illusion artistique et sportive

Ça en a le goût, la couleur….et c’en est!

« Mon enfant aurait pu faire la même chose. » Une formule qui revient souvent dans les allées des musées « d’art moderne ». Quelques minutes à traîner ses guêtres dans ces instances du snobisme que sont les Fondations Cartier, l’amas de tuyaux à la Pompidou, ou les clownesques expositions au Grand Palais le justifient bel et bien.

L’enfer de Lance

Beaucoup connaissent désormais notre maxime : Il n’y a pas d’innocents, soit on sauve personne, soit on sauve tout le monde. Il semblerait que Stephen Frears, le réalisateur de The program ne la partage pas. Ainsi, il profite du grand écran pour déshonorer un homme ayant pourtant déjà fait son mea culpa, et pour cracher, avec indécence, sur l’un des sports les plus populaires en France : le cyclisme.

Héroïsme et propagande

De nouveau aujourd’hui, sortie d’une belle saloperie hollywoodienne ! Une asservissant d’autant mieux qu’elle alimente le fantasme d’une émancipation fruit d’un héroïsme difficilement envisageable aux communs des mortels. Les Avengers donc, pour la deuxième fois, tenteront de sauver les hommes des griffes du mal !

Sport et démocratie

Le sport est comme la prière, comme la nourriture, comme la sensation du chaud ou du froid. Il serait absurde qu’une foule se presse dans un restaurant simplement pour voir une personne ou un groupe prendre un repas. De même qu’il serait absurde de demander à une ou plusieurs personnes de se chauffer ou de se rafraîchir à notre place. Il est tout aussi illogique, pour la société, de laisser un individu ou une équipe monopoliser la pratique du sport, alors que c’est l’ensemble de la collectivité qui finance ce monopole.

Conquête et abandon d’une souveraineté artistique

« Le suffrage universel ne me fait pas peur, les gens voteront comme on leur dira » disait  Alexis de Tocqueville. Je poursuivrai par : l’art contemporain n’est pas à craindre, les gens aimeront comme on leur dira.

L’art du politiquement stérile

Je les entends toujours autant pavoiser tous ces bouffons, qu’on appelle artistes, fiers de choquer le bourgeois. Quand il y a choc il y a rencontre : il s’agit de heurter l’esthète et par conséquent de le convier à regarder, écouter, toucher, s’interroger même. Sachant qu’il est le seul éduqué à une telle contemplation il est potentiellement le seul à pouvoir, du même coup, la financer.

L’art à l’épreuve du capitalisme

Andy Warhol, chantre de l’art dit « populaire », fut un des premiers à introduire la notion de reproduction massive d’une même image ou d’un article de consommation courante dans ses œuvres. Par sa pratique artistique, l’homme qui se plaisait à dire que : « Gagner de l’argent est un art, et faire de bonnes affaires est le plus grand des arts »,  ne faisait-il  que relever, en bon interprète de la réalité, les travers symptomatiques d’une société tournée vers le productivisme et la consommation de masse ?

« L’intérêt, qui aveugle les uns, fait la lumière des autres ».

Nous voilà plus heureux d’acheter une télévision que de dompter la liberté pour ce qu’elle est : le simple refus de la servitude. Alors on chante et on danse, que l’on soit acteur ou spectateur on s’en divertit. Réelle diversion donc, pour préserver l’ordre social par le contrôle de nos temps libres. On comprend mieux désormais en quoi notre vie professionnelle est calibrée pour ne garder que l’énergie nécessaire à notre abrutissement.