espagne

Le traité d’Aix-la-Chapelle et le bilinguisme

Depuis quelques jours, la chronique médiatique se déchaîne à propos des critiques avancées par les uns et les autres (les « souverainistes » français, dit-on) contre le Traité portant  « sur la coopération et l’intégration franco-allemandes » signé entre la France et la RFA le 22 janvier dernier.

Catalogne, une histoire millénaire?

Voici un ouvrage qui mériterait d’être lu par les indépendantistes catalans. Il s’agit d’un article d’Eduard Feliu (1938-2009), La culture juive en Catalogne médiévale, publié dans un ouvrage passé peut-être inaperçu aux yeux de tous ceux qui cherchent des racines historiques profondes et particulières à la catalanité, « Les Juifs méditerranéens au Moyen Age, culture et prosopographie »,  Danièle Iancu-Agou (dir.), Paris, Cerf, 2010, 248 p.

Sociologiser le politique

Deux réflexions qui tentent de se hausser au niveau « sacré » de l’analyse péremptoire ont attiré mon attention ces jours derniers.

Josep Borrell: « Tenemos un problema. »

Et ce n’est pas la question catalane qui revient au-devant de la scène mais autre chose: les effets du « progressisme », politique clamée haut et fort par la France, par la voix du Chef de l’Etat.

Le talon de fer

Ici, à Madrid, le ciel bleu est revenu après la pluie. Un ciel paisible dans la tiédeur d’une fin d’automne agitée. Qu’est-ce qui agite donc l’Espagne ces derniers jours?

Catalogne: la photo du jour

Voilà presque un an que ce blog est resté muet. La faute à personne mais plutôt à d’autres occupations qui ont absorbé l’essentiel du temps de cerveau disponible de son auteur. En particulier le rédaction et l’édition d’un petit ouvrage à six mains avec Manuelle Péloille et Cyril Trépier rédigé au cours de l’hiver dernier sur la question catalane « , édité par Atlande.

La quête catalane pour l’indépendance ne faiblit pas. Par Attilio Moro

Source : , 25-07-2018 Dans une interview accordée à Consortium News, un leader indépendantiste et membre du parlement espagnol déclare à Attilio Moro que les Catalans n&;ont pas renoncé à chercher à se séparer de Madrid. Par Attilio Moro à Barcelone

AÏD MOUBARAK

Il y a quelqu'un qui frappe à la porte À la porte de notre maison, de notre occident, de notre civilisation C'est un petit noir musulman. Il vient d'un pays dont on n'a même pas voulu retenir le nom Tous les grands se contentent de lui dire NON!   C'est peut être immonde mais on ne peut pas accueillir toute la misère du monde!!!!

La légende nationale I

Les critiques directes et indirectes que je reçois à travers ce blog, dans ses parties qui traitent de la Catalogne reposent surtout, en ces temps difficiles, sur ma supposée méconnaissance de la Catalogne, de la catalanité, de l’ comme la définissait Joan Maragall au début du XXe siècle.

Le droit de décider ou le droit de choisir

Dans la constitution espagnole (comme dans d’autres), un référendum est consultatif et non pas « vinculante » ( voirArt. 92), il doit être suivi du vote d’une loi organique (majorité absolue requise), et, dans le cas de la mise en route d’une réforme constitutionnelle, un vote à la  majorité des 3/5e est requis suivi d’une ratification par référendum. Par conséquent, demander à tous les espagnols s’ils veulent que la Catalogne se sépare de l’Espagne non seulement est légal mais parfaitement légitime.

La Catalogne, prise en étau entre la répression et la négociation, par Robert Charvin

Source : , 15-10-2017

Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, respect de l’intégrité territoriale des États et contradictions du système socio-économique capitaliste : le cas de la Catalogne

J’entends les Catalans

La mondialisation n'est pas la réalisation mais la déréalisation du monde. Un monde qui marchande pour faire de nous des clients du même monde... C'est une réalité économique qui se traduit sur le plan politique par la volonté de faire de nous des citoyens du monde... Heureux ceux qui sont les plus nombreux ! C'est plus rentable donc c'est plus jouable... disent les cyniques.

Notes sur les nouvelles formes de l’agir politique

Les élections législatives espagnoles du 26 juin et du 20 décembre 2015 comme l’élection présidentielle française de mai 2017 conduisent à poser un certain nombre de questions autour des phénomènes politiques qui se développent depuis quelques années en Espagne et en France ou, plus largement, dans les Etats constitués et dont la souveraineté repose sur le suffrage dit « universel ».

