Dictature de l'économie

29 septembre 2008…..CHUUUUuuuute!

Il paraît que c’est les banques qui dirigent le monde, que les politiques ne seraient au mieux des marionnettes au bout de leurs fils, au pire leurs partenaires de crimes… De toute façon, qui ne dit mot consent. Mais le silence, lui, n’est d’or que pour certains ! En voici un qu’aurait mieux fait de se taire, Lloyd Blankfein de Goldman Sachs :

 Je ne suis qu’un banquier accomplissant le travail de Dieu ».

Le libéralisme : un sida mental, un cancer sociétal

L’ère que nous traversons, celle de l’humain comme force géologique modifiant de manière irréversible l’environnement en le détruisant, est aussi la période historique du libéralisme triomphateur. Un libéralisme à appréhender comme idée morale la plus basse, comme idée de l’homme seul dans un monde qui ne serait que le prolongement de lui-même, comme idée que l’homme n’a de compte à rendre à personne, qu’il peut allègrement se départir de sa fonction sociale.

Un système d’épouvantails et de pions

Les plus grands criminels de la planète ne sont pas les Bachar, les Ben Laden ou autres Kadhafi. Bien au contraire, combien même ils peuvent être de vrais résistants, on les diabolise et les utilise surtout comme épouvantails. Les vrais malfaiteurs, eux, ne se donnent jamais en spectacle comme un Hitler au meilleur de sa forme, mais sont d’autant plus dangereux qu’ils agissent derrière le rideau… Vous ne les voyez donc pas, et pourtant, ils nous gouvernent, nous manipulent comme si nous étions des pions. Des “pions de casino” comme le disait si bien Thomas Sankara :

J’achète donc je suis

 Comme la plus heureuse personne du monde est celle à qui peu de choses suffit, les grands et les ambitieux sont en ce point les plus misérables qu’il leur faut l’assemblage d’une infinité de biens pour les rendre heureux. »      -La Rochefoucauld
Quel est l’intérêt de nos maîtres financiers ?

Comment crée-t-on l’argent ?

Si le peuple comprenait notre système bancaire et monétaire, il y aurait une révolution avant demain. »-Henry Ford

La planche à billets ?

Pour la plupart des personnes, l’image ci-dessus représente la création d’argent. Les gens se disent que l’Etat, ou toute autre organisation, imprime des billets pour créer toute la monnaie nécessaire. Il n’en est rien !

Traité transatlantique sauce canadienne

En marge du létal Traité transatlantique, se négocient d’autres traités, dans la même discrétion et pour le même malheur des peuples. Parmi ces traités, notons le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Canada : l’Accord Economique et Commercial Global (AECG). Les minces informations qui suintent à propos de l’AECG en font une sorte de copier-coller du Traité transatlantique, mais avec cette fois-ci le Canada dans le rôle du mieux armé pour phagocyter son «  partenaire  ».

Cachez moi cette misère que je ne saurais voir

Il faut les foutre ailleurs les mendiants, ces roumains, ces intolérables, franchement ! Sur les Champs-Élysées qu’ils s’installent, comme des monuments, sauf qu’eux on les regarde bien d’en haut !&; Plantés là, à genoux qu’ils se mettent implorants notre bon coeur, notre pitié, nos fonds de poches&

Pour un retour à l’Europe des frontières ?

Bon nombre de nos contemporains  s’interrogent sur les réels bénéfices que nous tirons de la consolidation de cette Europe aux frontières effacées.  Pour l’opinion publique, le tournant décisif de « l’Acte unique » et  ses quatre grands principes de circulation (circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux) n’auront  servi en dernière instance que les seuls intérêts des multinationales et du grand capital.

La bourse ou la mort

En mai 2013, le meurtre d’un militaire à l’orée d’une banlieue de Londres, touchée par la misère sociale, provoqua des tensions raciales. Elles entraînèrent plusieurs quartiers au bord de la guerre civile. Ce fut le point d’orgue d’une situation conflictuelle larvée depuis une poignée de décennies entre d’un côté le petit peuple prolétaire blanc anglais et, de l’autre, le petit peuple prolétaire musulman d’origine indo-pakistanaise. La presse vendit ces évènements comme un « choc des civilisations ». Pathétique…

Travail, compétitivité et pauvreté

Le conseil central de l’économie belge rapportait qu’en un peu plus d’une décennie les dividendes perçus par les actionnaires avaient doublé. Une tendance que corroborent les analystes français : pour l’année 2013, une progression moyenne de 5% des dividendes pour les entreprises du CAC 40 est annoncée. En dépit d’une accumulation de richesse toujours plus conséquente, le monde entrepreneurial se borne dans sa logique de réduction des salaires au nom de la compétitivité.

Haute trahison

Libre-échange Problème posé à mon neveu de 11 ans d’âge : J’ai une entreprise en concurrence directe avec les entreprises du reste du monde. Dans mon domaine d’activité, l’innovation n’intervient qu’à la marge. Parmi mes concurrents mondiaux,  ils en aient qui payent leurs salariés 150 euros par mois tout en leur proposant des droits sociaux proche du néant ? Question : Que dois-je faire pour pouvoir vendre mes produits ? Réponse du neveu : Payer les français 149 euros par mois, tonton. Financiarisation de l’économie

Sociologie de l’entreprise

Depuis la révolution industrielle, outre l’évolution technique de ses moyens de production et la division du travail,  l’entreprise a œuvré pour un changement radical de sa représentation auprès du consommateur. La dépréciation de la valeur d’usage au dépend de la valeur d’échange,  l’obligation de maximiser ses profits afin de contenter investisseurs et actionnaires a poussé le monde entrepreneurial à investir une part significative de ses avoirs en campagnes marketings.

L’austérité ou la stratégie de la dépossession

Démembrement des acquis sociaux, destruction des services publics, diminution des aides sociales, dégressivité accélérée des allocations de chômage, retardement des départs en pension, coupes en règle sur les budgets de la santé et de l’enseignement, gel des salaires&; Ces quelques mesures prétendues nécessaires, appliquées par les gouvernements de Droite et de Gauche, ne constitueraient in fine qu’une série de remèdes préconisés pour sortir de « la crise »