Asservissement moderne

L’Europe institutionnelle est l’ennemie des peuples

Les élections menées en Grèce au cours de l’été 2015 témoignent d’un fait historique majeur. Elles ont montré l’incapacité d’un gouvernement pleinement plébiscité par son peuple à mettre en œuvre les lignes directrices d’un programme ouvertement orienté contre la politique d’austérité européenne.

Une génération « synthèse »

Lorsque l’on se réfère à la “jeunesse” il est parfois difficile de savoir de quoi on parle. Le terme « les jeunes », comme « les vieux », semble bien vaste de prime abord pour en cerner les limites. Enfin, certaines caractéristiques de nos jeunes transpirent « juteusement » tout de même pour se permettre d’en dire quelques mots. Auparavant X, et maintenant Y, les jouvenceaux qui font la vigueur de notre époque, voient le jour du début des années 80 à la fin des années 90.

Un vote, un choix…et surtout ferme la !

Tout est affaire de choix dans la vie. Du moins il semblerait. Et le choix, le vrai, est parfois difficile pour nous, pauvres êtres bien fragiles et bien humains. Choisir tel prénom pour son fils, telle femme que l’on destine à être la mère de ses enfants, ou telle amitié que l’on va établir pour la vie&; Mais tous les choix que nous sommes amenés à faire ne sont pas aussi existentiels que ces derniers.

COP21, mon cul !

Les français sont abattus, meurtris, paniqués, anxieux, angoissés, déboussolés… Rien d’étonnant lorsque l’on s’attarde un tantinet sur le traitement de l’info. Le JT n’a jamais été aussi anxiogène, le tout amené par un Pujadas au sourire presque sadique, qui nous rappelle chaque soir, à quel point nous sommes en danger. Il paraîtrait même qu’une attaque chimique ou bactériologique se fomente, le risque est faible souligne-t-il, mais quand même.

La représentation est une imposture !

Ca fait quatre ans qu’on tente d’expliquer, de démontrer en quoi l’élection alimente notre servitude politique. « Pas de substitut au pouvoir du peuple » ; « la représentation est une imposture » ; « au pire nos élus sont corrompus, au mieux à vendre » ; quel banquier s’est plaint du suffrage universel ? ». Quatre ans qu’on a beau faire, il n’empêche la mascarade persiste. Notre diktacratie s’en porte même à merveille.

Entre tragédie et chaos

« Il n’y a pas d’innocents ! » rétorqua Emile Henry au juge lui reprochant de s’en être pris aux habitués du Terminus dans la soirée du 12 février 1894. Le jeune terroriste avait patiemment attendu que l’éminent café de Saint Lazare soit bien peuplé pour lancer sa marmite pleine d’explosifs.

Les femen mises à poil

Comment se fait-il que ce petit groupe d’excitées peu frileuses a droit à un traitement médiatique digne des virées nocturnes en deux roues de notre ennemi de la finance ? Comment se fait-il que ces femmes qui promeuvent à moitié à poil le droit des femmes, ce qui revient à défiler en faveur de l’écologie en Hummer, se sont vu accorder un local dans un centre social au cœur de Paris quand nos trottoirs regorgent de sans-abris ?

Un monde de fous

« Comment gérer le burn-out ? Stop au stress ! Le moral avant tout, 10 raisons de penser positif ! Notre corps nous parle, encore faudrait-il savoir l’entendre. Calculez votre espérance de vie ! La fatigue, est-ce dans la tête ?&; »

Grand jeu Chroniques en diktacratie

Ou comment gagner un livre dédicacé par ses auteurs en nommant les seize « célébrités » qui honorent sa couverture. Le premier, donc, établissant, ci-dessous (dans la case commentaire), un sans faute recevra très rapidement notre sulfureux ouvrage. Plus d’un demi kilo d’explosifs !

Besoin d’achat et savoir d’achat

Dans sa nature première, l’homme fraîchement civilisé, respectant les cycles biologiques, produisait et consommait à l’exclusive de la juste satisfaction de ses besoins organiques. Par quel malheureux processus l’homme moderne est-il rentré dans cette folle logique de consommation sans fin ? Par quelle subtile ingénierie sociale en est-il arrivé à convoiter tant d’objets frivoles ? La dérive consumériste peut s’appréhender comme une inflation du principe des plaisirs.

Une saison en diktacratie

Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. -Et je l’ai trouvée amère. -Et je l’ai injuriée. Je me suis armé contre la justice. Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié! Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.

Les chiens de garde

  La philosophie nous enseigne la servitude. Elle la justifie et la légitime au profit des bourgeois qui, depuis la Révolution Française, se sont agrégés sans difficulté à nos dirigeants. C’est là principalement le contenu du livre polémique rédigé en 1932 par Paul Nizan : Les chiens de garde.

La morale des héros

Au début je pouvais pas me rendre compte, je n’étais qu’un enfant. Ici était le centre du monde, son essence, sa raison ! On a hérité des Lumières il paraît ! Moi j’ai surtout connu celles de la télé. Quant à l’aube, à peine sorti du sommeil qui répare, je sautais de mon lit tout excité pour rejoindre les méandres du canapé, emmitouflé dans ma couette biensûr.

