abbé Grégoire

Faut-il réviser l’Histoire pour appréhender la vérité ?

Difficile d’écrire aussi raisonnablement qu’un Spinoza. Une philosophie agencée suivant l’ordre géométrique ; une Ethique par delà toute cacophonie lyrique. Pourtant ce chef d’oeuvre de la pensée occidentale a malheureusement peu inspiré les hommes, plutôt enclins à justifier leurs errances par la kyrielle de fables saturant notre Histoire depuis ses balbutiements littéraires.

L’oubli et ses vertus

« Le devoir de mémoire », leitmotiv du pouvoir depuis 30 ans, tend à transformer les citoyens en pleurnichards. Pas une semaine sans commémorations, dépôts de gerbe, reportages larmoyants. Tout est bon pour se souvenir, battre sa coulpe, baisser la tête. Les occasions de pleurer ne manquent pas : la collaboration, la déportation, le passé colonial

Code Noir et Lumières Blanches

« L’homme blanc a fait du noir un homme » écrivait Victor Hugo.

Lors de son discours sur L’Afrique, le 18 mai 1879, notre emblématique intellectuel nous livra la face noire de sa morale engagée, déclarant : « Que serait l’Afrique sans les blancs ? Rien ; un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des paysages lunaires . L’Afrique n’existe que parce que l’homme blanc l’a touché ». Plus loin il affuble même le berceau de l’humanité d’un :