Au jour le jour

Catalogne, une histoire millénaire?

Voici un ouvrage qui mériterait d’être lu par les indépendantistes catalans. Il s’agit d’un article d’Eduard Feliu (1938-2009), La culture juive en Catalogne médiévale, publié dans un ouvrage passé peut-être inaperçu aux yeux de tous ceux qui cherchent des racines historiques profondes et particulières à la catalanité, « Les Juifs méditerranéens au Moyen Age, culture et prosopographie »,  Danièle Iancu-Agou (dir.), Paris, Cerf, 2010, 248 p.

L’anti-capitalisme est devenu tendance.

Si vous lisez qui fait la synthèse du bilan de l’année 2018 et de ce que l’on peut attendre en 2019, vous y trouvez la mère d’un discours analytique officiel convenu: tout change, et le temps où l’ancien résiste encore et le nouveau  n’est pas encore là.

Sociologiser le politique

Deux réflexions qui tentent de se hausser au niveau « sacré » de l’analyse péremptoire ont attiré mon attention ces jours derniers.

Ruissellement: Chorreo, goteo ou derrame?

Chacun connaît la « théorie du ruissellement » qui dit que plus les riches s’enrichissent, plus les pauvres bénéficient de retombées positives. Cette « théorie » a servi à l’offensive conservatrice encore en cours engagée contre des politiques de redistribution plus justes et solidaires de la richesse produite par tous  au moyen de l’impôt progressif et de la cotisation sociale.

Josep Borrell: « Tenemos un problema. »

Et ce n’est pas la question catalane qui revient au-devant de la scène mais autre chose: les effets du « progressisme », politique clamée haut et fort par la France, par la voix du Chef de l’Etat.

Le talon de fer

Ici, à Madrid, le ciel bleu est revenu après la pluie. Un ciel paisible dans la tiédeur d’une fin d’automne agitée. Qu’est-ce qui agite donc l’Espagne ces derniers jours?

La normalidad

En feuilletant El Pais ce matin (14 octobre), j’ai lu un entretien accordé par le Président de l’association Omnium Cultural, Jordi Cuixart, qui a reçu la journaliste de ce quotidien dans la prison catalane de Lledoners. Il critique l’action de la justice espagnole, ou plus exactement, celle du juge d’instruction du Tribunal Suprême [Cour de cassation], en disant qu’il ne cesse d’intervenir dans « la normalité de la vie parlementaire ».

Catalogne: la photo du jour

Voilà presque un an que ce blog est resté muet. La faute à personne mais plutôt à d’autres occupations qui ont absorbé l’essentiel du temps de cerveau disponible de son auteur. En particulier le rédaction et l’édition d’un petit ouvrage à six mains avec Manuelle Péloille et Cyril Trépier rédigé au cours de l’hiver dernier sur la question catalane « , édité par Atlande.

La légende nationale I

Les critiques directes et indirectes que je reçois à travers ce blog, dans ses parties qui traitent de la Catalogne reposent surtout, en ces temps difficiles, sur ma supposée méconnaissance de la Catalogne, de la catalanité, de l’ comme la définissait Joan Maragall au début du XXe siècle.

Le droit de décider ou le droit de choisir

Dans la constitution espagnole (comme dans d’autres), un référendum est consultatif et non pas « vinculante » ( voirArt. 92), il doit être suivi du vote d’une loi organique (majorité absolue requise), et, dans le cas de la mise en route d’une réforme constitutionnelle, un vote à la  majorité des 3/5e est requis suivi d’une ratification par référendum. Par conséquent, demander à tous les espagnols s’ils veulent que la Catalogne se sépare de l’Espagne non seulement est légal mais parfaitement légitime.

Lapin de six semaines?

En zappant d’un journal télévisé à un autre, je suis tombé sur l’interview d’un électeur de François Fillon qui nous expliquait quelle avait été sa déception de voir son candidat éliminé dès le premier tour, son refus de voter MLP mais aussi ses doutes face au candidat Macron. Il disait qu’il lui faisait penser à « un lapin de six semaines ». , mais pas très gentille pour le candidat puisqu’elle le prend pour un simplet.

Omnia vincit amor

Le comité fédéral, instance parlementaire du PSOE, l’équivalent des bons vieux comités centraux de partis, a donc voté dimanche dernier appelant les parlementaires socialistes à  s’abstenir lors du deuxième vote d’investiture de la coalition PP-Ciudadanos, vote qui devrait intervenir assez rapidement, avant Toussaint.

Mal menor…

Javier Fernández dont on suit avec curiosité et même compassion le chemin de croix que son parti lui a demandé d’entreprendre a finalement lâché le dernier des arguments possibles à quelques jours de la réunion du comité fédéral du Psoe : s’abstenir et permettre à la droite de gouverner, c’est « », le moindre mal.