Les rafles voilées

L’Histoire est propagande. Les vainqueurs écrivent leurs légendes et les vaincus s’y soumettent. Des axes et des cycles balisés de lumières savantes canonisant toujours plus les pouvoirs en place. La moindre révision demeure délicate au point de devenir prohibée si elle dévoile l’embryon d’une imposture. La raison du plus fort est ainsi faite. Elle sacralise un passé pour mieux dominer le présent.

La rançon de la servitude

Je vois des générations entières condamnées, astreintes tous les jours à la même misère, dans le bourbier du travail précaire qui est juste bon à servir les intérêts de quelques-uns. Nos vies, sont vides de buts véritables. Nos volontés sont ici réduites à nos désirs.

Des mots pour subjuguer

« Va te faire enculer sale fils de ta race, fils de pute ! Va te faire sodomiser chez les macaques, salope de mes couilles, je nique ta chienne de mère et tous ses bâtards de mioches !… » Que reste-t-il de nos colères quand elles s’égarent dans l’injure ? Excès d’énergie ou crachats de nerfs, nos ressentiments se formulent toujours immodérément dans nos humeurs racistes, zoophiles ou incestueuses.

Héroïsme et propagande

De nouveau aujourd’hui, sortie d’une belle saloperie hollywoodienne ! Une asservissant d’autant mieux qu’elle alimente le fantasme d’une émancipation fruit d’un héroïsme difficilement envisageable aux communs des mortels. Les Avengers donc, pour la deuxième fois, tenteront de sauver les hommes des griffes du mal !

Il n’y a pas d’innocents

  Galvanisé par ma petite bourgeoisie urbaine, j’ai longtemps cru à la destinée tragique de l’Homme. Celle qui sauve votre conscience quand elle perçoit, trop lucide, qu’elle collabore si aveuglément à cette machine infernale fabriquant du désordre social. La vie est une vraie loterie : bien né, bien éduqué, bien logé, grande sera la probabilité de réussir là où ceux moins bien lotis luttent pour survivre. Mais ça tout le monde le sait, tout le monde le dit.

Marche ou crève

Enfin une éclaircie, un rayon rasant mes espoirs en déclin, un instant où derrière mes paupières closes, un soleil acrylique pénètre mon crâne et l’irradie d’un orange incandescent. Respirer. Ralentir la cadence&; Quelques secondes. Ressentir chaque pulsation&; Juguler la pression de ce quotidien toujours plus hostile…

Évolution ou révolution ?

Aujourd’hui encore on nous reproche de franchir certaines limites dans nos critiques politiques, nos analyses sociologiques ainsi que dans notre conception philosophique du monde. Pourtant nous argumentons dans nos divers textes, au fil des mois, le pourquoi et le comment de notre dialectique, démystifiant les rouages et les mécaniques qui font de ce monde ce qu’il est, et conditionnent ce que nous y sommes. Mais reprécisons cela très clairement. 

Le salariat béat

Il en est de certains salariés comme de ces animaux de compagnie en état de dépendance affective vis à vis de leur maître. Après tout, leur patron leur reverse un salaire, et ils leur doivent donc les bienfaits qui en découlent : confort matériel et position sociale, tout ce qui constitue une vie bien remplie et épanouissante de petit boy-scout docile.

Colères interdites en diktacratie

Ha Zlatan, sache qu’au pays des droits de l’homme tu as le devoir de fermer ta gueule. Pourtant rien de plus libérateur que d’exprimer sa colère quand ceux sensés harmoniser nos luttes dérogent à leurs tâches. Le problème c’est que dans un pays où la liberté s’évertue à quelques moqueries formatées sur les plus faibles et les idiots utiles, celui qui se révolte contre les puissants risque fort la punition.

Bordel de merde !

Combien de quenelles va-t-il encore falloir qu’on se prenne, pour enfin se rendre compte, que si on patauge dans une grande bouillasse de merde, c’est en partie parce qu’à chaque élection on écarte les cuisses au premier cravaté venu nous laper le derche. Le pire, c’est qu’ensuite on l’érige sur le trône duquel il nous chiera dessus !

J’achète donc je suis

 Comme la plus heureuse personne du monde est celle à qui peu de choses suffit, les grands et les ambitieux sont en ce point les plus misérables qu’il leur faut l’assemblage d’une infinité de biens pour les rendre heureux. »      -La Rochefoucauld
Quel est l’intérêt de nos maîtres financiers ?

Pour en finir avec notre diktacratie

Quelques compagnons dissidents, aux idéaux malgré tout bien distincts, aiment à stigmatiser nos aspirations politiques originales en n’hésitant plus à railler notre « démocratite » aigüe. Une maladie émergeant en Grèce à l’ère de Périclès et trouvant son acmé quelques siècles plus tard, sur une terre d’anciens esclaves, dans les Russies oubliées.

Peut-on fuir le pouvoir ?