Omnia vincit amor

Le comité fédéral, instance parlementaire du PSOE, l’équivalent des bons vieux comités centraux de partis, a donc voté dimanche dernier appelant les parlementaires socialistes à  s’abstenir lors du deuxième vote d’investiture de la coalition PP-Ciudadanos, vote qui devrait intervenir assez rapidement, avant Toussaint.

Mal menor…

Javier Fernández dont on suit avec curiosité et même compassion le chemin de croix que son parti lui a demandé d’entreprendre a finalement lâché le dernier des arguments possibles à quelques jours de la réunion du comité fédéral du Psoe : s’abstenir et permettre à la droite de gouverner, c’est « », le moindre mal.

El embozo de la corrupción se llama retórica

On peut être surpris par le ton pessimiste et même fataliste du Président en exercice de la direction provisoire du PSOE, Javier Fernández. Depuis sa nomination il distille un discours de défaite ou de résignation. Cette ligne de discours est volontaire, elle vise à couper l’herbe sous les pieds des plus déterminés des socialistes à un vote contre l’investiture de la droite. C’est une variante du dogme TINA, appliqué non pas aux orientations économiques ou sociales, mais au jeu institutionnel (si on peut prétendre aujourd’hui qu’il s’agit d’un jeu).

Psoe, le torchon brûle… la casa (cosa) está que arde

Rien ne va plus au sein du Psoe. Les deux mauvais résultats aux élections régionales en Galice et au Pays basque comme les résultats médiocres aux élections législatives ont plongé  ce parti dans une crise interne sans précédent. Elle n’est pas sans rappeler celle qui secoua , toutes proportions gardées et toutes choses égales par ailleurs.

La guerre de Syrie et ses références

J’ai relevé dans sur la page Syrie de la chaîne d’info continue internationale France 24 : « À l’ONU, Paris dénonce des « crimes de guerre » et compare Alep à Guernica ».

¿Referéndum vinculante?

A l’occasion de la célébration de la Diada, fête nationale catalane, le 11 septembre dernier, le Président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont a évoqué la possibilité de convoquer, après celui de septembre 2015, un deuxième référendum pour l’indépendance à l’horizon 2017.

Agua por San Mateo, puercas vendimias y gordos borregos…

Il faudra attendre que les élections régionales de Galice et du Pays basque aient livré leur verdict pour qu’une autre solution, peu vraisemblable aujourd’hui, que de nouvelles élections en décembre soit possible pour former un nouveau gouvernement. Si l’on examine les sondages réalisés dans ces deux régions, on note que dans la première le PP est en position hégémonique, alors que dans la deuxième, des alliances seront nécessaires au PNV (parti nationaliste basque de centre droit) pour gouverner. Parlement régional de Galice:

Catalogue social-démocrate?

La campagne officielle des élections législatives étant ouverte, en dehors des sondages qui apportent à la fois quelques éléments de stabilité pour le PP, le PSOE et Ciudadanos, qui progressent très peu ou reculent légèrement, l’incontestable nouveauté de ce « deuxième tour” de législatives, c’est bien le pacte électoral Podemos et Izquierda Unida et la présentations de listes communes sur tout le territoire espagnol sous le sigle « Unidos Podemos » et sous les sigles déjà présents dans les régions où cette unité avait été mise sur pied dès le 20 décembre.

Le PSOE entre deux feux

Sans être grand clerc on peut penser que la campagne électorale des socialistes espagnols risque d’être compliquée. Les dernières déclarations du secrétaire général du PSOE, Pedro Sánchez, illustrent ces difficultés de façon exemplaire. Que faire quand un parti qui toujours été aux premières loges de la politique électorale depuis plus de trente ans, qui a gouverné sans partage pendant près de vingt ans, se retrouve dans la position qui est celle du PSOE?

Se hace el camino al andar 26-J

J’ai souvent et assez sévèrement critiqué Podemos, son origine, sa façon de gérer la politique comme une affaire de marketing et de communication. Il ya toujours toujours trois temps stratégiques en politique: la conquête de l’hégémonie, le compromis programmatique et des alliances. Dans le premier cas la stratégie de segmentation du discours de Podemos (dire à chaque interlocuteur ce qu’il attend qu’on lui dise) a failli. Les contradictions étaient trop fortes et rendaient inaudibles les nuances données ici et là.

