Emeline Becuwe

L’instrumentalisation de l’antisémitisme

  Savez-vous ce que préconisent les élus et les zélés pour lutter contre l'antisémitisme? D'accuser d'une manière objectivement  abject, les musulmans et de stigmatiser l'Islam et l'islamisme. Pour le dire sans sous-titres, l'anti-islamisme serait le seul remède à l'antisémitisme. Moralité: la France ne renonce pas à ses vieux traumatismes, elle ne fait que remplacer un bouc émissaire par un bouc-cerf. Comme si le racisme dans sa version arabophobe ou islamophobe était moins dramatique ou moins tragique que l'antisémitisme.

Manifeste contre le mimétisme !

  Et si on cessait d'être paranos, schizos, rigolos sur les réseaux sociaux? Paranos en croyant mériter le gros lot ou être les seuls à avoir du mal à sortir la tête de l'eau. Schizos comme des moutons qui bêlent, et dont l'écho leur fait croire à un monde parallèle.

Salut Finkielkraut !

Je suis quelqu'un " sans nom", "sans voix", " sans visage". Je me lève au petit matin et je rêve du grand soir. Je ne cherche pas la gloire mais la plus belle façon de raconter l'histoire. Le sang de la Courneuve qui coule dans mes veines, ne craint pas l'échec. Ce n'est pas la réussite qui m'excite mais la bonne conduite. Pas vous?

Solidarité biologique

Il y a un altruisme biologique. Voir par exemple une fourmi aider une autre fourmi à porter le poids de la vie: une miette en guise de provision animale. Il y a un altruisme éthique. Voir par exemple un homme faire tout le nécessaire pour ne pas écraser une fourmi: une miette en guise de prévision morale. Il y a un altruisme théologique. Voir par exemple Dieu dans l'œil de la fourmi: une miette en guise de vision verticale.  

On en a assez !

Il faut disposer d’un logiciel américain pour s’apercevoir que sous le ciel de notre beau pays, on n’a pas fini d’opposer démocrates et républicains. Exit, la gauche et la droite, c’est une toute autre configuration qui nous excite. Elle est d’inspiration anglo-saxonne et correspond davantage à la nouvelle donne d’un monde qui nous livre au chacun pour soi et à Dieu pour personne. C’est l’heure de la mondialisation qui sonne… si vous ne vous ouvrez pas, on vous abandonne ! Pour les démocrates, c’est l’intérêt particulier qui prime. Pour les républicains, c’est l’intérêt général qui réprime.

Qu’est -ce qui me dérange ?

Le rangement : J'ai en mémoire l'image d'une jeune fille bien rangée, celle d'un roman de Simone de Beauvoir. Je n'ai pas beaucoup de mal à concevoir ce passage du désordre à l'ordre... l'ordre qui ordonne, pardonne ou abandonne... je peux le percevoir ou le recevoir... celui de la Nature... ou celui de l'art... Mais surtout celui que les hommes composent et s'imposent : l'ordre politique... Le rangement est le principe même de tout gouvernement des hommes par les hommes.

Jaune pour l’outrage !

L’homme de ma vie avait un certain âge. Il m’a délaissé et laissé comme seul héritage : une cage. Il n’a jamais supporté de me voir sage comme une image. Il voulait m’enrager… me communiquer sa rage. Il a dégagé pour que je m’engage. Poétiquement, politiquement, comme une enfant sauvage qui signe avec son sang au bas de chaque page. Qui ne conçoit pas la vie autrement que comme un mirage… Il était comment dire ? Volage… Il excellait dans les virages et ne craignait pas les dérapages.

Le grand débat n’aura pas lieu !

Critique de la raison jaune…   A qui veut l’entendre, on peut dire que le grand débat n’aura pas lieu. Et tous ceux qui jouent à ce petit jeu finiront par se mordre la queue à force de se prendre au sérieux. Il y a trop de joueurs avec des enjeux de trop. Un troupeau avec des bêtes qui se font la peau pour défendre la couleur de leurs oripeaux. Des vieux et des envieux qui jouent à « qui dit mieux » pour se sentir exister un peu. Pour réentendre sa voix ou entendre parler de soi. Et moi, et moi, et moi…

RÉALISE-TOI !

