diktacratie

Onfray mieux de le lire

Il semblerait qu’en cette rentrée morose tout le monde ait son mot à dire sur Michel Onfray. Cela en est même devenu un show croustillant pour le spectateur lambda n’ayant que faire habituellement de métaphysique. Quoique, même si Onfray propose dans son œuvre une doctrine quelque peu explicite, il n’a jamais été question de philosophie à proprement parler dans ces joutes médiatiques.

La morale des héros

Au début je pouvais pas me rendre compte, je n’étais qu’un enfant. Ici était le centre du monde, son essence, sa raison ! On a hérité des Lumières il paraît ! Moi j’ai surtout connu celles de la télé. Quant à l’aube, à peine sorti du sommeil qui répare, je sautais de mon lit tout excité pour rejoindre les méandres du canapé, emmitouflé dans ma couette biensûr.

Conquérir la démocratie

Quelle odieuse symphonie que cette partition où seuls les vainqueurs se font entendre en imposant leurs lois ! Et pourtant la majorité semble s’en satisfaire puisqu’elle y danse avec entrain en reprochant aux insoumis de fuir vers une liberté quelque peu vaine. Paradoxe de nos diktacraties libérales : celui cherchant à s’émanciper sera nécessairement perdant. Autrement dit si tu veux « bien » vivre, accepte ta servitude et arrête de te plaindre !

Les rafles voilées

L’Histoire est propagande. Les vainqueurs écrivent leurs légendes et les vaincus s’y soumettent. Des axes et des cycles balisés de lumières savantes canonisant toujours plus les pouvoirs en place. La moindre révision demeure délicate au point de devenir prohibée si elle dévoile l’embryon d’une imposture. La raison du plus fort est ainsi faite. Elle sacralise un passé pour mieux dominer le présent.

Évolution ou révolution ?

Aujourd’hui encore on nous reproche de franchir certaines limites dans nos critiques politiques, nos analyses sociologiques ainsi que dans notre conception philosophique du monde. Pourtant nous argumentons dans nos divers textes, au fil des mois, le pourquoi et le comment de notre dialectique, démystifiant les rouages et les mécaniques qui font de ce monde ce qu’il est, et conditionnent ce que nous y sommes. Mais reprécisons cela très clairement. 

Colères interdites en diktacratie

Ha Zlatan, sache qu’au pays des droits de l’homme tu as le devoir de fermer ta gueule. Pourtant rien de plus libérateur que d’exprimer sa colère quand ceux sensés harmoniser nos luttes dérogent à leurs tâches. Le problème c’est que dans un pays où la liberté s’évertue à quelques moqueries formatées sur les plus faibles et les idiots utiles, celui qui se révolte contre les puissants risque fort la punition.

Pour en finir avec notre diktacratie

Quelques compagnons dissidents, aux idéaux malgré tout bien distincts, aiment à stigmatiser nos aspirations politiques originales en n’hésitant plus à railler notre « démocratite » aigüe. Une maladie émergeant en Grèce à l’ère de Périclès et trouvant son acmé quelques siècles plus tard, sur une terre d’anciens esclaves, dans les Russies oubliées.

A qui profite le crime ?

Au final, rien n’a vraiment changé. C’est même pire&;pire qu’avant la kouachiasse. Y avait pourtant de quoi ébranler la donne, de quoi subvertir la populace&; Mais, comment un tel massacre a-t-il pu suscité une si nauséeuse mascarade ?

La diktacratie en marche !

Quel rassemblement ! Quelle masse ! Quelle communion !… Historique ! Dimanche, quatre millions de français ont défilé contre le terrorisme et pour la liberté. Putain que c’était beau, émouvant comme si Bruel, Grand Corps Malade et Joey Starr chantaient en choeur « Qui a le droit ? ».

Marche en capitale diktacratienne

Paris, maintenant que t’as étalé ton indignation, comptes-tu enfin te réveiller ? T’affranchir ? Terrifié, tu t’es rassemblé massivement jusqu’à te proclamer nombril du monde. Victime occasionnelle, tu as rayonné tel un martyr suprême. De manière pornographique. Comment ta chorale internationale a pu dissoner de la sorte ? Face à l’arrogance de ton show, ô combien a-t-il fallu être licencieux pour avoir eu envie de vomir ! Quoique&;

Hé Charlie, peut-on rire de tout ?

