artiste

Qu’est -ce qui me dérange ?

Le rangement : J'ai en mémoire l'image d'une jeune fille bien rangée, celle d'un roman de Simone de Beauvoir. Je n'ai pas beaucoup de mal à concevoir ce passage du désordre à l'ordre... l'ordre qui ordonne, pardonne ou abandonne... je peux le percevoir ou le recevoir... celui de la Nature... ou celui de l'art... Mais surtout celui que les hommes composent et s'imposent : l'ordre politique... Le rangement est le principe même de tout gouvernement des hommes par les hommes.

L’homme n’a pas marché sur la lune !

Les médias vous racontent des histoires. C’est fort possible. C’est plus que réel. C’est sans doute nécessaire. On a beau le savoir, on ne viendra jamais à bout de ce désespoir. Sous prétexte que le vrai n’est ni tout blanc, ni tout noir, on nous ment. On nous refait l’histoire… Le faux et l’usage du faux n’est pas une occurrence parmi d’autres mais leur mode d’existence. Leur volonté de puissance. Et si ce mal est récurent c’est bien à cause de la concurrence.

Callasnikov

 

Starmania

• J'aurai voulu... • J'aurai voulu être une autiste dans un monde où le premier venu passe pour un artiste. • J'aurai voulu être une fée, sans avenir et sans passé pour faire de ma vie un conte digne d'être raconté. • J'aurai voulu être une idée, mais pas n'importe laquelle, une idée qui règne et imprègne celui qu'elle a rencontré en premier. Je n'ai pas d'autre exemple d'idée que l'Absolu... l'idée d'Absolu. • J'aurai voulu être apparentée à celle qui porte le voile de la pudeur pour que sa beauté ne soit jamais à la portée, ni sa laideur déportée.

Qu’est ce qu’on attend, François ?

Merci Président pour ta prestation qui, de nouveau cette année, nous a rassurés quant à nos apathies politiques. Combien faut-il avoir de convictions vérolées pour nous affliger de tels boniments un soir de réveillon ! Cintré et saupoudré pour la circonstance, tu as su nous parler souverainement : droit dans la caméra. Nos sorciers de la propagande t’avaient parfaitement rafistolé. Comme un Berlusconi.

L’art du politiquement stérile

Je les entends toujours autant pavoiser tous ces bouffons, qu’on appelle artistes, fiers de choquer le bourgeois. Quand il y a choc il y a rencontre : il s’agit de heurter l’esthète et par conséquent de le convier à regarder, écouter, toucher, s’interroger même. Sachant qu’il est le seul éduqué à une telle contemplation il est potentiellement le seul à pouvoir, du même coup, la financer.

« L’intérêt, qui aveugle les uns, fait la lumière des autres ».

Nous voilà plus heureux d’acheter une télévision que de dompter la liberté pour ce qu’elle est : le simple refus de la servitude. Alors on chante et on danse, que l’on soit acteur ou spectateur on s’en divertit. Réelle diversion donc, pour préserver l’ordre social par le contrôle de nos temps libres. On comprend mieux désormais en quoi notre vie professionnelle est calibrée pour ne garder que l’énergie nécessaire à notre abrutissement.

Narcissisme démocratique

Dans notre monde narcissisé, où c’est le « moi-je » qui prévaut, seul l’intérêt nous conduit à estimer autrui. Nous revêtons alors nos attraits les plus charitables, professant amour, générosité et tolérance. Mais en réalité nous y camouflons notre insatiable amour propre conjugué à notre esprit rapace &; voire commerçant pour les pires d’entre nous…