divertissement

Du business de la charité

Hiver des sans-abris, maladies orphelines, famines et autres grandes causes humanitaires, la société du capitalisme financier, celle qui provoque de la précarité à grande échelle, convoque ses administrés à intervalles réguliers pour de grandes cérémonies caritatives…

Conquérir la démocratie

Quelle odieuse symphonie que cette partition où seuls les vainqueurs se font entendre en imposant leurs lois ! Et pourtant la majorité semble s’en satisfaire puisqu’elle y danse avec entrain en reprochant aux insoumis de fuir vers une liberté quelque peu vaine. Paradoxe de nos diktacraties libérales : celui cherchant à s’émanciper sera nécessairement perdant. Autrement dit si tu veux « bien » vivre, accepte ta servitude et arrête de te plaindre !

Le fantastique : un remède homéopathique face à l’aliénation de la société marchande

Avant toute chose, je tiens à faire remarquer que j’ai été, et suis encore un grand « consommateur » de fantastique : littérature, cinéma, jeux de rôles, jeux vidéos&; bref, l’échappée belle en terre donjon-et-dragon-esque ou en terre du milieu, sous toutes ses formes, est une pratique à laquelle je me suis adonné et m’adonne encore régulièrement.

Qui suis-je ?

6H30, Le réveil claironne. Une émission politique. L’invité, un gus qu’un de ses collègues traitait il y a peu de mafieux, dont le parti est en faillite avec des comptes de campagne invalidés. Il se propose de nous sortir de la crise. 6h34, L’obsolescence programmée sévit à nouveau en la personne de la lampe de ma salle de bain. 7h10, J’accompagne ma fille chez la voisine, une chômeuse en fin de droit. Le collège de la petite est fermé : cause suicide du professeur d’Histoire. La rumeur dit qu’il ne croyait plus à ce qu’il enseignait.

« L’intérêt, qui aveugle les uns, fait la lumière des autres ».

Nous voilà plus heureux d’acheter une télévision que de dompter la liberté pour ce qu’elle est : le simple refus de la servitude. Alors on chante et on danse, que l’on soit acteur ou spectateur on s’en divertit. Réelle diversion donc, pour préserver l’ordre social par le contrôle de nos temps libres. On comprend mieux désormais en quoi notre vie professionnelle est calibrée pour ne garder que l’énergie nécessaire à notre abrutissement.

Les appâts de la servitude

A l’heure où le salariat englobe une majorité de la population, il n’est plus question de concevoir une autorité par la force mais plutôt d’élaborer les outils les plus efficaces pour obtenir le meilleur consentement possible d’un peuple qui, s’il était uni et éclairé, pourrait renverser n’importe quel pouvoir. Il s’agit de forger les consciences de façon mécanique et inconsciente pour qu’elles s’en remettent aux puissants qui organiseront ainsi les désirs et la vie de chacun.