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Les agités du bocal

Les agités du bocal ont cru bon d'ouvrir le bal à tous ceux qui ne savent pas danser... sur la corde raide de l'instant présent. Ils se font de plus en plus mal avec leur idéal. On a beau leur dire que l'idéal n'existe pas, ils font comme s'il existait et plus ils le font exister et plus ils font du mal. Avis à tous les agités du bocal :

Qu’appelle-t-on un pauvre ?

Qu'appelle-t-on "un pauvre" ? Celui qui a moins de 900 euros par mois pour vivre ? Non, car il y a plus pauvre que lui. Celui qui a moins de 450 euros par mois pour vivre ? Non plus, car il y a plus pauvre que lui. Celui qui a moins d'un euro par mois pour vivre? Même plus, car il y a plus pauvre que lui. Celui qui a zéro euro par mois pour vivre ? Peut-être bien que oui... peut-être bien que non. Les paramètres dépendent des périmètres. Le temps n'est pas le même pour un esclave ou pour un maître. Qu'appelle-t-on "un pauvre" ?

La démocrachie

La démocrachie est résolument résolue à mettre de côté l'Absolu parce qu'elle considère qu'il n'y a que des géométries variables. Car les principes ne sont pas du tout, rentables. La real-politique dégage l'idéal. Oui à la charité, si et seulement si elle est ordonnée. Oui, si et seulement si elle obéit à un ordre économique et financier. La démocrachie est une parfaite imperfection, une pseudo-entéléchie qui couvre les fins qu'elle fait semblant de découvrir. En son sein, ce n'est jamais le peuple qui réfléchit mais une oligarchie qui prétend nous épargner le gâchis.

Immigrés et immergés

En somme, il y a trois interprétations : la tienne, toi qui me regardes, la sienne qui ne nous regarde pas et la mienne qui ne regarde que moi. On va les examiner sans égards, en prenant un sujet au hasard : "submersion migratoire". Ce qui laisse déjà entrevoir que nous sommes attaqués de toute part et qu'il va falloir se défendre, d'autant plus que le mal vient d'en dessous et risque de nous passer dessus.

Les grands et les migrants

Ils ont compris. Ils ont fini par comprendre. Que les tables de la Loi ne sont ni charitables, ni véritables... que nul ne peut supporter indéfiniment l'insupportable. Car je vous le dis en vérité, il n'y a jamais eu de tables... mais juste des dessous de tables avec des hommes qui se payent la tête d'autres hommes en les poussant à bâtir leur avenir sur le sable. Mais je ne sais quelle pulsion de mort a vendu la mèche à je ne sais quelle pulsion de vie, les petits s'apprêtent, ou se sont mis dans la tête, d'envahir les grands qui sont depuis belle lurette tombés sur la tête.

Les méthodes de l’Empire

Exemples du Guatemala, du Nicaragua et du Salvador

Les USA sont le plus gros consommateur des mots « liberté » et « démocratie ». C’est sans doute pourquoi il ne leur en reste plus pour les exporter avec le mode opératoire ad hoc. Les peuples doivent se contenter de l’importation (imposée) d’ersatz couleur rouge sang.

Les chiens de garde

  La philosophie nous enseigne la servitude. Elle la justifie et la légitime au profit des bourgeois qui, depuis la Révolution Française, se sont agrégés sans difficulté à nos dirigeants. C’est là principalement le contenu du livre polémique rédigé en 1932 par Paul Nizan : Les chiens de garde.

L’Europe à l’heure de la faim

Des enfants qui piochent dans les poubelles, d’autres qui ne parviennent plus à parler tant leur état de santé est précaire, niveau de sécurité alimentaire proche de certains pays africains, cette situation peu commune est celle vécue par la Grèce depuis de nombreux mois. Une situation qui annonce le retour de la misère caractérisée en Europe&;

La rançon de la servitude

Je vois des générations entières condamnées, astreintes tous les jours à la même misère, dans le bourbier du travail précaire qui est juste bon à servir les intérêts de quelques-uns. Nos vies, sont vides de buts véritables. Nos volontés sont ici réduites à nos désirs.

Marche ou crève

Enfin une éclaircie, un rayon rasant mes espoirs en déclin, un instant où derrière mes paupières closes, un soleil acrylique pénètre mon crâne et l’irradie d’un orange incandescent. Respirer. Ralentir la cadence&; Quelques secondes. Ressentir chaque pulsation&; Juguler la pression de ce quotidien toujours plus hostile…

Peut-on fuir le pouvoir ?

Il n’y a que deux moyens pour assujettir le peuple : le contraindre ou le tromper. La contrainte abuse toujours de sa violence. Elle franchit donc à terme la limite et finit par réveiller en nous des instincts de contestation capables de freiner l’efflorescence de son pouvoir. La duperie jouit de l’invisibilité de pouvoirs plus efficaces: ceux que le marché polit méthodiquement pour mieux prospérer.

Cachez moi cette misère que je ne saurais voir

Il faut les foutre ailleurs les mendiants, ces roumains, ces intolérables, franchement ! Sur les Champs-Élysées qu’ils s’installent, comme des monuments, sauf qu’eux on les regarde bien d’en haut !&; Plantés là, à genoux qu’ils se mettent implorants notre bon coeur, notre pitié, nos fonds de poches&

[Ca se passe comme ça sur la Planète] Bangladesh, survivre dans le chaos

Je suis tombé hier sur cet incroyable reportage sur la vie au Bangladesh (mention spéciale aux, hmmm, orpailleurs ?), et il m&;a semblé important de le partager avec vous&;

Narcissisme démocratique

Dans notre monde narcissisé, où c’est le « moi-je » qui prévaut, seul l’intérêt nous conduit à estimer autrui. Nous revêtons alors nos attraits les plus charitables, professant amour, générosité et tolérance. Mais en réalité nous y camouflons notre insatiable amour propre conjugué à notre esprit rapace &; voire commerçant pour les pires d’entre nous…

Bipartisme congénital

Pendant que Hollande peaufine son discours du 14 juillet, Sarko tente de revenir sur les devants de la scène politique française. Ainsi le pouvoir oscille inlassablement entre discours et parade, histoire de satisfaire les caprices de l’oligarchie financière tout en subjuguant les électeurs-esclaves.