Javier Cercas et le mal banal

Lconfirme ce  qu’il y a de plus faible dans le roman de Javier Cercas, l’Imposteur, c’est cette petite musique qui nous dit « nous sommes tous des imposteurs » comme d’autres affirmaient « nous sommes tous des anarchistes allemands » ou que  « nous sommes tous des assassins »  (André Cayatte), etc.

Podemistas ou Pokemones?

Lu dans La Vanguardia aujourd'hui: " Los podemistas ... defienden aliarse con IU y otros en determinados territorios donde no dominan el panorama a la izquierda del PSOE, como de hecho hicieron en las municipales de mayo y más tarde en el 20D en Catalunya, País Vasco y Galicia."

L’intégriste

La plus coriace se voit passer à l'as lorsqu'elle opte pour un accouchement naturel, sans péridural C'est une question de tempérament, de caractère, je crois De vouloir se sentir exister à la jointure du plus affreux et du plus fabuleux J'étais bien entourée d'une sage femme et de trois infirmières Qui me gravitaient autour comme pour m'empêcher de m'enfuir Toutes adeptes de la saine torture Quand je vis un homme faire irruption Et s'approcher de la table des opérations J'ai failli perdre le peu de souffle qui me restait Parce que je poussais comme une malade

Investiture: accord PSOE-Ciudadanos

Les choses finissent par arriver et confirment les craintes formulées en début de mois, l’accord signé entre la formation de centre-droit Ciudadanos et le PSOE sonne la fin de l’espérance de voir l’Espagne tenter de mettre en place une coalition de gauche. ne donne satisfaction ni sur le plan économique et social ni sur le plan institutionnel aux éventuels alliés de gauche.

Kessel et « sa » guerre d’Espagne, un documentaire de P. Jeudy

Dimanche dernier 14 février, la chaîne publique de télévision La 5 diffusait un documentaire de 52 minutes de Patrick Jeudy, Dix jours dans la guerre d’Espagne. Le propos était intéressant, il s’agissait de retracer le périple du grand reporter Joseph Kessel dans ce pays en guerre depuis deux ans. Il effectue ce voyage pour Paris Soir fin novembre-début octobre 1938, autrement dit quand la guerre a tourné à l’avantage des troupes franquistes et avant que ne se produisent les événements du début 1939 (la perte de la Catalogne et le coup du colonel Casado).

Poker menteur

Nous connaissons le résultat des élections.  Une période de crise politique aiguë s’ouvre en Espagne. retenons au passage, qu'à la différence des sondages, les sièges obtenus par Podemos seul ou par Podemos en coalition sont décomptés séparément.

Partie à deux

Après que les médias espagnols aient rivalisé d'ingéniosité et de matraquage publicitaire pour organiser des débats de campagne électorale entre les quatre leaders des formations les mieux représentées par les sondages, la dernière semaine a vu se jouer un retour spectaculaire vers le bipartisme puis que le seul débat organisé avant-hie l'a été entre Pedro Sánchez, le leader du PSOE et Mariano Rajoy, qui avait refusé tout débat à quatre, yenvoyant ses seconds couteaux , ou personne, selon le cas. Ainsi a pu apparaître en pleine lumière la VP de son gouvernement,  Soraya Sáenz de Santamaría, ap

Qu’est-ce que la politique en Espagne aujourd’hui?

De retour d'un séjour studieux à Barcelone, j'ai ramené un couffin bien rempli d'impressions, de discours divers et multiples, d'images étranges et de livres. D'abord les impressions: qu'est donc ce monde où les journalistes qui animent les émissions politiques doivent absolument ressembler à des pin-ups ou à des play-boys? Cette tendance "beau-gosse" ou "blonde -ou fausse-blonde- filiforme" envahit tout et, dans ce domaine, l'Espagne a pris de l'avance. On ne distingue plus aujourd'hui quand on allume la télé là-bas, entre le jeu télévisé et l'émission d'informations.

Se débrancher de l’Espagne?

J'ai lu dans un quotidien du soir que Mariano Rajoy ne croyait pas au réchauffement climatique. En France on l'aurait pris au sérieux et on l'aurait viré (des services météo). Il ne croit pas non plus, on peut le supposer, à la dérive des continents.