Lecture de vacances

Les méthodes de l’Empire

Exemples du Guatemala, du Nicaragua et du Salvador

Les USA sont le plus gros consommateur des mots « liberté » et « démocratie ». C’est sans doute pourquoi il ne leur en reste plus pour les exporter avec le mode opératoire ad hoc. Les peuples doivent se contenter de l’importation (imposée) d’ersatz couleur rouge sang.

La rue, vérité du peuple

    Fin 2008, Michel Onfray, dont certaines réflexions valent sincèrement le détour &; n’en déplaisent à certains ! -, Michel Onfray donc, rédigeait ce petit texte croustillant. Aujourd’hui il n’y a pas une virgule à changer, sinon quelques noms à intervertir. Ceci expliquant alors cela&;

Politique et massification

La définition d’une stratégie de défense pertinente suppose de bien connaître son ennemi pour en découvrir les points forts, à contourner, et les points de vulnérabilité, à attaquer. A cette fin, reprendre à notre compte les théories de la « gestion de risques« , dont l’application permet de déceler les faiblesses ainsi que les saillances de tout système. Et pour commencer, décrire le théâtre des opérations, le plus précisément possible, avant d’agir.

Seuls les cyniques et les rampants peuvent se faire une place au banquet

Messieurs les jurés, Vous connaissez les faits dont je suis accusé : l’explosion de la rue des Bons-Enfants qui a tué cinq personnes et déterminé la mort d’une sixième, l’explosion du café Terminus, qui a tué une personne, déterminé la mort d’une seconde et blessé un certain nombre d’autres, enfin six coups de revolver tirés par moi sur ceux qui me poursuivaient après ce dernier attentat. Les débats vous ont montré que je me reconnais l’auteur responsable de ces actes.

La fable du colibri

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Fascisme et société de consommation

En ces temps où le débat d’idée se heurte immanquablement à la police de la pensée, la lecture de cet extrait des Écrits Corsaires de Pasolini nous rappelle l’essence même de ce terrorisme intellectuel.

Petit éloge de l’excès

Je croirai en Dieu le jour où je le verrai danser. »    -F. Nietzsche
- On peut dire ce qu’on veut du génie humain, à force de gratifier les mâles dominants, les forts en fer, les mangeurs d’os, de laisser les vainqueurs écrire l’histoire et les marchands s’emparer du vivant avec une marge de quinze pour cent pour les actionnaires, le résultat n’est pas bien marrant.

Du citoyen au consommateur

L’ancien peuple de France majoritairement agricole, élevé dans l’obéissance à Dieu, cette soumission quasi magique à l’irrationalisme de la tradition qu’était la monarchie du servage, se trouvait, de fait, beaucoup plus éloigné des idées rationalistes et républicaines que les bourgeois des villes.

Psychologie des foules

La foule est conduite presque exclusivement par l’inconscient. Ses actes sont beaucoup plus sous l’influence de la moelle épinière que sous celle du cerveau. Les actes exécutés peuvent être parfaits quant à leur exécution, mais, le cerveau ne les dirigeant pas, l’individu agit suivant les hasards des excitations.

Vertus militaires

Beaucoup de gens se représentent les militaires comme des espèces de lions mal domptés, c’est-à-dire comme des êtres dont les vertus propres s’accordent mal avec la discipline. De là une certaine faveur de sentiment pour le miltaire révolté. Je ne vois point du tout les choses ainsi.

Lettre du Président Hugo Chavez aux participants du IIIème Sommet Afrique-Amérique latine et Caraïbes

Caracas, 22 février 2013. Frères et sœurs, Recevez mon plus fervent salut bolivarien, unitaire et solidaire, avec toute ma joie et toute mon espérance pour le déroulement de ce III° Sommet tant attendu des Chefs d’État et de Gouvernement d’Amérique du Sud et d’Afrique.

Le pouvoir du peuple et les assemblées parlementaires

De nos jours, l’ensemble des régimes politiques est le résultat de la lutte que se livrent les appareils ou les individus pour parvenir au pouvoir ; que cette lutte soit pacifique ou armée, comme par exemple la lutte des partis ou des classes, elle se solde toujours par le succès d’un homme ou d’un groupe et par la défaite du peuple, donc par la défaite de la démocratie véritable.

