Asaf Avidan

La petite vendeuse de scénarios

Mon Dieu, suis-je obligée de mendier ? Il fait froid et mon amour propre est à l'étroit. Je ne crois pas que la précarité puisse être surmontée une bonne fois pour toutes... La charité est passagère mais non salutaire, elle étanche la soif mais ne la retranche pas... elle panse la plaie mais ne compense pas la douleur... elle remonte le moral mais ne démonte pas le mal !  

Condamnée à 3 mois ferme !

Il faut imaginer l'image d'un Moi à trois visages qui n'est jamais à l'abri d'un surmenage. Où nul ne peut s'épargner la fronde tant qu'il n'y a personne qui commande L'idée qui est dans la tête ? Le sentiment qui habite le cœur ? Ou le désir qui agite le ventre? Aucune de ces sombres instances n'en a une claire conscience... Ni conscience psychologique, ni conscience morale mais une INCONSCIENCE VISCÉRALE. As-tu résolu ton problème avec toi-même ? Je te rassure, même pour le plus habile, il n'y a pas plus difficile... que de se retrouver seul à seul avec soi-même.

Comment lutter contre le fondamentalisme ?

Comment lutter contre le fondamentalisme ? Je dirais paradoxalement en réexaminant le problème à fond... jusqu'à accéder au fond du problème. Nous savons déjà a priori, que ce n'est pas évident de venir à bout d'une conviction, de la remettre en question, surtout face à celui qui croit détenir la réponse, il n'est pas question de lui reposer la question ! Ce qu'il redoute par dessus tout c'est le doute... d'autant plus qu'il croit disposer de la solution, la solution de tous les problèmes, de la clé du mystère, de la lumière qui dispense de la lumière. En un mot : de la vérité!

Valls : Barcha Barcha Barcha !

Personne ne peut le blâmer d'aimer Barcelone, d'adorer le ballon rond ou de vénérer Messi, l'éternel sauveur de son club de cœur. Mais on peut lui reprocher en tant que chef de gouvernement d'avoir manqué de discernement... de vista... Barcha! Barcha ! Barcha ! Uno : parce qu'on l'attendait au tournant... son vrai premier faux pas... sa première fausse manœuvre, sa première déroute : qu'il n'ait pas pu s'empêcher de faire ce qu'il ne faut pas faire, c'est ce que fait tout être irresponsable, tout déviant, tout enfant qui a la délinquance dans le sang. Le mot juste c'est la déliquescence.

Nation ou contamination

  Je ne représente Personne; Surtout pas tous ces effrontés qui ont toujours fait de la politique un MÉTIER à tisser des liens pour leurs biens particuliers, et qui ne montent au front que pour vous faire perdre ou gagner les élections. Des élus, zélés qui vous ont toujours vendu de fausses ailes... les craintes les plus laides et les espérances les moins belles. Rien de solide, que du sordide.

Blanc, noir, aigri.

Belle lurette qu'on n'analyse plus les choses... qu'on se raconte des sornettes... C'est la convoitise qui a pris le pas sur l'analyse. L'appât du gain et l'épanouissement personnel ont la main mise. C'est la subjectivité qui rayonne et aiguillonne ! Partout, on assiste à la remise en liberté du désir... Et à l'enfermement de la vérité à double tour, pour préserver l'ordre public. C'est la République du désir affectif qui ne veut pas entendre parler du collectif, sous prétexte qu'il n'y a pas plus consensuel que la réalité individuelle.

Employez-vous vous-mêmes !

C'est le 1er mai ! Oui, mais je n'ai pas assez d'argent pour vous offrir un petit brin de muguet... Et pour ne pas gâcher la fête ou essuyer une nouvelle défaite, je crois avoir "une idée"... Et je vous fais une fleur en vous offrant autre chose qu'une fleur : une valeur, une vraie valeur qui vous dispense de tous les bouquets, parce qu'elle vous donne à penser. Penser au travail c'est devenu aujourd'hui un travail pour toute pensée digne de ce nom et de cette distinction. À la vitesse où vont les choses, il faut creuser pour voir ce qu'il y a derrière la prose.

Sauve qui peut !

La Nature n'a pas tout prévu... Elle est même à l'origine de quelques bévues. Ce n'est pas l'égalité qu'elle offre en partage Mais de sombres clivages... Elle favorise, donc elle défavorise aussi. Mère Nature N'assure pas toujours ses arrières Sa beauté ne va pas sans sa sainte colère Peut-on lui reprocher ses tremblements de terre ? Lui en vouloir pour ses foudres de guerre ? L'accuser de distribuer ses sorts au hasard ? Parce que la mère de ces petits nourrissons n'a pas de lait pour les nourrir. Si je n'interviens pas... ils vont mourir. C'est ainsi que les hommes finissent par périr