droit

Merci la Tunisie, merci.

Sa parole est saccadée mais non bradée : probité, probité, probité. Probité morale, probité politique, probité intellectuelle. Il vient de remporter haut la main les élections présidentielles. Kaïs Saïed... son prénom bat la mesure. Son nom combat la démesure.

LAISSE-MOI VIVRE MA VIE !

Laisse-moi vivre ma vie ! m'a dit ma fille qui a fêté ses 4 ans, il n'y a pas si longtemps. Laisse-moi vivre ma vie comme pour me débarrasser à jamais de toute envie de faire de l'esprit... putain, c'est elle ou c'est moi qui  vieillis ?

Ratages

En philosophie, je crois au discernement des plus sages. En politique, je crois au gouvernement des plus forts. En droit, je crois au jugement des plus justes. En art, je crois au rayonnement des meilleurs... les vrais créateurs. Autant dire que je ne crois en personne... Parce qu'en philosophie, il n'y a que des amants de la sagesse mais point de sages... ce qui fait de toute philosophie une passion inutile et de toute sagesse un idéal hors de portée... inaccessible.

Colères interdites en diktacratie

Ha Zlatan, sache qu’au pays des droits de l’homme tu as le devoir de fermer ta gueule. Pourtant rien de plus libérateur que d’exprimer sa colère quand ceux sensés harmoniser nos luttes dérogent à leurs tâches. Le problème c’est que dans un pays où la liberté s’évertue à quelques moqueries formatées sur les plus faibles et les idiots utiles, celui qui se révolte contre les puissants risque fort la punition.

Code Noir et Lumières Blanches

« L’homme blanc a fait du noir un homme » écrivait Victor Hugo.

Lors de son discours sur L’Afrique, le 18 mai 1879, notre emblématique intellectuel nous livra la face noire de sa morale engagée, déclarant : « Que serait l’Afrique sans les blancs ? Rien ; un bloc de sable ; la nuit ; la paralysie ; des paysages lunaires . L’Afrique n’existe que parce que l’homme blanc l’a touché ». Plus loin il affuble même le berceau de l’humanité d’un :

Si on ne leur obéit pas…

Le monde n’est pas près de changer. Et cela convient parfaitement à nos bourgades repues de petits fonctionnaires vaniteux et de populace aliénée. Qu’on soit partisan du mérite ou prosélyte de justice, qu’on soit rebelle de papier ou réac médiatique, c’est toujours la même rengaine : on érige, pour nous représenter, des hommes qui n’ont, tout compte fait, qu’une seule ambition : accéder puis se maintenir au pouvoir.

Ignorance programmée

Pourquoi nous trouvons nous si démunis à une époque où les savoirs sont accessibles et les bibliothèques ouvertes à tous ? Pourquoi même les étudiants déplorent une connaissance lacunaire des mécanismes de l’appareil gouvernemental ? Pourquoi sommes-nous tels des enfants face à des maîtres ? Pourquoi ce qui relève de l’évidence prend des allures de révélations ou de secrets d’initiés ?