Pour la législation directe par le référendum (partie 2)

Un autre des grands bénéfices à tirer de la est la défaite des partis politiques et du sectarisme politique qui sont parmi les pires fléaux dont nous souffrons aujourd’hui. La loyauté à la nation est oubliée au profit de la fidélité au parti, et les talents des meilleurs de nos hommes publics se prostituent en faveur de l’accomplissement des desseins du parti et de sa puissance.

Aujourd’hui, les plus doués de nos citoyens refusent d’entrer dans la vie publique parce qu’on ne peut rien faire sans l’appui d’un parti.

Ces hommes sont écrasés par les politiciens professionnels et les quémandeurs de places. Si nous avions une législation directe, nous choisirions pour être nos représentants des hommes capables, ayant des principes et une rigoureuse intégrité. Tandis qu’actuellement nous choisissons ceux qui se trouvent avoir leur nom sur la liste des candidats d’un parti ; peu importent leur absence de principes et leur degré de corruption. Si nous trouvons ce procédé dégoûtant, nous n’avons qu’une ressource : ne pas voter du tout, ce qui n’est certainement pas patriote. Mais nous votons tout de même car nous oublions l’homme et ne voyons plus que le parti.

Le peuple est sûrement compétent pour gérer ses propres affaires.

A dire vrai il serait plus honnête que les classes qui le dirigent à présent. Mais il n’en est pas de même avec nos représentants. Pour être fidèles à leurs propres intérêts, ils doivent trahir ceux de leurs électeurs, car avec des groupes de pressions soutenus par les coteries fortunées, les émoluments des corporations et des syndicats sont à eux pourvu qu’ils les paient de retour.

On objectera maintenant que le peuple est incapable de se diriger lui-même : mais si la démocratie est une mauvaise forme de gouvernement, la démocratie représentative ne peut valoir davantage.

Quel intérêt accru pour les affaires publiques ! Quel renouveau de patriotisme ! Quel réveil en résulterait, si la législation directe était adoptée ! Les gens n’étant plus obligés d’engager des serviteurs pour penser à leur place ; le peuple anxieux d’exercer sa souveraineté ; le peuple, heureux d’échapper aux contraintes imposées par la classe dirigeante, se précipiterait dans l’arène, revêtirait son armure, penserait, voterait, opposerait son véto, tout cela par lui-même. Ce serait l’affranchissement bien venu des droits civiques, tandis que nos tyrans des partis seraient relégués dans l’obscurité et que la nation, avec une vigueur renouvelée, reprendrait son progrès triomphant. Nos hommes honnêtes entreraient alors dans la vie publique ; l’expression « pureté en politique » cesserait d’être un simple formule pour correspondre à un fait ; la vérité, la justice et l’équité régneraient. »   Jack London (article du 9 mai 1896 dans le quotidien d’Oakland The Times)
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Diktacratie
Un autre des grands bénéfices à tirer de la législation directe est la défaite des partis politiques et du sectarisme politique qui sont parmi les pires fléaux dont nous souffrons aujourd’hui. La loyauté à la nation est oubliée au profit de la fidélité au parti, et les talents des meilleurs de nos hommes publics se prostituent en faveur de l’accomplissement des desseins du parti et de sa puissance." data-share-imageurl="" style="position:fixed;top:0px;right:0px;">

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