Il n’y a que deux moyens pour assujettir le peuple : le contraindre ou le tromper. La contrainte abuse toujours de sa violence. Elle franchit donc à terme la limite et finit par réveiller en nous des instincts de contestation capables de freiner l’efflorescence de son pouvoir. La duperie jouit de l’invisibilité de pouvoirs plus efficaces: ceux que le marché polit méthodiquement pour mieux prospérer.

La diktacratie en marche !

Quel rassemblement ! Quelle masse ! Quelle communion !… Historique ! Dimanche, quatre millions de français ont défilé contre le terrorisme et pour la liberté. Putain que c’était beau, émouvant comme si Bruel, Grand Corps Malade et Joey Starr chantaient en choeur « Qui a le droit ? ».

Marche en capitale diktacratienne

Paris, maintenant que t’as étalé ton indignation, comptes-tu enfin te réveiller ? T’affranchir ? Terrifié, tu t’es rassemblé massivement jusqu’à te proclamer nombril du monde. Victime occasionnelle, tu as rayonné tel un martyr suprême. De manière pornographique. Comment ta chorale internationale a pu dissoner de la sorte ? Face à l’arrogance de ton show, ô combien a-t-il fallu être licencieux pour avoir eu envie de vomir ! Quoique&;

Qu’est ce qu’on attend, François ?

Merci Président pour ta prestation qui, de nouveau cette année, nous a rassurés quant à nos apathies politiques. Combien faut-il avoir de convictions vérolées pour nous affliger de tels boniments un soir de réveillon ! Cintré et saupoudré pour la circonstance, tu as su nous parler souverainement : droit dans la caméra. Nos sorciers de la propagande t’avaient parfaitement rafistolé. Comme un Berlusconi.

Bourgeoisie et propagande chez Victor Hugo

Il y a quelques mois j’accompagnais un groupe d’enfants visiter la maison de Victor Hugo, Place des Vosges. Une « visite culturelle » pour agrémenter les vacances de nos petits parisiens privés d’exode estivale. Heureusement, nous fûmes confiés à une conférencière inspirée nous contant de belles histoires de grand père !

Si on ne leur obéit pas…

Le monde n’est pas près de changer. Et cela convient parfaitement à nos bourgades repues de petits fonctionnaires vaniteux et de populace aliénée. Qu’on soit partisan du mérite ou prosélyte de justice, qu’on soit rebelle de papier ou réac médiatique, c’est toujours la même rengaine : on érige, pour nous représenter, des hommes qui n’ont, tout compte fait, qu’une seule ambition : accéder puis se maintenir au pouvoir.

La social-démocratie : un totalitarisme à l’épreuve des populismes

Panne généralisée de l’ascenseur social, effondrement économique par l’action conjuguée de la désindustrialisation et l’activité parasitaire de la « bancocratie », faillite complète du modèle d’État providence accentuée par l’indolence du corps politique : en dépit de tous ces signes probant de faillite, nos États s’entêtent à mener une politique ouvertement antisociale.

Ignorance programmée

Pourquoi nous trouvons nous si démunis à une époque où les savoirs sont accessibles et les bibliothèques ouvertes à tous ? Pourquoi même les étudiants déplorent une connaissance lacunaire des mécanismes de l’appareil gouvernemental ? Pourquoi sommes-nous tels des enfants face à des maîtres ? Pourquoi ce qui relève de l’évidence prend des allures de révélations ou de secrets d’initiés ?

La vérité, toute la vérité, rien que la vérité

On ment. Un peu tout le temps. À sa famille, à ses amis, à son travail, à ses amants. On se ment souvent à soi-même et presque toujours aux enfants&; Ainsi, le jour, la nuit, de nos rêves à nos non-dits, que l’on prétende ou qu’on espère, que l’on se pare de belle manière, éloquent ou introverti : on ne fait que trop semblant de la tenir ferme entre nos poings cette foutue vie !

La peau du cul

Proche des milieux de Wall Street et grand consommateur de dérégulation financière, il a ainsi participé à paupériser une grande partie de la population mondiale. Il a notamment mis fin au vertueux Glass-Steagall Act, qui aurait en partie protégé les Américains d’un ruineux, et devenu obligatoire, renflouement de monstres financiers en 2008.

Qui suis-je ?

6H30, Le réveil claironne. Une émission politique. L’invité, un gus qu’un de ses collègues traitait il y a peu de mafieux, dont le parti est en faillite avec des comptes de campagne invalidés. Il se propose de nous sortir de la crise. 6h34, L’obsolescence programmée sévit à nouveau en la personne de la lampe de ma salle de bain. 7h10, J’accompagne ma fille chez la voisine, une chômeuse en fin de droit. Le collège de la petite est fermé : cause suicide du professeur d’Histoire. La rumeur dit qu’il ne croyait plus à ce qu’il enseignait.

Le capitalisme de la séduction

Il y a des livres nous divertissant et d’autres bouleversant foncièrement notre vision du monde. Des livres en mesure de réellement nous émanciper s’ils étaient plus partagés et mieux compris. Mais le système n’aurait rien à gagner d’une telle contagion, alors, pour préserver sa mainmise, il distille ces ouvrages pour qu’on ne puisse les lire que de manière fortuite et inopportune.