Aristote

Pour quelle cause vous vous battez ?

Pour ne pas finir comme un sot ou tout recommencer comme une sotte, j'ai tout jeté par dessus bord, excepté les livres d'Aristote. À cause de sa théorie des quatre causes sur laquelle je me repose. Je vais tenter de vous rendre sensible la chose. Quitte à assimiler ma névrose à une vie en rose. Je me mets dans la peau d'un sculpteur. Difficile métier à l'heure qu'il est où nul n'est en mesure de nous dire, il est quelle heure.   Ça y est : je suis votre sculpteur. De quoi ai-je besoin pour accomplir mon destin ?  

Comment se débarrasser de ses « mots » de tête ?

Que faire pour se tirer d'affaires ? Pour retrouver son éclat ou son rayonnement ? Pour se débarrasser des humeurs malsaines et de tout ce qui est obscène ? La vieille pub ne s'y est pas trompée : il faut éliminer, liquider, évacuer tous les déchets. Les grecs avaient un mot sublime pour l'exprimer : La catharsis... la solution cathartique... L'absolution cathartique.  

Autant en emporte le temps !

Interview accordée à Fouad Bahri pour le journal Zaman France

Fouad Bahri : Comment devient-on Personne ? Personne : en renonçant à être "quelqu'un" et en épousant la cause qui échappe à Monsieur-tout-le-monde. Fouad Bahri : Quelle cause ? Personne : non pas la cause efficiente qui nous fait faire ce qu'on fait mais la cause finale pour laquelle on fait ce qu'on fait. À chaque fois que je bouge un doigt, je suis censée me demander : dans quel but et pour quelle fin je le bouge ? Fouad Bahri : c'est un peu paralysant, non ?

Mes racines grecques

Quel temps fait-il ? J'ai interrogé le vilain petit canard Qui socratise à l'instar de Socrate. Lui, préfère ne rien savoir Que d'avoir l'air de celui qui ignore qu'il est ignorant. Le vilain petit canard n'aime que les questions Et non les réponses aux questions. Même toutes faites, aucune à ses yeux, n'est parfaite. Un seul point de divergence se situe au niveau du statut de l'innocence. Pour Socrate nul n'est méchant volontairement Pour le vilain petit canard Même le moins sensé Est censé savoir le mal qu'il fait Le méchant choisit d'être méchant. Mais cela ne nous dit pas

Un peuple ouvert

Les Grecs étaient dispersés dans de multiples cités autonomes, plus de 130, et pendant les quatre siècles où se sont formées leur civilisation et leur pensée, d’Homère à Aristote, aucun chef politique, aucun guide religieux, aucun philosophe n’a formulé l’idée qu’il faudrait regrouper tous les Grecs en un seul Etat.