Cazeneuve

Allah Akbar

Avant d'être abattu, le forcené a-t-il oui ou non crié : Allah Akbar ? - oui, selon la police - non, selon les témoins de service que la Police assimile à des complices. Car à la goutte d'or, tout ce qui brille n'est pas or... mais juste un rappel que nous sommes tous des êtres-pour-la-mort, de simples mortels. Alors a t-il oui ou non crié Allah Akbar ? Oui, mais peut être pas suffisamment fort... Mais pour la police, encore en état d'alerte, un murmure suffit pour sceller un sort. On lui a appris à se méfier même de l'eau qui dort. On tire d'abord. On interroge après... le mort.

Bernard Cazeneuve : la vie privée n’est pas une liberté

Séance publique de l&;Assemblée Nationale, Mardi 14 avril 2015 Projet de loi sur le renseignement 1ère séance, discussion sur les amendements 52 et 169

Je suis black

L'histoire commence en 1955 avec une noire qui refuse de céder sa place à un blanc dans un autobus. L'histoire continue avec un noir à qui on refuse l'accès dans une rame de métro. L'histoire n'est pas finie. L'histoire n'a pas de fin. Si on avait le sens de l'humour, on dirait que les noirs ont un vrai problème avec les transports en commun. Si on n'a pas le sens de l'humour, on dira que c'est un fait divers, en plein mois de février, qui est loin d'être banal : c'est un apartheid social... On ségrége, c'est le verbe. La ségrégation, c'est son nom.