Ukraine : Bush, Obama, Trump, Biden et la géopolitique américaine

Au milieu de la crise actuelle, Fiona Hill et d’autres anciens conseillers font le lien entre la campagne de pression du président Trump concernant l’Ukraine et le 6 janvier. Et ils sont prêts à parler. Source : ; 11-04-2022Traduit par les lecteurs du site Les-Crises Fiona Hill se souvient très bien de la première fois où elle est entrée dans le Bureau ovale pour discuter avec le président de l’épineux sujet de l’Ukraine. C’était en février 2008, la dernière année de l’administration de George W. Bush. Hill, qui était alors responsable du renseignement national pour la Russie et l’Eurasie au sein du National Intelligence Council, a été convoquée pour une session stratégique sur le sommet à venir de l’OTAN à Bucarest, en Roumanie. Parmi les sujets de discussion figurait la possibilité que l’Ukraine et un autre ancien État soviétique, la Géorgie, entament le processus d’adhésion à l’OTAN. Dans le bureau ovale, se souvient Hill, décrivant une scène qui n’a pas été rapportée auparavant, elle a dit à Bush et au vice-président Dick Cheney que proposer une voie d’adhésion à l’Ukraine et à la Géorgie pourrait être problématique. Alors que l’appétit de Bush pour « la promotion de la diffusion de la démocratie » n’avait pas été freiné par la guerre en Irak, le président russe Vladimir Poutine voyait l’OTAN avec suspicion et était farouchement opposé à ce que les pays voisins rejoignent ses rangs. Il considèrerait cela comme une provocation, ce qui est l’une des raisons pour lesquelles les principaux alliés des États-Unis au sein de l’OTAN s’opposaient à cette idée. Cheney a pris ombrage de l’affirmation de Hill. « Donc, ce que vous me dites c’est que vous êtes opposée à la liberté et à la démocratie », et il s’est emporté. Selon Hill, il a brusquement rassemblé ses affaires et est sorti du Bureau ovale. Elle se souvient que Bush lui a alors dit : « Il te fait marcher. Continue ce que tu disais ». Mais le président semblait confiant dans sa capacité à convaincre les autres dirigeants de l’OTAN, déclarant : « J’aime quand la diplomatie est musclée. » Ignorant les conseils de Hill et de la communauté du renseignement américain, Bush a annoncé à Bucarest que « l’OTAN devrait accepter la Géorgie et l’Ukraine dans le Plan d’action pour l’adhésion ». La prédiction de Hill s’est réalisée : plusieurs autres dirigeants présents au sommet se sont opposés à la proposition de Bush. L’OTAN a finalement publié une déclaration de compromis qui s’est avérée insatisfaisante pour presque tout le monde, déclarant que les deux pays « deviendront membres » sans préciser comment et quand ils le feraient – et toujours en faisant fi des souhaits de Poutine. (Ils ne sont toujours pas devenus membres). ">Lire la suite
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Les-crises.fr DT
New York Times, Robert Draper – 11-04-2022
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Fiona Hill se souvient très bien de la première fois où elle est entrée dans le Bureau ovale pour discuter avec le président de l’épineux sujet de l’Ukraine." data-share-imageurl="" style="position:fixed;top:0px;right:0px;">

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