Noël par défaut !

Ça y est. Je suis presque déjà installée... dans ma nouvelle demeure... J'ai encore deux ou trois créanciers qui me courent derrière... J'espère qu'ils auront au moins la décence de reporter ma dette pour que je respire sans craindre le pire...   J'ai envie de vous ouvrir mon cœur... de vous entretenir de mes défauts... quitte à vous confirmer la subjectivité de tout info, l'inévitable mélange de vrai et de faux. J'en ai plein de défauts... et je fais seulement semblant d'avoir la qualité de le reconnaître. Parmi mes défauts, le premier d'entre eux : c'est le défaut d'être... Être, c'est déjà un défaut. Et j'ai parfois la sotte impression que tout être souffre d'un manque d'être. Pas assez de lumière. Pas assez d'air. Un rien peut rendre irrespirable l'atmosphère. Comme l'impossibilité de réconcilier l'esprit avec la matière... de voir, le cul sur une chaise, se succéder les galères... Jusqu'à dire tout ce qu'il ne faut pas dire, au lieu de se taire.   J'en ai plein de défauts. Et pas une seule qualité à la ronde ! J'ai deux ou trois rides... et je ne sais toujours pas si je suis vide ou avide ? Sensible ou insensible à une nature psychorigide? Difficile de distinguer entre les projets et les rejets. Partout, des déchets... J'existe par défaut ou par excès : plombée par l'être, surplombée par le non-être. Par une fumée sans feu et un feu sans flammes. L'illusion, seule est souveraine, pérenne, mienne.   Je le savais, vous le saviez que le fond de l'être, des êtres, est un défaut. Il n'y a que ça, au niveau du fond mais non au niveau de la forme. Et c'est un soulagement pour moi, que de vous apprendre que ce n'est pas du tout irréparable, qu'il m'appartient d'y mettre les formes comme on dit ou de sauver les apparences. De soigner mon look ou mon compte Facebook.   Je me dis que l'homme est le réparateur le plus approprié pour transformer la laideur en splendeur. C'est une simple question de volonté, qui va jusqu'à transformer le mal en bien, l'égoïsme en don de soi et la cupidité en générosité. Le fond, c'est l'égoïsme. La forme, c'est de dire non à l'égoïsme. Le fond, c'est le chaos. La forme, c'est la sérénité, le repos, la paix. Le défaut est ce qu'il est et la qualité fait ce qu'il faut pour y remédier.   Au fond, nous sommes tous mauvais, bourrés de défauts. Mais nous pouvons aussi nous donner les moyens de nous transformer en beauté, de produire et donc de reproduire les plus belles formes comme la solidarité, la charité ou l'amitié. Noël c'est le réel. La joie c'est l'essentiel... Joyeux Noël ! Cet article est apparu en premier sur .
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le journal de Personne

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