Bagdad

Entre tragédie et chaos

« Il n’y a pas d’innocents ! » rétorqua Emile Henry au juge lui reprochant de s’en être pris aux habitués du Terminus dans la soirée du 12 février 1894. Le jeune terroriste avait patiemment attendu que l’éminent café de Saint Lazare soit bien peuplé pour lancer sa marmite pleine d’explosifs.

Dialogue avec Al Baghdadi

Personne : avec ce téléphone, il m'arrive de voir dans le noir... voir ce que vous ne pouvez pas voir. Il m'arrive même d'accéder à un vrai savoir, celui que vous n'êtes pas censés savoir... Le savoir des insensés... j'y crois mais vous n'êtes pas obligés de me croire. Je m'en vais composer le numéro de nouveau Nabucco qui prétend être le Lieu-tenant de Dieu sur terre. ( ça sonne de l'autre côté... et au bout de quelques secondes, quelqu'un décroche) Personne : allo... je ne vais pas vous offenser en vous demandant qui est à l'appareil?

Les rafles voilées

L’Histoire est propagande. Les vainqueurs écrivent leurs légendes et les vaincus s’y soumettent. Des axes et des cycles balisés de lumières savantes canonisant toujours plus les pouvoirs en place. La moindre révision demeure délicate au point de devenir prohibée si elle dévoile l’embryon d’une imposture. La raison du plus fort est ainsi faite. Elle sacralise un passé pour mieux dominer le présent.

L’art du politiquement stérile

Je les entends toujours autant pavoiser tous ces bouffons, qu’on appelle artistes, fiers de choquer le bourgeois. Quand il y a choc il y a rencontre : il s’agit de heurter l’esthète et par conséquent de le convier à regarder, écouter, toucher, s’interroger même. Sachant qu’il est le seul éduqué à une telle contemplation il est potentiellement le seul à pouvoir, du même coup, la financer.