L’ultime caricature de Charb fut sans doute la meilleure de sa carrière. Car prophétique. Alors, ça fait comment quand les mercenaires de Mohamed-sala-Allah ‘alih-wa-salam viennent présenter leurs voeux ? À mourir de rire. Il y a comme un vent de colère qui anime ce début d’année 2015. Certains l’expriment avec lyrisme, d’autres à la kalachnikov ! Rien n’est anodin en diktacratie

Démocratie ou dirigisme ?

La démocratie n’est pas une idéologie mais une forme d’organisation plus efficace que le dirigisme. Définitions Dans les régimes autoritaires le pouvoir appartient au(x) dirigeants. En démocratie, le pouvoir appartient aux citoyens. Une démocratie est, soit directe (le peuple exerce sa souveraineté lui-même, au moyen de référendums), soit représentative (le peuple exerce sa souveraineté par l’intermédiaire de ses représentants).

Qu’est ce qu’on attend, François ?

Merci Président pour ta prestation qui, de nouveau cette année, nous a rassurés quant à nos apathies politiques. Combien faut-il avoir de convictions vérolées pour nous affliger de tels boniments un soir de réveillon ! Cintré et saupoudré pour la circonstance, tu as su nous parler souverainement : droit dans la caméra. Nos sorciers de la propagande t’avaient parfaitement rafistolé. Comme un Berlusconi.

Bourgeoisie et propagande chez Victor Hugo

Il y a quelques mois j’accompagnais un groupe d’enfants visiter la maison de Victor Hugo, Place des Vosges. Une « visite culturelle » pour agrémenter les vacances de nos petits parisiens privés d’exode estivale. Heureusement, nous fûmes confiés à une conférencière inspirée nous contant de belles histoires de grand père !

Volonté générale ou servitude volontaire ?

Il devient préoccupant de constater à quel point aujourd’hui (surtout après la sortie de notre livre) l’opinion publique estime toujours la prise de décision à la majorité comme une spécificité foncièrement démocratique. Ainsi, il suffit qu’une grande partie de la population s’accorde sur une envie particulière pour que leur velléité devienne loi. Il n’y aurait qu’un pas entre le désir du plus grand nombre et la volonté générale. Un pas se révélant être celui de la dictature de la majorité.

Le pouvoir du peuple et les assemblées parlementaires

De nos jours, l’ensemble des régimes politiques est le résultat de la lutte que se livrent les appareils ou les individus pour parvenir au pouvoir ; que cette lutte soit pacifique ou armée, comme par exemple la lutte des partis ou des classes, elle se solde toujours par le succès d’un homme ou d’un groupe et par la défaite du peuple, donc par la défaite de la démocratie véritable.

Alain Soral, meilleur ennemi de la diktacratie

Qui veut la peau d’Alain Soral ? Certainement pas nous ! Et ce, même si des points de divergence se manifestent entre notre radicalité démocratique et son pragmatisme social. C’est ainsi, d’ailleurs, que nous sombrons parfois dans les méandres d’un égalitarisme utopique, alors que notre sulfureux dissident s’inscrit dans un monde, certes réactionnaire, mais bien plus réel. Mais là n’est pas le plus important. Il faudrait avant tout regarder du coté de la base ontologique. Détaillons cela.

Egalité

Fascisme de gauche

La voix de l’espoir, toujours réconfortante à entendre, mais souvent décevante à écouter, nous rappelle obstinément que le citoyen de gauche est d’abord et avant tout un homme de bien. Qu’il est doux de rêver… Des harangues chialant la démocratie à tout va, des chansons promettant la révolution sans le sang, des refrains arc-en-ciel, des bonheurs métissés, et des lendemains sans frontières où la tolérance, la justice et l’égalité gommeront la misère, la corruption et la guerre. Du Huxley en canette qui fait pschitt avant même de l’avoir secouée.

Pas de liberté sans égalité

Voilà que certains nous reprochent de sortir un livre ! Ils vont jusqu’à dauber notre sous-titre : Pas de liberté sans égalité. Ces matamores crient au complot franc-maçon. Ils profèrent que le mot égalité est vérolé par la secte du triangle. Marrant ça quand on sait le nombre démesuré de leurs grades ; leur bouquet hiérarchique est quand même une insulte à nos aspirations égalitaristes !

La diktacratie contre le peuple

La diktacratie n’a peur d’aucun parti. Par contre elle craint le peuple ! Elle craint le peuple conscient de lui-même, c’est-à-dire capable de se fédérer autour de ses intérêts fondamentalement communs.