ? (L’Obs)

Six jours sans nouvelle de Vladimir Poutine. Et les rumeurs vont bon train. La dernière apparition publique du président russe remonte au 5 mars. Ce jour-là, il accueillait le Premier ministre italien Matteo Renzi qui était venu chercher le soutien de Moscou dans le dossier libyen.

Vladimir Poutine, 62 ans, a ensuite reporté son voyage au Kazakhstan, ex-république soviétique d’Asie centrale. Il a aussi annulé la signature d’un accord sur le renforcement de la coopération avec l’Ossétie du Sud, une république séparatiste géorgienne, initialement prévue cette semaine. Depuis, la Russie s’interroge sur l’état de santé de son dirigeant.

“Les gens commencent à délirer”

“Il est tout à fait en bonne santé”, rétorque jeudi 12 mars le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à la radio Echo de Moscou. Dmitri Peskov affirme, selon une expression courante en Russie, que la poignée de main de Vladimir Poutine lui permet de “casser la main” de son interlocuteur.

“Quand le soleil apparaît et que ça commence à sentir le printemps, les gens commencent à délirer”, fait valoir le porte-parole, cité par l’agence de presse Tass. Une référence directe à ceux qui font circuler les rumeurs sur des problèmes de santé présumés du président russe.

Ancien agent du KGB qui cultive toujours l’image d’un homme fort, Vladimir Poutine ne va pas non plus assister à une réunion annuelle des services secrets russes (FSB) “en raison d’un agenda très chargé”, continue d’expliquer le porte-parole du Kremlin, cité cette fois-ci par l’agence de presse Ria Novosti.

En tournée médiatique, Dmitri Peskov tient d’ailleurs à préciser que “toutes les rencontres n’étaient pas publiques”.

Le désir de ”se cacher dans un trou”

En 2012, la santé de Valdimir Poutine avait déjà été l’objet de spéculations en Russie après l’annulation de plusieurs voyages à l’étranger et lorsqu’il était apparu en public en boitant. Le Kremlin avait alors expliqué que le président souffrait d’une ancienne blessure sportive au dos.

La disparition soudaine de la scène publique du président “est inhabituelle”, estime pour sa part Gleb Pavlovski, un ancien conseiller politique de Vladimir Poutine au Kremlin, interrogé par Bloomberg. Selon le conseiller politique, cette disparition pourrait être liée à un désir de “se cacher dans un trou et regarder à partir de là qui fait quoi dans ces moments de crise”.

“Il est clair que Vladimir Poutine est de très mauvaise humeur depuis l’assassinat de Boris Nemtsov“, explique Gleb Pavlovsky. ”Et son humeur s’est aggravée à mesure que l’enquête se poursuit. Peut-être qu’il a appris quelque chose qui ne lui plaît pas du tout”.

Source : L’Obs, le 12 mars 2015.

Poutine, le retour. Ou dix jours de folles rumeurs.

Mais où était donc passé le président russe ? On ne le saura probablement jamais de façon certaine. Ce ne sont pourtant pas les hypothèses qui manquent !

Et puis SURTOUT, on n’en a rien à foutre ma pôvre fille…

Ca y est ! Vladimir Poutine est réapparu. Tel le messie, l’homme fort du Kremlin

C’est nouveau ces mots pour désigner un chef d’État… À quand “L’homme faible de la rue du Cirque” ?

était attendu lundi 16 mars à Saint-Pétersbourg pour une rencontre pourtant sans grand enjeu politique avec le président kirghiz. Mais après plus d’une semaine de disparition-mystère, tous les regards étaient portés vers le Palais Constantin où devait se dérouler la rencontre.

Ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mais les services de communication du Kremlin ne sont jamais parvenus à dégonfler les rumeurs persistantes autour de “l’absence” de Vladimir Poutine. Photos et vidéo du président rencontrant une délégation de femmes à l’occasion du 8 mars, images officielles de l’homme fort du Kremlin conversant avec les gouverneurs de région (Carélie, Yamalo-Nenets…) les 10 et 11 marsRien n’a fait taire les rumeurs les plus folles !

C’est sur qu’avec des “journalistes” comme ça…

Et en fait, le service de com’ du Kremlin a donc informé la presse au jour le jour de ses activités… Il leur faut quoi de plus ?

Vladimir Poutine aurait été malade, il aurait été victime d’un coup d’Etat, il serait parti rejoindre sa maîtresse en Suisse à l’occasion de la naissance de son enfant… ”

Merci de relayer ces rumeurs, donc…

J’envisage de m’adresser aux personnes qui ont de l’argent pour qu’elles organisent un concours du meilleur canular journalistique”, avait ironisé le porte-parole du Kremlin après avoir consciencieusement nié toutes les hypothèses avancés ça et là.

