charité

25 euros pour notre dame

Hier ou peut être aujourd'hui, quelqu'un m'a écrit... Il a appris ou compris que je vis sans ressources, il a donc décidé de faire appel à mon esprit. Par charité ou par fantaisie, il voudrait que j'écrive pour lui, un texte par jour comme le faisait Guaino pour Nicolas ou Buisson pour Sarkozy. Il a même agrémenté sa flatterie en fixant un prix : 25 euros tout ronds!

La petite vendeuse de scénarios

Mon Dieu, suis-je obligée de mendier ? Il fait froid et mon amour propre est à l'étroit. Je ne crois pas que la précarité puisse être surmontée une bonne fois pour toutes... La charité est passagère mais non salutaire, elle étanche la soif mais ne la retranche pas... elle panse la plaie mais ne compense pas la douleur... elle remonte le moral mais ne démonte pas le mal !  

Agapé

Il paraît qu'une charité bien ordonnée commence par soi-même. Si c'était le cas, je la préférerais désordonnée... passionnée plutôt qu'arraisonnée. - Une charité bien ordonnée commence par soi-même. Si c'était le cas, c'est un peu idiot de le rappeler, tout ego le sait et ne cesse de se l'appliquer. - Une charité bien ordonnée commence par soi-même. Si c'était le cas, je serais au fond de moi-même irritée d'apprendre que ma morale est limitée et sans longue portée... une morale pour des niais qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

Proche et prochain

La bonne approche consisterait pour une bonne part de l'humanité, à élucider le mystère de "la proximité" avant que la mauvaise part ne s'en sépare pour des raisons de promiscuité. La vie n'est pas facile, ni les temps évidents. On ne peut faire autrement que de distinguer nos proches de notre prochain. C'est le pathos de la distance qui met à nu un fond de la nature humaine qu'on préférerait ignorer. Entre les êtres qui nous sont familiers et les étrangers, nous ne cessons de tracer une ligne de démarcation.