mundus est fabula

Un nouvel habitus

Motus... j'ai un nouvel habitus. Il va falloir m'y habituer. Changer mes habitudes. Mes us et coutumes. Chercher et trouver de nouvelles astuces. Un nouveau bonus, un nouveau malus. Un autre point de vue sur les gus... et un tout autre focus. Ça ne m'inhibe pas, ça m'exhibe. Je me réveille en me répétant : "Mundus est fabula". Que c'est aussi fabuleux de changer de monde que de changer le monde. C'est mon Exodus. On m'a poussé dehors et je me découvre un autre dedans. Un autre désert, un autre désir. Un abri sans aucun abri. Le tout est de le traverser sans voir les choses de travers.

Qui sommes-nous ?

Je regardais derrière moi. Je regardais devant moi. Il y avait d'autres "Moi". Il y avait d'autres que moi. Plus ou moins dignes de Foi. D'autres chiens. D'autres renards. D'autres loups. Les premiers étaient "bons". Les deuxièmes mauvais. Et les troisièmes méchants. Leur réputation était toute faite, même quand ils changeaient de condition. Dans l'Absolu les bons n'avaient rien de bon. Quand on creuse on s'aperçoit qu'ils sont encore plus méchants que les méchants. Les renards ne sont pas non plus mauvais dans l'absolu. Mais leur bêtise est étroitement liée à leur convoitise.

J’ai tout bu avec Khayyâm

Je suis en train de me remémorer le 127 ème quatrain du vieux poète qui en voulait à Dieu, du vieil ivrogne qui grogne comme il peut... "Si tu veux éviter que le temps te méprise Comme il fait de celui que la tristesse grise Fais résonner la lyre et bois dans le cristal Avant que sur le roc, ton verre ne se brise" Comment veux-tu que je le dise autrement qu'en disant ce qu'il a toujours dit : "Sois heureux un instant..." il n'y en aura pas d'autres... souviens-t-en ! Ta vie ne sera ni échangée, ni reprise. Il n'y a pas de gâteau, contentes-toi de la cerise.