citoyen

QUI VOTERA VERRA !

Qui votera verra Verra quoi ? Il verra qu'il n'a encore rien vu. Il n'a pas encore glisse son bulletin dans l'urne qu'il est déjà à la rue. Vaincu mais toujours convaincu qu'il n'a pas tout perdu. Il ne sait pas s'il est nu ou mal vêtu. Il sait seulement qu'il sera battu puis abattu.

Samedi… quelque chose.

On n'a pas attendu longtemps pour voir les urnes nous uriner dessus. Tous les déçus de la démocratie indirecte s'apprêtent à descendre dans la rue... parce que leur liberté est désormais sans objet, abjecte.

LITTLE BIG MAC

En musique, il faut qu'il y ait des accords C'est une question d'harmonie, sinon c'est la cacophonie! Même le cloporte ne supporte pas les fausses notes... Il faut que ça s'accorde, que les sons se répondent et se répandent.   En politique, l'oreille n'est pas à la recherche de la même merveille. Rien n'est pareil. Il faut qu'il y ait des désaccords, une opposition, sinon, il n'y a plus de politique. Pas d'accords, c'est toute la politique.

La Démocratie et son nombre

 
Selon toute vraisemblance, la démocratie est un mode de gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Cette définition n'en demeure pas moins invraisemblable. À peine croyable... ni réalisée, ni réalisable. Et pourtant, on y tend, on y prétend à chaque fois qu'on cherche à exister politiquement, à chaque fois qu'on cherche à faire de la politique librement ou autrement. Qu'en est-il vraiment ?

Les deux bouts de la République

Cette ruée vers la rue est notre salut Petit à petit, nous allons réécrire les mille et une nuits Que signifie pour nous "la République" ? Sinon que l'État c'est nous Qu'il ne peut pas y avoir d'État sans nous Ce n'est pas seulement notre droit mais notre devoir de reprendre le pouvoir... REPRENDRE LE POUVOIR Nous ne serons plus endormis, ni assis mais DEBOUT Pour nous soustraire à la pesanteur Pour changer l'ordre des valeurs   Il n'y aura plus de discours politiquement correct Sans l'entremise de notre démocratie directe.... Je te parle, pour que tu m'écoutes

Niais ou Indignés ?

Les plus jeunes sont indignés parce que les plus vieux les prennent pour des niais. Ils en ont assez du marché, des marchands, des marchandises... Ils ne veulent plus entendre parler de crise, ni de gestion de la crise. Ils n'opposent pas leur rêve à la réalité, Mais proposent de les réconcilier, en réalisant leur rêve.   Mais quel rêve ? Le plus ancien, le plus nouveau : avoir une prise sur le réel. Avoir leur mot à dire même si ça ne veut plus rien dire. Disons : un peu plus de tact, de contact et donc d'impact. Être une figure en acte au lieu de figurer pendant les entractes.

Il est élu

Bonnes Gens de la Ville, Electeurs, Ecoutez l’édifiante histoire d’un joli petit âne blanc, candidat dans la capitale. C’est une histoire véridique pour les vieux gosses qui votent encore : Un bourriquet briguait au jeu électoral un mandat de chef législateur. Le jour des élections venu, ce bourriquet, candidat-type, répondant au nom clair de Nul, fit une manoeuvre de la dernière heure.

La représentation est une imposture !

Ca fait quatre ans qu’on tente d’expliquer, de démontrer en quoi l’élection alimente notre servitude politique. « Pas de substitut au pouvoir du peuple » ; « la représentation est une imposture » ; « au pire nos élus sont corrompus, au mieux à vendre » ; quel banquier s’est plaint du suffrage universel ? ». Quatre ans qu’on a beau faire, il n’empêche la mascarade persiste. Notre diktacratie s’en porte même à merveille.

Il n’y a pas d’innocents

  Galvanisé par ma petite bourgeoisie urbaine, j’ai longtemps cru à la destinée tragique de l’Homme. Celle qui sauve votre conscience quand elle perçoit, trop lucide, qu’elle collabore si aveuglément à cette machine infernale fabriquant du désordre social. La vie est une vraie loterie : bien né, bien éduqué, bien logé, grande sera la probabilité de réussir là où ceux moins bien lotis luttent pour survivre. Mais ça tout le monde le sait, tout le monde le dit.

Évolution ou révolution ?

Aujourd’hui encore on nous reproche de franchir certaines limites dans nos critiques politiques, nos analyses sociologiques ainsi que dans notre conception philosophique du monde. Pourtant nous argumentons dans nos divers textes, au fil des mois, le pourquoi et le comment de notre dialectique, démystifiant les rouages et les mécaniques qui font de ce monde ce qu’il est, et conditionnent ce que nous y sommes. Mais reprécisons cela très clairement. 

