Nietzsche

Le chionisme de Zemmour et de toute la basse-cour

Quelle différence y a-t-il entre un chien et un chiot ? Ne me dites pas, ce que je sais déjà : à savoir que le chiot est la preuve vivante qu'un chien ne fait pas de chat. C'est l'évidence. Mais je dispose d'une toute autre réponse : à savoir que le chiot préfère le plus souvent, son protecteur à son géniteur... Loin d'être bête, le petit du chien ne perçoit d'autre être que son maître, et n'a d'autre envie que de s'y soumettre. Ce n'est pas son père qu'il cherche mais son repère. C'est une mécanique instinctive, animal, aromale.

Il faut apprendre à aimer l’étranger

Il faut apprendre à aimer l'étranger comme on apprend à aimer la musique. - il faut d'abord apprendre à entendre, en général, un mobile ou un motif, - il faut le percevoir, le distinguer avant de le conjuguer avec notre propre vie;

Pour qui votera Lou Nietzsche ?

Pour y voir plus clair, je suis Nietzsche jusque dans l'isoloir pour savoir qui est l'élu de son cœur... Pour qui il votera ou ne votera pas, pour quoi il a toujours déjà voté. Son cœur, vous ne l'entendez pas ? Il bat... se bat pour des maîtres et non pour des contremaîtres. Il s'est toujours battu pour la maitrise et non pour la servitude, pour l'affranchissement et non pour l'asservissement.

NE MARCHE PAS !

 
Qu'est-ce que ça te coûte et combien ça te rapporte ? De faire le bien... de faire le mal... d'être moral ou immoral... Juste ou injuste... véridique ou merdique ? Qu'est-ce que ça te coûte et combien ça te rapporte ? En termes de puissance ? Ce n'est pas à ta raison que je m'adresse, mais à ta volonté... de puissance. Le calcul est peut-être rationnel mais pas forcément raisonnable.

MEKTOUB

C'est écrit, mais blanc sur blanc L'avenir, le passé, le présent Le massacre du Bataclan Les inondations, le sale temps Autant en emporte le vent... La chronique de la mort annoncée du Président La guerre civile ou incivile à l'horizon C'est écrit, Mektoub sur tous les fronts ! Les arabes et leur printemps Le spectacle insoutenable des intermittents Ce chien écrasé par un camion Le doux déclin de l'occident Poutine qui prend l'ascendant Le rouge, le brun devenant équivalents L'humeur, l'humour tremblant C'est écrit, Mektoub avec ou sans notre consentement.

Avant-première

Que je sache, il n'est pas défendu de défendre l'indéfendable. Je dirais même que c'est recommandable... de défendre l'indéfendable. Et si vous ne vous estimez pas capable de le faire, c'est que vous êtes incapable, dans l'incapacité d'exercer le plus louable et le plus blâmable des métiers : celui de l'avocat, l'avocat du diable. Ce qui est extraordinaire avec le diable, c'est que la défense s'apparente pour lui  à une véritable offense : on lui fait mal, à dire du bien du mal...

Que puis-je pour vous ?

Question de l'impatient : Sur quoi va déboucher cette séance ? Vous allez avoir plus de pouvoir sur moi? Ou est-ce que je vais vous reprendre le pouvoir ? Excusez mon arrogance !

 

Ma réponse : On ne peut pas entreprendre une philoanalyse sans se rendre à l'évidence que nous avons un problème avec le pouvoir.

Il faut se le représenter ce pouvoir, celui qui circule par exemple entre Socrate et ses interlocuteurs, entre le maître et ses disciples, le discoureur et ses contradicteurs... Il faut bien ouvrir l'œil sur ce genre de représentation

La faiblesse de la force

J'ai la force de croire que j'ai assez de force pour combattre la faiblesse en moi comme en dehors de moi. Qu'est-ce qui est fort dans la force ? Sinon son effort pour la force. Qu'est-ce qui est faible dans la faiblesse ? Sinon son faible pour la faiblesse. L'une se bat, l'autre pas... c'est ce qui rompt le charme de ce combat. Plus personne ne s'étonne de voir dans l'histoire, les faibles l'emporter sur les forts. D'abord parce que ce sont les plus nombreux.

Autant en emporte le temps !

Interview accordée à Fouad Bahri pour le journal Zaman France

Fouad Bahri : Comment devient-on Personne ? Personne : en renonçant à être "quelqu'un" et en épousant la cause qui échappe à Monsieur-tout-le-monde. Fouad Bahri : Quelle cause ? Personne : non pas la cause efficiente qui nous fait faire ce qu'on fait mais la cause finale pour laquelle on fait ce qu'on fait. À chaque fois que je bouge un doigt, je suis censée me demander : dans quel but et pour quelle fin je le bouge ? Fouad Bahri : c'est un peu paralysant, non ?

Trop de réfugiés ?

"Qui nous chantera une chanson, une chanson du matin, une chanson légère, si aérienne et si ensoleillée qu'elle réussisse à ne pas chasser les idées noires... qu'elle les invite tout au contraire à partager nos danses et nos chants?" Je cite de mémoire, le Gai Savoir. (Nietzsche) On n'excommunie pas les démunis. On n'en fait pas de cadavres exquis. On les invite, on les habilite, on les abrite, oui, pour que notre danse ait un sens et notre existence une résonance. Aucun être au monde ne peut nous faire de l'ombre si nous sommes vraiment sensibles à la lumière. Les plus amers disent

La déchéance

La déchéance... ah, la déchéance... oh, la déchéance... hi, la déchéance...ah oui, Je suis profondément déchue! C'est un terme sacré, subtilisé par les profanes pour nous attester qu'ils ont le sens du sacré... Ils savent séparer ce qui est séparable mais non réparer ce qui est réparable. Cela correspond dans notre inconscient collectif à un vieux pro-jet : jeter ce qui est jetable... tous les rebelles binationaux à la poubelle.