El embozo de la corrupción se llama retórica

On peut être surpris par le ton pessimiste et même fataliste du Président en exercice de la direction provisoire du PSOE, Javier Fernández. Depuis sa nomination il distille un discours de défaite ou de résignation. Cette ligne de discours est volontaire, elle vise à couper l’herbe sous les pieds des plus déterminés des socialistes à un vote contre l’investiture de la droite. C’est une variante du dogme TINA, appliqué non pas aux orientations économiques ou sociales, mais au jeu institutionnel (si on peut prétendre aujourd’hui qu’il s’agit d’un jeu).

Psoe, le torchon brûle… la casa (cosa) está que arde

Rien ne va plus au sein du Psoe. Les deux mauvais résultats aux élections régionales en Galice et au Pays basque comme les résultats médiocres aux élections législatives ont plongé  ce parti dans une crise interne sans précédent. Elle n’est pas sans rappeler celle qui secoua , toutes proportions gardées et toutes choses égales par ailleurs.

La guerre de Syrie et ses références

J’ai relevé dans sur la page Syrie de la chaîne d’info continue internationale France 24 : « À l’ONU, Paris dénonce des « crimes de guerre » et compare Alep à Guernica ».

Agua por San Mateo, puercas vendimias y gordos borregos…

Il faudra attendre que les élections régionales de Galice et du Pays basque aient livré leur verdict pour qu’une autre solution, peu vraisemblable aujourd’hui, que de nouvelles élections en décembre soit possible pour former un nouveau gouvernement. Si l’on examine les sondages réalisés dans ces deux régions, on note que dans la première le PP est en position hégémonique, alors que dans la deuxième, des alliances seront nécessaires au PNV (parti nationaliste basque de centre droit) pour gouverner. Parlement régional de Galice:

Catalogue social-démocrate?

La campagne officielle des élections législatives étant ouverte, en dehors des sondages qui apportent à la fois quelques éléments de stabilité pour le PP, le PSOE et Ciudadanos, qui progressent très peu ou reculent légèrement, l’incontestable nouveauté de ce « deuxième tour” de législatives, c’est bien le pacte électoral Podemos et Izquierda Unida et la présentations de listes communes sur tout le territoire espagnol sous le sigle « Unidos Podemos » et sous les sigles déjà présents dans les régions où cette unité avait été mise sur pied dès le 20 décembre.

Je hais le nouvel an, odio il capodanno

Ces derniers temps une formule d'Antonio Gramsci a fait fortune par ces temps de crise. Je cite : "Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres". Elle est répétée jusqu'à la nausée par les journalistes, les experts de tout poil, les hommes politiques, qui, souvent n'ont pas la moindre idée de l'origine de cet aphorisme, de son auteur ou de l'histoire politique de l'Italie du XXe siècle. Voici quelques exemples.

Investiture: accord PSOE-Ciudadanos

Les choses finissent par arriver et confirment les craintes formulées en début de mois, l’accord signé entre la formation de centre-droit Ciudadanos et le PSOE sonne la fin de l’espérance de voir l’Espagne tenter de mettre en place une coalition de gauche. ne donne satisfaction ni sur le plan économique et social ni sur le plan institutionnel aux éventuels alliés de gauche.

Kessel et « sa » guerre d’Espagne, un documentaire de P. Jeudy

Dimanche dernier 14 février, la chaîne publique de télévision La 5 diffusait un documentaire de 52 minutes de Patrick Jeudy, Dix jours dans la guerre d’Espagne. Le propos était intéressant, il s’agissait de retracer le périple du grand reporter Joseph Kessel dans ce pays en guerre depuis deux ans. Il effectue ce voyage pour Paris Soir fin novembre-début octobre 1938, autrement dit quand la guerre a tourné à l’avantage des troupes franquistes et avant que ne se produisent les événements du début 1939 (la perte de la Catalogne et le coup du colonel Casado).

Poker menteur

Nous connaissons le résultat des élections.  Une période de crise politique aiguë s’ouvre en Espagne. retenons au passage, qu'à la différence des sondages, les sièges obtenus par Podemos seul ou par Podemos en coalition sont décomptés séparément.

Partie à deux

Après que les médias espagnols aient rivalisé d'ingéniosité et de matraquage publicitaire pour organiser des débats de campagne électorale entre les quatre leaders des formations les mieux représentées par les sondages, la dernière semaine a vu se jouer un retour spectaculaire vers le bipartisme puis que le seul débat organisé avant-hie l'a été entre Pedro Sánchez, le leader du PSOE et Mariano Rajoy, qui avait refusé tout débat à quatre, yenvoyant ses seconds couteaux , ou personne, selon le cas. Ainsi a pu apparaître en pleine lumière la VP de son gouvernement,  Soraya Sáenz de Santamaría, ap

11 septembre catalan

Le 11 septembre est un jour de célébrations en Catalogne. Comme toute date commémorative de nations sans Etats elle est celle d'une défaite, celle du dernier assaut des troupes au service de Philippe V, roi bourbon, contre une Barcelone rebelle et assiégée depuis plusierus mois, le 11 septembre 1714. Les troupes sont espagnoles et françaises, commandées par un de ces maîtres de guerre qui n'hésitaient pas à se mettre au service du mieux offrant, James Fitz-James Stuart.