Parlementarisme, déni démocratique et soumission à l’oligarchie

Tous les trois ou quatre ans, la démocratie bourgeoise accorde aux ouvriers le droit de glisser dans l’urne un bulletin de vote, ce qui ne l’empêche pas de les écarter du pouvoir pendant le reste du temps mais l’autorise à proclamer que c’est le peuple entier qui gouverne »
Ce qu’avançaient Nikolaï Boukharine et Evgueni Préobrajensky dans « L’ABC du communisme » conserve encore aujourd’hui toute sa pertinence.

Du citoyen au consommateur

L’ancien peuple de France majoritairement agricole, élevé dans l’obéissance à Dieu, cette soumission quasi magique à l’irrationalisme de la tradition qu’était la monarchie du servage, se trouvait, de fait, beaucoup plus éloigné des idées rationalistes et républicaines que les bourgeois des villes.

Votre opinion ne compte plus

Nous le peuple, servons le pouvoir d’une bourgeoisie, qui au cours des deux derniers siècles a acquis les outils nécessaires à notre soumission : les appareils politiques et le pouvoir militaire, les réseaux médiatiques et leur culture de masse, alimentés par leur exponentiel pouvoir économique.

Le pouvoir au peuple

Premier texte publié sur Diktacratie.com il y a trois ans, jour pour jour. Merci de votre fidélité, et continuons à provoquer le débat&;

Code Noir et Lumières Blanches

« L’homme blanc a fait du noir un homme » écrivait Victor Hugo.

Lors de son discours sur L’Afrique, le 18 mai 1879, notre emblématique intellectuel nous livra la face noire de sa morale engagée, déclarant : « Que serait l’Afrique sans les blancs ? Rien ; un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des paysages lunaires . L’Afrique n’existe que parce que l’homme blanc l’a touché ». Plus loin il affuble même le berceau de l’humanité d’un :

Ignorance programmée

Pourquoi nous trouvons nous si démunis à une époque où les savoirs sont accessibles et les bibliothèques ouvertes à tous ? Pourquoi même les étudiants déplorent une connaissance lacunaire des mécanismes de l’appareil gouvernemental ? Pourquoi sommes-nous tels des enfants face à des maîtres ? Pourquoi ce qui relève de l’évidence prend des allures de révélations ou de secrets d’initiés ?

Volonté générale ou servitude volontaire ?

Il devient préoccupant de constater à quel point aujourd’hui (surtout après la sortie de notre livre) l’opinion publique estime toujours la prise de décision à la majorité comme une spécificité foncièrement démocratique. Ainsi, il suffit qu’une grande partie de la population s’accorde sur une envie particulière pour que leur velléité devienne loi. Il n’y aurait qu’un pas entre le désir du plus grand nombre et la volonté générale. Un pas se révélant être celui de la dictature de la majorité.

Narcissisme démocratique

Dans notre monde narcissisé, où c’est le « moi-je » qui prévaut, seul l’intérêt nous conduit à estimer autrui. Nous revêtons alors nos attraits les plus charitables, professant amour, générosité et tolérance. Mais en réalité nous y camouflons notre insatiable amour propre conjugué à notre esprit rapace &; voire commerçant pour les pires d’entre nous…

Oligarchie

N’ayons pas peur de le dire : nous sélectionnons lors d’élections une poignée d’oligarques qui nous volent le pouvoir. Sous le masque de la démocratie notre République prospère d’oligarchie en oligarchie (oligoi : petit nombre, arkhê : gouvernement), où « les hommes au pouvoir écrivent les règles de leur propre pouvoir. »

Le peuple règne et ne gouverne pas

D’après la théorie du suffrage universel, l’expérience aurait prouvé que la classe moyenne, qui seule exerçait naguère les droits politiques, ne représente pas le Peuple ; loin de là, qu’elle est, avec la monarchie, en réaction constante contre le peuple. On conclut que c’est à la nation, tout entière, à nommer ses représentants.

La démocratie est une aristocratie déguisée

L’amour de la Patrie

Si l’on se met à punir les délits d’opinion, où s’arrêtera-t-on ? Il faudrait pourtant bien voir ce que l’on veut, et ce que l’on obtiendra. Ce que l’on veut ce n’est assurément pas inspirer la peur et restaurer le culte de l’hypocrisie. Par exemple, ce que nous appelons patriotisme, ce n’est pas un discours mensonger, inspiré par la crainte du gendarme ou du policier, c’est un sentiment sincère. Il importe à la République que le citoyen se tienne à lui même justement les discours qu’il tient aux autres.

Bipartisme congénital

Pendant que Hollande peaufine son discours du 14 juillet, Sarko tente de revenir sur les devants de la scène politique française. Ainsi le pouvoir oscille inlassablement entre discours et parade, histoire de satisfaire les caprices de l’oligarchie financière tout en subjuguant les électeurs-esclaves.