désir

L’obsolescence des Amours

On peut le déplorer... on peut le regretter mais on aura du mal à le contester : l'éphémérité de nos amours est un fait incontesté... incontestable. On l'a plus d'une fois éprouvé même si on s'évertue à le désapprouver... Nos amours ont une durée limitée... quasiment mesurable... on est loin de l'incommensurable!

Que puis-je pour vous ?

Question de l'impatient : Sur quoi va déboucher cette séance ? Vous allez avoir plus de pouvoir sur moi? Ou est-ce que je vais vous reprendre le pouvoir ? Excusez mon arrogance !

 

Ma réponse : On ne peut pas entreprendre une philoanalyse sans se rendre à l'évidence que nous avons un problème avec le pouvoir.

Il faut se le représenter ce pouvoir, celui qui circule par exemple entre Socrate et ses interlocuteurs, entre le maître et ses disciples, le discoureur et ses contradicteurs... Il faut bien ouvrir l'œil sur ce genre de représentation

Vous l’avez voulu !

Je hais Nietzsche mais je ne supporte pas une autre philosophie... une autre folie que la sienne. Quand on comprend ce que je crois avoir compris, on se méfie de ceux qui ont ou font de l'esprit... Qu'est-ce que j'ai compris ? Que rien n'est réfléchi, tout est ressenti. Que c'est la vie... la vie qui exprime en moi son avis. Et qu'est-ce que j'ai ressenti ? Quelque chose et moi... quelque chose qui me ramène à moi... Ce n'est ni un sentiment, ni un ressentiment... Mais une émotion si vivre et si intense qui s'apparente à une passion.

Cet obscur sujet de désir

Tout sujet que je suis, je ne puis exister sans désirer un objet... je tourne autour et retourne toujours à l'objet de mon désir... cet obscur objet du désir qui m'inspire, m'attire et me renvoie à mon propre désir. Pour du miel, on accepte l'absinthe, c'est ce qui fait de toute vie, de toute envie un LABYRINTHE. On n'en sort pas. Jamais... ou pour y retourner. Même les plus braves sont esclaves de leurs désirs... désirs d'objets obscurs où toute lumière rencontre un mur.

Le capitalisme de la séduction

Il y a des livres nous divertissant et d’autres bouleversant foncièrement notre vision du monde. Des livres en mesure de réellement nous émanciper s’ils étaient plus partagés et mieux compris. Mais le système n’aurait rien à gagner d’une telle contagion, alors, pour préserver sa mainmise, il distille ces ouvrages pour qu’on ne puisse les lire que de manière fortuite et inopportune.

Les appâts de la servitude

A l’heure où le salariat englobe une majorité de la population, il n’est plus question de concevoir une autorité par la force mais plutôt d’élaborer les outils les plus efficaces pour obtenir le meilleur consentement possible d’un peuple qui, s’il était uni et éclairé, pourrait renverser n’importe quel pouvoir. Il s’agit de forger les consciences de façon mécanique et inconsciente pour qu’elles s’en remettent aux puissants qui organiseront ainsi les désirs et la vie de chacun.