Donc le Kremlin se fout de sa gueule, et elle, elle court ?

Revue de détails.

# Poutine était-il malade ?

Le président russe a toujours pris grand soin de son image de sportif : on ne compte plus les photos de Vladimir à la pêche au brochet torse nu dans une rivière, Vladimir judoka en kimono sur un tatami, Vladimir nageant dans un lac en Sibérie, Vladimir à cheval, à ski… Bref, tout le monde aura compris : avouer être malade paraît inconcevable à celui qui se targue, à 62 ans, d’avoir une santé de fer.

Ben ce qui doit être inconcevable, c’est surtout de l’avouer quand on ne l’est pas…

Grippe ? Mal de dos chronique ? Voire, maladie bien plus grave ? Les spéculations sont allées bon train sur les réseaux sociaux ou même les médias traditionnels, qui se sont “interrogés” sur la question.

Comme quoi, ce n’est pas trop à lui d’aller consulter – à l’évidence…

C’est l’annulation d’un voyage au Kazakhstan qui a attiré l’attention de tous sur cette question. Une source anonyme kazakhe

Oh purée, du très très lourd donc !!!!! Et puis des fois qu’il ait eu la grippe…

avait alors affirmé à Reuters que cette visite avait été reportée à l’initiative de Moscou en raison d’un problème de santé de Vladimir Poutine. Le secret traditionnellement bien gardé autour de la vie privée du président russe

Et sur ce thème, je crois que la France est donc très très bien placée pour donner des leçons…

Le Dr Claude Gubler avec son prestigieux patient, le président François Mitterrand, en 1994

– et la possibilité que cela soit tout simplement vrai – on fait le reste.

# Un coup d’Etat !

Dans un pays qui s’est petit à petit éloigné des standards démocratiques, la possibilité de voir un jour le président russe – au pouvoir par alternance président/Premier ministre depuis 15 ans – être renversé un jour ne semble plus saugrenue pour nombre d’observateurs.

D’observateurs proches de l’OTAN surtout, vu qu’ils s’y emploient….

C’est donc assez naturellement que l’absence médiatique du président russe a trouvé cette interprétation dans les médias. Jusqu’en Israël où le très sérieux quotidien “Haaretz”, citant un ancien ambassadeur en Russie Zvi Magen relaie cette rumeur. Ce dernier estime qu’une partie de l’armée ou de riches hommes d’affaires peuvent être à l’origine d’une telle action d’envergure, en raison des sanctions économiques qui les touchent au premier chef. “Je ne pense pas qu’il y ait de désaccords politiques autour de Vladimir Poutine. Seulement, ils veulent protéger leurs intérêts”, souligne l’ancien diplomate.

L’Américain “Forbes” a lui aussi évoqué cette possibilité d’un coup d’Etat, relevant des tensions entre le président, ses alliés du FSB et le président tchétchène Kadyrov après le meurtre de l’opposant Boris Nemtsov. Tout semble désormais possible au pays des Soviets !

Hein ? Des Soviets ?

Comme quoi, tout semble possible au pays du maréchal Pétain…

# La naissance de son enfant

Plus glamour, d’autres médias se sont fait écho de cette rumeur de disparition dans les pages carnet rose de leur publication. A l’instar du quotidien suisse “Bilk”, qui a “révélé” que Vladimir Poutine était tout bonnement à Lugano pour la naissance de sa fille ! Le président russe est soupçonné d’avoir une liaison avec la gymnaste Alina Kabayeva, de 30 ans sa cadette.

Du GRAND journalisme !

Or cette dernière aurait donné naissance à une petite fille dans une clinique privée de Lugano, réputée pour avoir abrité une autre naissance non moins célèbre : celle de l’enfant de la fille de l’ancien Premier ministre italien, grand ami de Vladimir Poutine, Silvio Berlusconi. La boucle est bouclée. Selon un autre quotidien italien, “Il Messaggero”, cette petite fille serait la troisième de la gymnaste et du président russe.

Que faisait donc Vladimir Poutine ces derniers jours et surtout pourquoi l’avoir caché ? On ne le saura probablement jamais. Lui a fait mine de s’en amuser :

Ce serait tellement ennuyeux sans les rumeurs”, a-t-il simplement commenté à Saint-Pétersbourg.

Le culte du secret est donc toujours bien ancré.

Sacrée chute – félicitation à la journaliste (de Voici ou de l’Obs, j’ai un doute) pour cette excellente démonstration de ce qu’est devenu le journaliste au XXIe siècle…

Source : Céline Lussato, L’Obs, le 16 mars 2015.

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