L’un dit : fais ta valise et songe à l’au-delà. L’autre le contredit en disant : défais ta valise. Tout se passe ici-bas.   Et plus personne ne sait s’il doit la fermer ou ouvrir le débat. Sur le temps qui s’en va de bas en haut et de haut en bas. Avec l’impression que plus rien ne va ! En vrai : ce n’est pas la joie… ce n’est plus la joie. Et on réalise qu’on ne peut se réaliser que si l’on se radicalise.

L’homme n’a pas marché sur la lune !

Les médias vous racontent des histoires. C’est fort possible. C’est plus que réel. C’est sans doute nécessaire. On a beau le savoir, on ne viendra jamais à bout de ce désespoir. Sous prétexte que le vrai n’est ni tout blanc, ni tout noir, on nous ment. On nous refait l’histoire… Le faux et l’usage du faux n’est pas une occurrence parmi d’autres mais leur mode d’existence. Leur volonté de puissance. Et si ce mal est récurent c’est bien à cause de la concurrence.

Ma déclaration d’amour

On vous dit : Soyez vous-même, restez vous-même, redevenez vous-même… c’est la seule façon d’être authentique. Et moi je vous dis ce que je me suis toujours dit :

Sérotonine

Combien ? Demande M.H. le niais à la trainée Niortaise qui vient à peine de finir sa tournée. Mais elle eut l'envie de l'envoyer se promener pour ne pas lui rire au nez... fanée, elle n'avait plus envie d'être profanée... Mais le client avait l'air déterminé, combien ? La prostituée lui jeta un regard inopiné avant de lui annoncer un chiffre complètement erroné : 1 million, 1 million pour qu'elle daigne se prosterner, après la fin de sa pénible journée. Un prix hors de prix, destiné à le faire fuir, la queue entre les jambes, miné et éliminé.

Le troquet ou la Mosquée ?

L'arabe a élu domicile dans l'un des quartiers perdus de la République. C'est ce qui explique pourquoi il ne sait souvent pas où il habite. Et chaque jour, on lui rappelle qu'il n'y a pas d'abri pour les débris d'un pays qui n'a jamais voulu de lui...

Ces algériens qui fuient l’Algérie

L'océan il n'y a que l'océan, on ne peut être heureux qu'en le traversant... se disent deux jeunes algériens avant d'enfiler deux gilets oranges et se lancer dedans. Non pour y noyer leur ultime espérance, mais bénéficier de la même chance que deux jeunes gilets jaunes français de l'autre côté de la méditerranée.

À minuit : éteins ton portable !

Éteins ton portable et écoute mes 19 injonctions avec les pieds sur la table : Éteins ton portable si tu tiens à ce que ton sort soit plus enviable. Éteins ton portable pour que ton équilibre ne soit pas toujours instable. Éteins ton portable et tu n'auras plus cette humeur désagréable. Éteins ton portable

Qui dit nouvel an… dit bilan !

Pardon si ça vexe que mon texte n'ait pas de sexe. Je consterne... parce que je ne suis pas du tout moderne. J'ai rarement, presque jamais, le moral en berne. Je ne suis pas intéressée et je paye cher le fait d'être désintéressée. Parce que j'estime que la beauté n'est belle que si elle reste gratuite. La vérité ne peut être un parti pris, c'est l'œuvre d'une vie, si et seulement si elle est dûment remplie... voire accomplie. Qu'est-ce que je dois ? Qu'est-ce qui est dû ? J'existe pour souligner ce trait d'union entre l'être et le devoir.

Emmanuel et Marwen

Deux lettres : E,M...Emmanuel et Marwen. Pour poser le problème ou pour déposer le tandem qui nous berne à la tête de la République en marche : R.E.M...C'est aussi le nom d'un groupe de musique, connu grâce à son tube : loosing my religion... de quoi perdre le Nord avant de tout jeter par dessus bord... Ça se joue à la vie, à la mort. Quand la raison veut avoir raison, la passion a toujours tort. Le privé n'a plus de sens, quand c'est le public qui mène la danse, il devient privé de sens, vidé de toute sa substance intime. Proche ou très proche de l'abîme.

Pour quelle cause vous vous battez ?

