orgueil

J’ai tué l’homme

Je m'entraîne, je me suis entrainée avant de descendre dans l'arène... Pour prendre le taureau par les cornes... Ce n'est pas le taureau... C'est l'effronté que je m'apprête à affronter. C'est l'homme... qui a dépassé les bornes ! J'hésite entre le sabre et l'épée... Pour lui crever l'œil ou lui saper son orgueil. Il s'est trompé, il m'a trompé... il va ramper bientôt à mes pieds !

L’orgueil et la vanité

L'orgueil est une moto : une Kawasaki. La vanité est une auto : une Ferrari Pas la peine de vous préciser combien ils font de tours du monde par seconde ! L'orgueil c'est par rapport à soi, course-poursuite entre soi et soi-même pour savoir jusqu'à quel point je m'aime ou je suis fier de moi-même. La vanité c'est par rapport aux autres, course-poursuite pour plaire aux autres, se voir dans leurs yeux, ou les voir dans les miens...

Légitime violence

Nous sommes hélas nombreux à ne plus supporter l'insupportable. Nombreux à se faire justice parce qu'aucune institution judiciaire ne peut nous épargner les vrais préjudices. L'injustifiable n'est pas le mal que nous commettons, mais le mal que nous subissons en nourrissant nous-mêmes la bête qui s'apprête à nous dévorer. L'offense est toujours illégitime, mais la violence peut dans certaines circonstances devenir plus que légitime... Légitime, la violence de ceux qui n'ont plus de défense, plus de sens, plus de chance. Légitime, la violence de ceux qui ne peuvent plus tendre l'autre joue.

Pas d’amnistie

Pourquoi c'est si difficile... de vivre ? Une vie que nul n'a jamais traversée... Sans rien payer en retour. Tout ne tient qu'à un fil... Qui peut être rompu. Même la plus fervente des révoltes est peine perdue! Intenable dilemme... on n'en sortira pas indemnes... Car on ne peut s'en tenir à une vision terre à terre Ni se laisser entretenir plus longtemps par le mystère. Celui qui n'est pas en avance est en retard d'une guerre S'il ne l'a pas faite, il finira par la faire. Parce qu'il n'a pas l'œil pour voir... Que le péché est au cœur de son pouvoir. Et qu'il n'y en a qu'un : le sien