Vous l’avez voulu !

Je hais Nietzsche mais je ne supporte pas une autre philosophie... une autre folie que la sienne. Quand on comprend ce que je crois avoir compris, on se méfie de ceux qui ont ou font de l'esprit... Qu'est-ce que j'ai compris ? Que rien n'est réfléchi, tout est ressenti. Que c'est la vie... la vie qui exprime en moi son avis. Et qu'est-ce que j'ai ressenti ? Quelque chose et moi... quelque chose qui me ramène à moi... Ce n'est ni un sentiment, ni un ressentiment... Mais une émotion si vivre et si intense qui s'apparente à une passion.

Le pouvoir de l’ivresse

Quand on veut se délivrer d'une insupportable pression, on a besoin de haschisch... dit Nietzsche qui usait et abusait de Wagner pour s'envoyer en l'air. Eh bien ! Moi j'ai besoin de Nietzsche et de Baudelaire parce que j'estime que la sagesse importe moins que l'ivresse. Car, sans l'ivresse, nous confesse Nietzsche, il n'y a point de sagesse possible. Il faut donc sauver toutes les espèces d'ivresses... qui ont une puissance d'art, qui font de l'art en puissance. Avant tout, dit Nietzsche l'ivresse de l'excitation sexuelle, la forme la plus ancienne et la plus primitive de l'ivresse.

Onfray mieux de le lire

Il semblerait qu’en cette rentrée morose tout le monde ait son mot à dire sur Michel Onfray. Cela en est même devenu un show croustillant pour le spectateur lambda n’ayant que faire habituellement de métaphysique. Quoique, même si Onfray propose dans son œuvre une doctrine quelque peu explicite, il n’a jamais été question de philosophie à proprement parler dans ces joutes médiatiques.

L’enfer de Lance

Beaucoup connaissent désormais notre maxime : Il n’y a pas d’innocents, soit on sauve personne, soit on sauve tout le monde. Il semblerait que Stephen Frears, le réalisateur de The program ne la partage pas. Ainsi, il profite du grand écran pour déshonorer un homme ayant pourtant déjà fait son mea culpa, et pour cracher, avec indécence, sur l’un des sports les plus populaires en France : le cyclisme.

L’islam au Bac Philo

Aujourd'hui est un autre jour, faites en sorte qu'il soit le bon jour même si ce qui est bon pour chacun n'est pas forcément bon pour tous. Et parce que votre niveau de conscience n'est pas le même, mon exigence vis à vis de vous ne sera pas la même. Vous permettez que je fasse l'appel parce qu'entre vous à part l'acte de présence, il n'y a rien de consensuel :

Trois photos du général

La politique ne m’intéresse que lorsqu’elle est située sur le terrain tragique et qu’elle met aux prises un individu, l’histoire et le destin. Autant dire que, né en 1959, je n’ai jamais eu l’occasion de me passionner pour les péripéties qui ont conduit au pouvoir un banquier matois, un inspecteur des finances arrogant, un avocat véreux et un énarque impulsif, tous complices de ceux qui ont installé l’histoire dans le registre hystérique et décérébré de la comédie de boulevard.

Le vivre-ensemble

L'État ! Non ce n'est pas moi. Mais ce n'est pas vous non plus ! Maintenant, ouvrez grand vos oreilles, car je vais vous parler de votre mort en tant que peuple-roi et de tous les peuples quels qu'ils soient. Ça fait froid dans le dos... parce que l'État est le plus froid de tous les monstres froids. Il vous ment froidement. Il vous ment énormément. Et voici le mensonge qui sort de sa bouche : "Moi, l'État, je suis le peuple". C'est un mensonge éhonté. L'énoncé le plus indigne de Foi. Un piège tendu au grand nombre pour asservir et assouvir les plus vils désirs.

Zarathoustra au Népal

Suis-je une prophète ? Une rêveuse ? Une femme ivre ? Une interprète des songes ? Une cloche de minuit ? Une goutte de rosée ? Une vapeur et un parfum d'éternité ? Ne l’entendez-vous pas ? Ne le sentez-vous pas ? À l'instant mon monde est parvenu à sa perfection, minuit c’est aussi midi. La douleur est aussi un plaisir, la malédiction est aussi bénédiction, la nuit est aussi soleil, – allez-vous- en, ou bien apprenez-le : un sage est aussi un fou. Avez-vous jamais dit "oui" à un plaisir ? Ô mes amis, alors vous avez en même temps dit "oui" à toute douleur.

Petit éloge de l’excès

Je croirai en Dieu le jour où je le verrai danser. »    -F. Nietzsche
- On peut dire ce qu’on veut du génie humain, à force de gratifier les mâles dominants, les forts en fer, les mangeurs d’os, de laisser les vainqueurs écrire l’histoire et les marchands s’emparer du vivant avec une marge de quinze pour cent pour les actionnaires, le résultat n’est pas bien marrant.