Cioran

Le libéralisme : un sida mental, un cancer sociétal

L’ère que nous traversons, celle de l’humain comme force géologique modifiant de manière irréversible l’environnement en le détruisant, est aussi la période historique du libéralisme triomphateur. Un libéralisme à appréhender comme idée morale la plus basse, comme idée de l’homme seul dans un monde qui ne serait que le prolongement de lui-même, comme idée que l’homme n’a de compte à rendre à personne, qu’il peut allègrement se départir de sa fonction sociale.

Porc-trait

Tu pollues l'air que l'on respire Tu inspires le pur, tu expires l'impur Tu pompes l'oxygène et tu craches de l'hydrogène Avec toi l'atmosphère est toujours malsaine. C'est... irrespirable! Parce que tu passes ton temps à mentir Et tu mens comme tu respires De mal en pis et ça empire Le bien que tu avales Le mal que tu déballes et qui provient de l'intérieur de toi, De ton être viscéral Tout en toi est mauvais Le vrai comme l'ivraie Non, tu n'es pas fou, ni fêlé mais souillé par le péché On dirait que Dieu t'a tout retiré Excepté la vie... ou ce qu'il en reste

La servitude volontaire

« Le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir ».

Personne ne dira jamais mieux qu’Etienne de La Boétie notre servitude volontaire. Les hommes veulent servir. Ne leur parlez pas de liberté, ils n’y aspirent qu’en rêve ou en théorie. Leur réelle ambition ? Leur but ? Acheter avec l’argent qu’ils n’ont pas le fantasme d’une réussite sociale.