Pour ne pas finir comme un sot ou tout recommencer comme une sotte, j'ai tout jeté par dessus bord, excepté les livres d'Aristote. À cause de sa théorie des quatre causes sur laquelle je me repose. Je vais tenter de vous rendre sensible la chose. Quitte à assimiler ma névrose à une vie en rose. Je me mets dans la peau d'un sculpteur. Difficile métier à l'heure qu'il est où nul n'est en mesure de nous dire, il est quelle heure.   Ça y est : je suis votre sculpteur. De quoi ai-je besoin pour accomplir mon destin ?  

Un nouvel habitus

Motus... j'ai un nouvel habitus. Il va falloir m'y habituer. Changer mes habitudes. Mes us et coutumes. Chercher et trouver de nouvelles astuces. Un nouveau bonus, un nouveau malus. Un autre point de vue sur les gus... et un tout autre focus. Ça ne m'inhibe pas, ça m'exhibe. Je me réveille en me répétant : "Mundus est fabula". Que c'est aussi fabuleux de changer de monde que de changer le monde. C'est mon Exodus. On m'a poussé dehors et je me découvre un autre dedans. Un autre désert, un autre désir. Un abri sans aucun abri. Le tout est de le traverser sans voir les choses de travers.

Mes meilleurs vœux

Parmi mes vœux, je ne peux m'empêcher de songer au meilleur d'entre eux : le concept de Dieu. Un être parfait. Qui dit mieux ? Un ciel bien au-dessus des cieux. Un océan de lumière qui vous paraît silencieux. Y prétendre, ce n'est pas être prétentieux, mais être amoureux du plus majestueux. Et même si vous n'y êtes pas sensible, ne soyez pas irrévérencieux. Dieu est Dieu, nom de Dieu...   L'être suprême, la solution de tous les problèmes. Rien n'a de sens, si on fait abstraction de sa transcendance. Nul n'est présent sans sa présence... qui raccorde l'essence à l'existence.

Quel Noël pour les jaunes sentinelles ?

Que réclament les gilets jaunes ? Les gilets jaunes est un mouvement qui fait exister ceux qui n'existent pas. Il ouvre enfin les portes à tous ceux que le système a enfermés. Il donne la parole à ceux qui ne se sont jamais exprimés... les sans grade, les sans abri, les sans nom... Tous les laissés pour compte se sont donnés rendez-vous chaque samedi pour remonter la pente... et quoi qu'on y fasse, le casse fait partie de la rente...   Que réclament les gilets jaunes pour que le calme succède à la tempête ? Un sens, une substance, avec un brin de décence.

Pas d’aumône pour les gilets jaunes !

C’est malheureux à dire mais il n’y a pas que ma propriétaire qui se comporte comme une mégère. C’est le monde qui est devenu austère,  moitié colombe, moitié vipère. C’est un mal que j’aurais bien voulu taire, mais pour rester sincère, je devrais dire : qu’un gilet jaune ne fait pas de cadeau à un gilet jaune en vertu du principe selon lequel : «  à chacun selon ses galères ».

CRITIQUE DE LA RAISON JAUNE #GiletsJaunes

Je suis mise à la porte de chez moi, parce que je n'ai plus de quoi me payer un toit. C'est sévère d'être rattrapée par ses retards de loyers en plein hiver! Et je ne m'apitoie même pas sur mon sort en bravant le froid.

Dans la peau d’un gilet jaune

Quelle est la part de raison dans ce marasme? Quelle est la part de passion dans ce sarcasme? Qui fait le vide, qui fait le plein à travers les spasmes des gilets jaunes ? Nul ne saurait le dire, sans se dédire ou se contredire. Parce que le rationnel et l'irrationnel sont tellement emmêlés que plus personne ne peut s'en mêler, parier sur leur succès ou leur insuccès.   Les exaspérés ne veulent ni coopérer, ni être récupérés... Ils en veulent au système au point de ne plus savoir ce qu'ils veulent. Leur motif ne coïncide plus avec leur mobile.

Pour une transition EGO-LOGIQUE

Ô mon Dieu, on dirait que tu ne sais rien faire de tes deux yeux. Il ne suffit pas d'avoir sa tête sur les épaules pour sauver la planète... il faut commencer par se sauver de soi, de renoncer à son ego en gilet jaune ou en gilet vert pour cesser de voir les choses à l'envers...

