Mai 68

MAI SANS TWEET

Ah ah ah !!! Je ris même si je n'ai pas envie de rire... c'est la vie qui me fait rire... En mai 68 les jeunes rêvaient de jouir sans entraves... En mai 2018, ils cherchent des entraves pour se réjouir... il n'y a presque plus de murs à détruire... ils ont même perdu les plans de la maison à construire.

La chienlit

Il n'y a que des fous Le plus grand nombre marche à l'ombre ! Sens dessus, dessous On y perd la tête En creusant sa propre dette... On n'a plus de maison On n'a plus de raison On n'a plus de saison Nous sommes en prison. Ou alors exilés Dans un asile d'aliénés Qui regardent le temps passer Massés ou entassés Et incapables de se redresser. Ils ont tous pris le train Quand ils ne sont pas entrain De le prendre dans la gueule! Pour ne plus se sentir seuls Les gardiens de la cité Les prisonniers, la C.G.T Les malveillants, les mal venus Tous vous souhaitent la bienvenue En enfer Ou dans les fers.

Trois photos du général

La politique ne m’intéresse que lorsqu’elle est située sur le terrain tragique et qu’elle met aux prises un individu, l’histoire et le destin. Autant dire que, né en 1959, je n’ai jamais eu l’occasion de me passionner pour les péripéties qui ont conduit au pouvoir un banquier matois, un inspecteur des finances arrogant, un avocat véreux et un énarque impulsif, tous complices de ceux qui ont installé l’histoire dans le registre hystérique et décérébré de la comédie de boulevard.

Le capitalisme de la séduction

Il y a des livres nous divertissant et d’autres bouleversant foncièrement notre vision du monde. Des livres en mesure de réellement nous émanciper s’ils étaient plus partagés et mieux compris. Mais le système n’aurait rien à gagner d’une telle contagion, alors, pour préserver sa mainmise, il distille ces ouvrages pour qu’on ne puisse les lire que de manière fortuite et inopportune.