consommation

Détournement de mineurs

Bonjour l'homme ! Comment va ? Ça va ? Ça ne va pas ? comme-ci, comme ça ? Sais-tu au moins ce que c'est qu'être autonome ? Tu crois le savoir, mais tu ne le sais pas, sinon tu m'aurais dit : ça va comme je vais et non comme tu vas... et je t'aurais dit : chapeau bas !  

Du capitalisme à l’islamisme

Pour qu'il y ait plus de lits dans les hôpitaux, plus de beurre dans les frigos, plus d'écoles pour nourrir les cerveaux... en deux mots : plus de boulots et moins de gens au bout du rouleau ... il faut de la CROISSANCE. C'est la sentence qui offense tous ceux qui ont des lacunes en économie. Et à juste titre parce que l'économie n'est pas une science mais un état de conscience.

DIVORCE POUR TOUS

Ça consume... ça consomme... des objets... des idées... des hommes. Je veux parler de l'air du temps...
  Le mariage pour tous fait partie de ces tentations qui nous donnent l'impression d'aller de l'avant alors qu'on ne fait que tourner en rond en déplorant ou en célébrant les atermoiements du temps qui passe... Tout progrès est en même temps un regret !

Une saison en diktacratie

Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. -Et je l’ai trouvée amère. -Et je l’ai injuriée. Je me suis armé contre la justice. Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié! Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.

Conquérir la démocratie

Quelle odieuse symphonie que cette partition où seuls les vainqueurs se font entendre en imposant leurs lois ! Et pourtant la majorité semble s’en satisfaire puisqu’elle y danse avec entrain en reprochant aux insoumis de fuir vers une liberté quelque peu vaine. Paradoxe de nos diktacraties libérales : celui cherchant à s’émanciper sera nécessairement perdant. Autrement dit si tu veux « bien » vivre, accepte ta servitude et arrête de te plaindre !

Héroïsme et propagande

De nouveau aujourd’hui, sortie d’une belle saloperie hollywoodienne ! Une asservissant d’autant mieux qu’elle alimente le fantasme d’une émancipation fruit d’un héroïsme difficilement envisageable aux communs des mortels. Les Avengers donc, pour la deuxième fois, tenteront de sauver les hommes des griffes du mal !

Il n’y a pas d’innocents

  Galvanisé par ma petite bourgeoisie urbaine, j’ai longtemps cru à la destinée tragique de l’Homme. Celle qui sauve votre conscience quand elle perçoit, trop lucide, qu’elle collabore si aveuglément à cette machine infernale fabriquant du désordre social. La vie est une vraie loterie : bien né, bien éduqué, bien logé, grande sera la probabilité de réussir là où ceux moins bien lotis luttent pour survivre. Mais ça tout le monde le sait, tout le monde le dit.

Évolution ou révolution ?

Aujourd’hui encore on nous reproche de franchir certaines limites dans nos critiques politiques, nos analyses sociologiques ainsi que dans notre conception philosophique du monde. Pourtant nous argumentons dans nos divers textes, au fil des mois, le pourquoi et le comment de notre dialectique, démystifiant les rouages et les mécaniques qui font de ce monde ce qu’il est, et conditionnent ce que nous y sommes. Mais reprécisons cela très clairement. 

Parlementarisme, déni démocratique et soumission à l’oligarchie

Tous les trois ou quatre ans, la démocratie bourgeoise accorde aux ouvriers le droit de glisser dans l’urne un bulletin de vote, ce qui ne l’empêche pas de les écarter du pouvoir pendant le reste du temps mais l’autorise à proclamer que c’est le peuple entier qui gouverne »
Ce qu’avançaient Nikolaï Boukharine et Evgueni Préobrajensky dans « L’ABC du communisme » conserve encore aujourd’hui toute sa pertinence.

Peut-on fuir le pouvoir ?

Il n’y a que deux moyens pour assujettir le peuple : le contraindre ou le tromper. La contrainte abuse toujours de sa violence. Elle franchit donc à terme la limite et finit par réveiller en nous des instincts de contestation capables de freiner l’efflorescence de son pouvoir. La duperie jouit de l’invisibilité de pouvoirs plus efficaces: ceux que le marché polit méthodiquement pour mieux prospérer.

Fascisme et société de consommation

En ces temps où le débat d’idée se heurte immanquablement à la police de la pensée, la lecture de cet extrait des Écrits Corsaires de Pasolini nous rappelle l’essence même de ce terrorisme intellectuel.

Du citoyen au consommateur

L’ancien peuple de France majoritairement agricole, élevé dans l’obéissance à Dieu, cette soumission quasi magique à l’irrationalisme de la tradition qu’était la monarchie du servage, se trouvait, de fait, beaucoup plus éloigné des idées rationalistes et républicaines que les bourgeois des villes.

Cachez moi cette misère que je ne saurais voir

Il faut les foutre ailleurs les mendiants, ces roumains, ces intolérables, franchement ! Sur les Champs-Élysées qu’ils s’installent, comme des monuments, sauf qu’eux on les regarde bien d’en haut !&; Plantés là, à genoux qu’ils se mettent implorants notre bon coeur, notre pitié, nos fonds de poches&

Votre opinion ne compte plus

Nous le peuple, servons le pouvoir d’une bourgeoisie, qui au cours des deux derniers siècles a acquis les outils nécessaires à notre soumission : les appareils politiques et le pouvoir militaire, les réseaux médiatiques et leur culture de masse, alimentés par leur exponentiel pouvoir économique.

De l’illusion démocratique

Souvent chez l’être humain, l’impression suffit au contentement. C’est le semblant, l’immédiateté factice, qui l’emporte sur le concret, le résultat d’un labeur. Comme c’est au cœur du troupeau qu’il fait toujours le plus chaud, plus l’on est nombreux à s’en satisfaire, et plus les apparences perpétuent l’illusion, au point de la faire passer pour réelle et solide.

Homo-consommatus

Le projet est désormais accompli. Nous assistons à la naissance d’une espèce nouvelle, l’avènement de l’homme post-contemporain, j’ai nommé l’homo-consommatus.