Peintures

copilote

Andreas Lubitz : l’Altruicide

Andreas respirait normalement. Aucun signe de fébrilité. Il savourait peut-être même la descente... Quand on souffre, plus que de raison, on finit toujours par se précipiter dans un gouffre. L'attrait pour l'inéluctable, c'est redoutable... Ce suicide longuement prémédité, soigneusement dissimulé, accompli sous le sceau du secret avec une certaine sérénité. Sa décision était prise, elle était dans sa valise, qui contenait désormais toute sa destinée. Pour un mélancolique c'est un verrouillage automatique : la vie vaut la peine d'être vécue, si et seulement si elle est vaincue.