Pas d’aumône pour les gilets jaunes !

C’est malheureux à dire mais il n’y a pas que ma propriétaire qui se comporte comme une mégère. C’est le monde qui est devenu austère,  moitié colombe, moitié vipère. C’est un mal que j’aurais bien voulu taire, mais pour rester sincère, je devrais dire : qu’un gilet jaune ne fait pas de cadeau à un gilet jaune en vertu du principe selon lequel : «  à chacun selon ses galères ». J’ai un créancier qui s’est fait longtemps passer pour un ami et qui frappe soudain à ma porte pour me rappeler que ma dette ne pourrait être reportée, sous prétexte qu’aucun tourment ne mérite d’ajournement. Et que c’est de ma faute par-dessus le marché.  Je n’avais qu’à résider en France… et exercer un métier qui me mette à l’abri des circonstances. Selon lui, j’ai choisi ma souffrance, je n’ai qu’à traverser la frontière pour surmonter toutes mes carences… Comme quoi, il y a du Macron dans chaque maton. C’est beau venant d’un monde qui prétend vous faire un cadeau ! J’élève mes enfants, je n’ai pas d’autres rêves que de leur consacrer tout mon temps et toute ma passion, quitte à passer pour Jean Valjean. Et quitte à me mettre à table, je préfère encore me mettre du côté des misérables… insatiable et insolvable. Parce que pour le plus commun des mortels, la légalité passe avant la moralité, le convenu est plus convenable pour tous les notables. Mon journal n’est pas un caprice de star, ni un désir de miroir mais un combat désintéressé pour rendre la beauté plus libre et la liberté, plus facile à vivre. C’est avec mes cris et mes écrits que je finirais par gagner ma vie et surmonter tous les mépris… je me le suis prédit. Personne, c’est le personnage que j’incarne… et mon personnage n’aspire à rien d’autre qu’à une petite lucarne qui donne sur un ciel qui n’a pas honte d’abriter le soleil peut être parce je suis un peu trop vieille, j’ai dépassé l’âge des nuages.   Mes amis l’un d’entre vous a volé à mon secours pour que je puisse incessamment sous peu vous redire bonjour. Et parce que je n’aime plus jouer aux échecs,  il m’a offert un jeu de dames pour faciliter mon retour. Merci pour vos dons et pardon pour mon oubli de l’oubli.   Personne   Cet article est apparu en premier sur .
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le journal de Personne

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