démocratie directe

La représentation est une imposture !

Ca fait quatre ans qu’on tente d’expliquer, de démontrer en quoi l’élection alimente notre servitude politique. « Pas de substitut au pouvoir du peuple » ; « la représentation est une imposture » ; « au pire nos élus sont corrompus, au mieux à vendre » ; quel banquier s’est plaint du suffrage universel ? ». Quatre ans qu’on a beau faire, il n’empêche la mascarade persiste. Notre diktacratie s’en porte même à merveille.

Politique et massification

La définition d’une stratégie de défense pertinente suppose de bien connaître son ennemi pour en découvrir les points forts, à contourner, et les points de vulnérabilité, à attaquer. A cette fin, reprendre à notre compte les théories de la « gestion de risques« , dont l’application permet de déceler les faiblesses ainsi que les saillances de tout système. Et pour commencer, décrire le théâtre des opérations, le plus précisément possible, avant d’agir.

La résolution du Pétropavlosk

Le 1er mars une réunion publique eut lieu sur la place de l’Ancre. Elle fut convoquée officiellement par la première et la seconde escadres de la flotte baltique. L’annonce parut dans l’organe du Soviet de Kronstadt. Le même jour, le président de l’Exécutif central panrusse Kalinine, et le Commissaire de la flotte baltique Kouzmine, arrivèrent à Cronstadt. Kalinine fut reçu avec les honneurs militaires, avec musique et bannières déployées.

Le vétché

L’Histoire est peu soucieuse de rappeler l’âge d’or d’un pays, surtout quand celui-ci fut le fruit de l’intelligence collective. Aujourd’hui, par exemple, une majorité de chroniqueurs s’acharnent à énumérer les dynasties régnantes de Russie sans même jamais évoquer les traditions démocratiques antérieures pourtant foisonnantes. Forme de révisionnisme oligarchique légitimant encore et toujours les pouvoirs en place. On connaît la manigance, elle est universelle.

Pour en finir avec notre diktacratie

Quelques compagnons dissidents, aux idéaux malgré tout bien distincts, aiment à stigmatiser nos aspirations politiques originales en n’hésitant plus à railler notre « démocratite » aigüe. Une maladie émergeant en Grèce à l’ère de Périclès et trouvant son acmé quelques siècles plus tard, sur une terre d’anciens esclaves, dans les Russies oubliées.

Volonté générale ou servitude volontaire ?

Il devient préoccupant de constater à quel point aujourd’hui (surtout après la sortie de notre livre) l’opinion publique estime toujours la prise de décision à la majorité comme une spécificité foncièrement démocratique. Ainsi, il suffit qu’une grande partie de la population s’accorde sur une envie particulière pour que leur velléité devienne loi. Il n’y aurait qu’un pas entre le désir du plus grand nombre et la volonté générale. Un pas se révélant être celui de la dictature de la majorité.

Alain Soral, meilleur ennemi de la diktacratie

Qui veut la peau d’Alain Soral ? Certainement pas nous ! Et ce, même si des points de divergence se manifestent entre notre radicalité démocratique et son pragmatisme social. C’est ainsi, d’ailleurs, que nous sombrons parfois dans les méandres d’un égalitarisme utopique, alors que notre sulfureux dissident s’inscrit dans un monde, certes réactionnaire, mais bien plus réel. Mais là n’est pas le plus important. Il faudrait avant tout regarder du coté de la base ontologique. Détaillons cela.

Egalité

Pour la législation directe par le référendum

Des nombreuses formes de gouvernement la démocratie a été, et sera toujours, considérée comme la plus élevée et la meilleure. Immédiatement après la démocratie, une forme républicaine de gouvernement est estimée la meilleure et c’est de ce gouvernement que nous bénéficions&;

La différence entre une démocratie et une république est la législation directe.