La Révolution Jaune

Si vile, si incivile... la guerre dite civile provoquée par le péril noir des gilets jaunes, des gens indociles avec lesquels il n'y a point de deal possible. Parce que leur mal est indélébile. Les gilets jaunes ne sont visibles que pour rendre toute espèce de récupération risible et toute allégeance nuisible.

Des gilets jaunes aux foulard rouges

Avec la crise de la représentation, plus personne ne représente personne. C'est à chacun désormais de changer la donne. Non pour prendre, mais pour rendre la vie bonne... plus vivante, plus vivable, plus conviviale.  

Je suis gilet jaune

Soyez vous-même. Le même et jamais le même. Étonnez-vous vous-mêmes. Ne soyez surpris que par la prise que vous avez sur vous-même. Soyez toujours autre, ne faites pas comme les autres. Ne cherchez pas à donner de leçon, ni à en recevoir. N'ayez pas peur d'être déçu ni peur de décevoir.

RÉSERVOIR-DOGS

Dépenser plus pour dépenser moins… C’est censé nous faire faire un bond désespéré hors du temps, hors de la matière, hors de nous-mêmes. Il n’y a pas d’autre solution pour résoudre notre problème écologique et économique en même temps. Pour ne pas perdre sa maison, il ne faut pas perdre sa raison…

Les schizos-sociaux

Nous sommes divisés sur tous les sujets. Nous sommes les auteurs de nos propres divisions. Nous sommes des diviseurs et des divisés qui ne se rencontrent jamais. Et cette schizophrénie est visible et divisible à l’infini sur les réseaux sociaux.

LE PREMIER MUSULMAN

Avant Abraham, on ne savait pas ce que c’était qu’un drame intérieur. La conscience malheureuse n’avait pas conscience d’être malheureuse. Les cœurs battaient sans savoir pourquoi ils battaient. Nul n’avait encore entendu parler de Dieu. On se contentait de brûler à petit feu en sondant l’état des lieux sans se soucier des cieux.

Le piège de l’antisémitisme

  Nous savons tous, à peu près, ce que c'est que l'antisémitisme. Nous savons aussi qu'il va encore plus loin que l'antijudaïsme. Et nous savons surtout que nous avons de plus en plus tendance à l'assimiler à l'antisionisme... peut-être pour justifier l'injustifiable haine du juif.

M…

 

M...

Si je dis que j’ai plus d’une raison de t’aimer, ce ne serait pas raisonnable. Si je dis que je n’en ai aucune, ce ne serait pas aimable. Parce qu’en vérité, je n’en ai qu’une… une et une seule raison de t’aimer. Et pas n’importe laquelle. Je dirais que c’est celle qui laisse des séquelles…

Qu’est-ce qu’un chef ?

Qu'est ce qu'un chef ? Ce n'est pas celui qui est aux commandes Mais celui qui commande même s'il n'est pas aux commandes. En substance, c'est celui dont l'offre excède votre demande. Celui qui se distingue de la bande Et auprès duquel, toute vision du monde, devient plus grande Ce n'est pas celui qui vous caresse, ni celui qui vous gronde Mais celui dont l'existence, vous interpelle, vous interroge ou vous sonde Et sous l'ordre duquel, la Terre apparaît plus ronde.   Qu'est ce qu'un chef ?

La République, c’est moi !

J'emprunte ce coup de colère à Mélenchon pour en faire un cours, un cours de chant, un cours de chant républicain, pour apprendre à tous les démocrates qui lui sont tombés dessus, à bien nouer leur cravate au lieu de passer leur temps à cirer les savates.

Les ombres du 17 Novembre

  Elle n'en peut plus... d'être saignée à blanc par des rois fainéants qui lui font payer ses courbes d'ajustement ou l'insuffisance de leur mode de gouvernement. Comme si on ne pouvait être dans l'axe, sans devoir rajouter une taxe à une autre taxe!

Ma précarité

J'y arrive pas... j'y arrive plus... je ne sais même pas si j'ai le désir d'y arriver... à gagner ma vie, à nourrir ma famille, à rentabiliser ce que je suis... Ma plume n'est pas exportable... et la table de ma loi n'est pas rentable. Comment dire.... que je suis à bout... Comme tous ceux qui s'efforcent à joindre les deux bouts.