anarchie

L’union fait la farce !

  Oui, la démocratie est incompatible avec la vie. C'est mon postulat du samedi qui n'engage que celle qui le dit : Et je le dis, la démocratie n'est pas compatible avec la vie. Quand on préfère l'ombre à la lumière, on se réfère toujours à la loi du plus grand nombre. Peut être parce que le plus sombre repose les yeux; on se dit que les hommes peuvent se passer de Dieu.   Oui, j'ose dire que le peuple est un concept creux...

Quel est le livre le plus sulfureux de cette rentrée littéraire ?

Peut-on dire la vérité en démocratie ? Pourquoi personne ne se souvient de ce qu’il a fait le 29 septembre 2008 ? Qui de Sarko ou Hollande est le pire criminel de guerre ? Comment Chavez organisa-t-il une politique en faveur de son peuple ? Pourquoi nos élections présidentielles engendrent-elles toujours un bipartisme congénital ? Pourquoi être socialiste aujourd’hui ça n’est pas voter pour le candidat socialiste ?

La démocrachie

La démocrachie est résolument résolue à mettre de côté l'Absolu parce qu'elle considère qu'il n'y a que des géométries variables. Car les principes ne sont pas du tout, rentables. La real-politique dégage l'idéal. Oui à la charité, si et seulement si elle est ordonnée. Oui, si et seulement si elle obéit à un ordre économique et financier. La démocrachie est une parfaite imperfection, une pseudo-entéléchie qui couvre les fins qu'elle fait semblant de découvrir. En son sein, ce n'est jamais le peuple qui réfléchit mais une oligarchie qui prétend nous épargner le gâchis.

Des mots pour subjuguer

« Va te faire enculer sale fils de ta race, fils de pute ! Va te faire sodomiser chez les macaques, salope de mes couilles, je nique ta chienne de mère et tous ses bâtards de mioches !… » Que reste-t-il de nos colères quand elles s’égarent dans l’injure ? Excès d’énergie ou crachats de nerfs, nos ressentiments se formulent toujours immodérément dans nos humeurs racistes, zoophiles ou incestueuses.

Seuls les cyniques et les rampants peuvent se faire une place au banquet

Messieurs les jurés, Vous connaissez les faits dont je suis accusé : l’explosion de la rue des Bons-Enfants qui a tué cinq personnes et déterminé la mort d’une sixième, l’explosion du café Terminus, qui a tué une personne, déterminé la mort d’une seconde et blessé un certain nombre d’autres, enfin six coups de revolver tirés par moi sur ceux qui me poursuivaient après ce dernier attentat. Les débats vous ont montré que je me reconnais l’auteur responsable de ces actes.

L’anarchie est morte, vive la démocratie !

L’anarchie, aujourd’hui, c’est un folklore. Se réclamer d’un monde sans ordre revient presque à promouvoir un chaos digne des pires barbaries de notre Histoire. Pour tout dire, tous ceux qui, depuis quelques décennies, se revendiquent comme anarchistes, s’accaparent outrancièrement une fierté et un prestige plus proches de la mystification que de la vertu. Ils sont les idiots utiles à toute réelle entreprise révolutionnaire.

Oligarchie

N’ayons pas peur de le dire : nous sélectionnons lors d’élections une poignée d’oligarques qui nous volent le pouvoir. Sous le masque de la démocratie notre République prospère d’oligarchie en oligarchie (oligoi : petit nombre, arkhê : gouvernement), où « les hommes au pouvoir écrivent les règles de leur propre pouvoir. »

Le peuple règne et ne gouverne pas

D’après la théorie du suffrage universel, l’expérience aurait prouvé que la classe moyenne, qui seule exerçait naguère les droits politiques, ne représente pas le Peuple ; loin de là, qu’elle est, avec la monarchie, en réaction constante contre le peuple. On conclut que c’est à la nation, tout entière, à nommer ses représentants.

La démocratie est une aristocratie déguisée

Marianne se soûle ! Populo s’amuse ! La Bastille de l’autorité

14 juillet ! Les fenêtres se bariolent de bleu, de blanc, de rouge, de jaune. La Marseillaise se beugle par les rues. 14 juillet ! Les marchands de vin sont en joie : pas de pain à la maison, les derniers sous se jettent sur le zinc. 14 juillet ! Les chauvins et le badauds « gais et contents » vont acclamer les petits soldats ; le tableau truqué de la grande armée nationale. 14 juillet ! L’épicier du coin, le notaire véreux, l’exploiteur adroit, l’assassin légal vont recevoir la juste récompense de leur dévouement à la république.