décadence

Houellebecq : une imposture littéraire

Privilège du pamphlétaire il est le premier à donner des coups ; la politesse veut qu’ensuite on lui rende au centuple. Tout ça est de bonne guerre. A moi donc l’honneur de dézinguer le dernier roman de Michel Houellebecq, Soumission, avant de recevoir les salves de ses dilettantes. De toute façon, quelle littérature peut se targuer d’une adhésion unanime ? Même le Voyage de Céline trouve ses détracteurs…

Une saison en diktacratie

Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s’ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j’ai assis la Beauté sur mes genoux. -Et je l’ai trouvée amère. -Et je l’ai injuriée. Je me suis armé contre la justice. Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c’est à vous que mon trésor a été confié! Je parvins à faire s’évanouir dans mon esprit toute l’espérance humaine. Sur toute joie pour l’étrangler j’ai fait le bond sourd de la bête féroce.

Pour en finir avec notre diktacratie

Quelques compagnons dissidents, aux idéaux malgré tout bien distincts, aiment à stigmatiser nos aspirations politiques originales en n’hésitant plus à railler notre « démocratite » aigüe. Une maladie émergeant en Grèce à l’ère de Périclès et trouvant son acmé quelques siècles plus tard, sur une terre d’anciens esclaves, dans les Russies oubliées.

Les créatures du Léviathan

L’Eglise ne doit pas commander. Politiquement parlant, elle ne le peut. Ses desseins transcendants demeurent hétérogènes aux lois physiques de notre monde visible, immanent. Les passions attachant les hommes à ce monde, et celles les reliant à l’au-delà, ne peuvent s’accommoder. Les âmes citoyennes ne peuvent communier dans un sanctuaire.

Républicains ou chrétiens ?