Pour la législation directe par le référendum

Des nombreuses formes de gouvernement la démocratie a été, et sera toujours, considérée comme la plus élevée et la meilleure. Immédiatement après la démocratie, une forme républicaine de gouvernement est estimée la meilleure et c’est de ce gouvernement que nous bénéficions&;

La différence entre une démocratie et une république est la législation directe.

Le peuple règne et ne gouverne pas

D’après la théorie du suffrage universel, l’expérience aurait prouvé que la classe moyenne, qui seule exerçait naguère les droits politiques, ne représente pas le Peuple ; loin de là, qu’elle est, avec la monarchie, en réaction constante contre le peuple. On conclut que c’est à la nation, tout entière, à nommer ses représentants.

La démocratie est une aristocratie déguisée

L’amour de la Patrie

Si l’on se met à punir les délits d’opinion, où s’arrêtera-t-on ? Il faudrait pourtant bien voir ce que l’on veut, et ce que l’on obtiendra. Ce que l’on veut ce n’est assurément pas inspirer la peur et restaurer le culte de l’hypocrisie. Par exemple, ce que nous appelons patriotisme, ce n’est pas un discours mensonger, inspiré par la crainte du gendarme ou du policier, c’est un sentiment sincère. Il importe à la République que le citoyen se tienne à lui même justement les discours qu’il tient aux autres.

Sur le devoir d’insurrection

La faction qui domine au sein de la convention, intimement liée aux généraux conspirateurs, cette faction continuera de dominer. Le plan d’égorger les patriotes ne sera pas abandonné. Tous les moyens de corruption et toute l’influence que donnent les richesses de la république sont entre les mains de la faction.

La Dialectique peut-elle casser des briques?

Pour tous ceux n’ayant jamais rien compris à la dialectique des marxistes et des bolchéviques, voilà un film idéal : La dialectique peut-elle casser des briques ? (1973) On peut rire de tout et avec tout le monde, non ?

Parlementarisme régime de mensonge et d’incompétence

Vous, Jaurès, qui avez dirigé la confection d’une Histoire de France de 1789 à 1900, vous devez savoir que sans exception, toutes les assemblées parlementaires ont été, dans leur immense majorité, composées d’avocats, de docteurs et de propriétaires, ayant une ignorance bénie de choses pratiques qui créent la prospérité et la force d’une nation et qu’ils désignaient ceux qui parmi eux se distinguaient par leur talent de parole et d’intrigue pour devenir ministres.

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

Ils étaient usés à quinze ans Ils finissaient en débutant Les douze mois s´appelaient décembre Quelle vie ont eu nos grand-parents Entre l´absinthe et les grand-messes Ils étaient vieux avant que d´être Quinze heures par jour le corps en laisse Laissent au visage un teint de cendres Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître Pourquoi ont-ils tué Jaurès? Pourquoi ont-ils tué Jaurès? On ne peut pas dire qu´ils furent esclaves De là à dire qu´ils ont vécu Lorsque l´on part aussi vaincu C´est dur de sortir de l´enclave Et pourtant l´espoir fleurissait

Mystère des écritures

La sociologie dévore les cultures. Il n’est pas de champ nouveau qui ne subisse l’arpentage des sociométries. Aux premières poussées du végétal jaillissent les sociologues en nuée, les historiens du rien, les doryphores du fait. La sève jeune appelle la sucée des sondeurs et des statisticiens. Toute forme naissante vit sous le risque d’une manducation.

Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres.

Ils sont vraiment extraordinaires, les récits de la vaillance que la liberté met au coeur de ceux qui la défendent ! Mais ce qui arrive, partout et tous les jours : qu’un homme seul en opprime cent mille et les prive de leur liberté, qui pourrait le croire, s’il ne faisait que l’entendre et non le voir ? Et si cela n’arrivait que dans des pays étrangers, des terres lointaines et qu’on vînt nous le raconter, qui ne croirait ce récit purement inventé ?