A qui dois-je l’honneur ?

Le vrai don est celui qui est effectué par quelqu’un qui ne se donne pas la peine de laisser son nom. Don désintéressé et intéressant qui, paraît il, procure suffisamment de joie pour nourrir celui qui vous nourrit et consolide sa Foi…  dans l’autre ou en soi. Pardon, mais j’espère que je ne vexe personne, parce que j‘ai la chance de croire que le don peut être moins simple et beaucoup plus complexe. Encore faut-il en avoir conscience pour manifester la reconnaissance la plus appropriée qui soit.   Depuis que j’écris et que j’interpelle autrui sur la toile, quelques uns m’ont tendu la main pour que je n’avale pas mon papier, que je ne boive pas l'encre de mon encrier, et que je ne m’ouvre pas les veines avec ma plume d’auteur survoltée ! Aujourd’hui encore je ne sais pas comment les remercier sans m’attarder sur les raisons par lesquelles ils ont fait ce qu’ils ont fait. Je crois, toute humilité mise à part, que je suis assez intelligente pour savoir que je ne l’ai pas mérité.  D’autant plus que je viens d’apprendre par le plus curieux des hasards, que toute la charité dont j’ai bénéficié fut un coup monté : tous mes contributeurs ont été engagé par quelqu’un pour faire mon bonheur ou faire battre mon cœur.  Le premier me finançait pour m’attester que j’étais la plus belle contestataire… c’est lui qui me fournissait tout le papier.  Le deuxième me finançait pour m’attester que j’étais la plus brillante prestataire… c’est lui qui me fournissait l’encre qui abreuvait mon encrier.  Le troisième me finançait pour m’attester que j’étais la plus digne locataire de l’espace-temps qu’il consacrait à la méditation… c’est lui qui me fournissait la plume et le plumier.  Et les trois m’écrivaient des lettres d’amour presque chaque jour pour que je vive et que je poursuive sans jamais céder  mes deux tours :  mon corps et mon âme. Grâce à eux, j’ai eu la noblesse de ne jamais avoir d'adresse… de rester personne et de demeurer nulle part.  Mais je viens d’apprendre qu’il y avait quelqu’un derrière, lumière qui opérait dans l’ombre. Quelqu’un qui les a chargé de me décharger de toute charge. Quelqu'un qui leur a ordonné même, de résoudre tous mes problèmes. Peut-être parce qu'il m'aime ou parce que je crois qu'il m'aime? Tout compte fait, cela revient au même. Quel est le nom ou le prénom de ce bienfaiteur qui est derrière mes trois adorables contributeurs? Non, je ne vous raconte pas d'histoire mais je crevais d'envie de le voir... Mais il me semble que c'est sans espoir puisqu'il s'agit de Dieu...qui dit mieux? L’article est apparu en premier sur .
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le journal de Personne

Le vrai don est celui qui est effectué par quelqu’un qui ne se donne pas la peine de laisser son nom.

Don désintéressé et intéressant qui, paraît il, procure suffisamment de joie pour nourrir celui qui vous nourrit et consolide sa Foi…  dans l’autre ou en soi." data-share-imageurl="" style="position:fixed;top:0px;right:0px;">

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