Lecture du dimanche

L’orgie parisienne ou Paris se repeuple

Ô lâches, la voilà ! dégorgez dans les gares ! Le soleil expia de ses poumons ardents Les boulevards qu’un soir comblèrent les Barbares. Voilà la Cité belle assise à l’occident ! Allez ! on préviendra les reflux d’incendie, Voilà les quais ! voilà les boulevards ! voilà Sur les maisons, l’azur léger qui s’irradie Et qu’un soir la rougeur des bombes étoila. Cachez les palais morts dans des niches de planches ! L’ancien jour effaré rafraîchit vos regards. Voici le troupeau roux des tordeuses de hanches, Soyez fous, vous serez drôles, étant hagards !

Il est élu

Bonnes Gens de la Ville, Electeurs, Ecoutez l’édifiante histoire d’un joli petit âne blanc, candidat dans la capitale. C’est une histoire véridique pour les vieux gosses qui votent encore : Un bourriquet briguait au jeu électoral un mandat de chef législateur. Le jour des élections venu, ce bourriquet, candidat-type, répondant au nom clair de Nul, fit une manoeuvre de la dernière heure.

Le terrorisme islamiste, qui le nourrit ?

« Dans les années 1980, il est certain que l’Agence [la CIA] espérait répandre le fondamentalisme islamique en Ouzbékistan, cet objectif étant partagé par les renseignements pakistanais et saoudiens ; la CIA a même « engagé un exilé ouzbek vivant en Allemagne afin de produire des traductions du  Coran en langue ouzbèke », qui devaient être distribuées à des factions islamistes. » Peter Dale Scott, l’Etat profond américain (2015), p.112

La résolution du Pétropavlosk

Le 1er mars une réunion publique eut lieu sur la place de l’Ancre. Elle fut convoquée officiellement par la première et la seconde escadres de la flotte baltique. L’annonce parut dans l’organe du Soviet de Kronstadt. Le même jour, le président de l’Exécutif central panrusse Kalinine, et le Commissaire de la flotte baltique Kouzmine, arrivèrent à Cronstadt. Kalinine fut reçu avec les honneurs militaires, avec musique et bannières déployées.

Le zoo humain

Les pressions de la vie moderne deviennent accablantes, le citadin harassé qualifie souvent le monde grouillant où il vit de jungle de béton. Expression pittoresque qui veut décrire le mode de vie dans un centre urbain à forte densité de population, mais ce n’en est pas moins une description grossièrement inexacte, comme pourrait le confirmer quiconque a étudié une vraie jungle.

Trois photos du général

La politique ne m’intéresse que lorsqu’elle est située sur le terrain tragique et qu’elle met aux prises un individu, l’histoire et le destin. Autant dire que, né en 1959, je n’ai jamais eu l’occasion de me passionner pour les péripéties qui ont conduit au pouvoir un banquier matois, un inspecteur des finances arrogant, un avocat véreux et un énarque impulsif, tous complices de ceux qui ont installé l’histoire dans le registre hystérique et décérébré de la comédie de boulevard.

Le criminel

C’est toi le criminel, ô Peuple, puisque c’est toi le Souverain. Tu es, il est vrai, le criminel inconscient et naïf. Tu votes et tu ne vois pas que tu es ta propre victime. Pourtant n’as-tu pas encore assez expérimenté que les députés, qui promettent de te défendre, comme tous les gouvernements du monde présent et passé, sont des menteurs et des impuissants ?

Ni rire, ni pleurer mais comprendre

La plupart de ceux qui ont parlé des sentiments et des conduites humaines paraissent traiter, non de choses naturelles qui suivent les lois ordinaires de la Nature, mais de choses qui seraient hors Nature. Mieux, on dirait qu’ils conçoivent l’homme dans la Nature comme un empire dans un empire. Car ils croient que l’homme trouble l’ordre de la Nature plutôt qu’il ne le suit, qu’il a sur ses propres actions une puissance absolue et qu’il n’est déterminé que par soi.

La fable du colibri

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Du citoyen au consommateur

L’ancien peuple de France majoritairement agricole, élevé dans l’obéissance à Dieu, cette soumission quasi magique à l’irrationalisme de la tradition qu’était la monarchie du servage, se trouvait, de fait, beaucoup plus éloigné des idées rationalistes et républicaines que les bourgeois des villes.

I am the slime

I am the slime – Frank Zappa, The Mothers of Invention Album : Over-Nite Sensation (1973) I am gross and perverted I’m obsessed ‘n deranged I have existed for years But very little had changed I am the tool of the Government And industry too For I am destined to rule And regulate you I may be vile and pernicious But you can’t look away I make you think I’m delicious With the stuff that I say

Psychologie des foules

La foule est conduite presque exclusivement par l’inconscient. Ses actes sont beaucoup plus sous l’influence de la moelle épinière que sous celle du cerveau. Les actes exécutés peuvent être parfaits quant à leur exécution, mais, le cerveau ne les dirigeant pas, l’individu agit suivant les hasards des excitations.

La démocratie et la notion de pouvoir

La démocratie est un mot dangereux, car on l’utilise sans préciser le contenu sémantique variable qu’il recouvre. Le gouvernement par le peuple. Qu’est-ce que le peuple? Est-ce l’ensemble des hommes qui habitent un même pays ? Est-ce le plus grand nombre? L’ensemble des individus gouvernés par une oligarchie ? La partie la moins aisée, la moins instruite d’une nation, et la moins instruite de quoi ?

Tous rebelles

Rebelle est sans doute le terme le plus galvaudé avec celui de facho. Pas une célébrité, même chez certains politiques, qui ne se vante d’être un rebelle, qui prétende en guise de cursus avoir été un cancre à l’école. Quand on pense à ce qu’il faut de servilité et de bêtise pour faire carrière dans ces métiers d’animation, il est permis d’en douter : cancre non, médiocre tout au plus.

Un peuple ouvert

Les Grecs étaient dispersés dans de multiples cités autonomes, plus de 130, et pendant les quatre siècles où se sont formées leur civilisation et leur pensée, d’Homère à Aristote, aucun chef politique, aucun guide religieux, aucun philosophe n’a formulé l’idée qu’il faudrait regrouper tous les Grecs en un seul Etat.

Féminisme et lutte des classes

La lutte des classes a totalement transformé, travaillé l’antagonisme des sexes qui est au commencement de l’histoire de l’humanité. Maintenant la femme s’oppose à la femme comme l’homme s’oppose à l’homme. Et la femme s’allie à l’homme comme les classes sociales s’opposent.

Lettre du Président Hugo Chavez aux participants du IIIème Sommet Afrique-Amérique latine et Caraïbes

Caracas, 22 février 2013. Frères et sœurs, Recevez mon plus fervent salut bolivarien, unitaire et solidaire, avec toute ma joie et toute mon espérance pour le déroulement de ce III° Sommet tant attendu des Chefs d’État et de Gouvernement d’Amérique du Sud et d’Afrique.

Marianne se soûle ! Populo s’amuse ! La Bastille de l’autorité

14 juillet ! Les fenêtres se bariolent de bleu, de blanc, de rouge, de jaune. La Marseillaise se beugle par les rues. 14 juillet ! Les marchands de vin sont en joie : pas de pain à la maison, les derniers sous se jettent sur le zinc. 14 juillet ! Les chauvins et le badauds « gais et contents » vont acclamer les petits soldats ; le tableau truqué de la grande armée nationale. 14 juillet ! L’épicier du coin, le notaire véreux, l’exploiteur adroit, l’assassin légal vont recevoir la juste récompense de leur dévouement à la république.