patrie

La peur de l’Algérie

Un patriarche qui perd son esprit devient de facto ennemi de la patrie. C'est ce que se refuse aujourd'hui l'Algérie. Ce n'est pas le mépris de l'Autre qu'elle voudrait s'épargner mais le mépris de soi.

Donald et Vladimir

 
Trump n'a rien de Bush. Ce n'est pas une marionnette mais un marionnettiste. Ce n'est pas un politique mais un artiste jusqu'au-boutiste. Poutine n'a rien d'Eltsine. Ce n'est pas un héritier mais un fin limier. Il connaît tous les manèges. C'est un stratège. Les États-Unis pour l'un, les États réunis pour l'autre. Qu'ont-ils en commun ? Sinon la radicalité comme seul et unique bien.

La médiocrité française

 
Subjectivement, c'est toujours le sentiment qui prend les devants. Qui nous permet d'aller de l'avant. De s'emporter ou de l'emporter sur l'environnement. De vaincre sans chercher à convaincre. Ce n'est pas l'amour de la sagesse mais l'amour de la folie. Et inversement. La folie de l'amour. L'amour fou, absolu, inconditionnel. La Raison est bien entendu tenue à l'écart.

L’horreur politique

Je ne sais pas ce qui me prend Ni pour qui je me prends En cherchant toujours à soutenir l'insoutenable... à ce petit jeu, je me sens imbattable. Au diable l'humilité! Et quitte à vous surprendre Je m'en vais... Vous apprendre une nouvelle politiquement incorrecte : Pourquoi n'avons-nous Jamais cessé de nous entretuer? Réponse : Parce que nous avons du mal À nous situer sur l'échiquier politique. Au point qu'aucun d'entre nous N'arrive à tirer son épingle du jeu. Mais cette réponse est incomplète : Elle dit de quoi on souffre Mais elle ne dit pas Pourquoi il en est ainsi Et pas autrement

FRANCE : Pour qui sonne le glas ?

Comme son conjoint ne trouve pas les moyens de subvenir à ses besoins, la putain le trompe avec le dernier pingouin. C'est ainsi que la France s'est toujours donné bonne conscience. Depuis 1789, elle cherche ses origines, tantôt dans la poule, tantôt dans l'œuf. Elle s'imagine éclairer toute l'humanité. Peut-être parce qu'elle confond lumière et électricité. Plus royaliste que son roi, elle n'a pas hésité à le décapiter. Pour paraître belle, elle se rebelle. Pour elle, il n'y a pas de différence entre être et paraître. Elle est ce qu'elle paraît être.

Philippot-Sarko-Arnaud

Philippot-Sarko-Arnaud... Un nom, un surnom, un prénom... qu'on utilise en fronçant les sourcils pour ne pas dire oui, pour dire NON et sans façons. En termes de marketing politique, ils font comme on dit " la pluie et le beau temps". Messieurs "météo" qui sont là pour que notre moral ne soit pas trop bas. Ils ouvrent toujours le bal ou font en sorte d'être toujours les premiers à l'ouvrir pour que les autres soient dans l'obligation de réagir à leur ouverture... ou à leur couverture.

Belle et étrange patrie

Pourquoi suis-je née ici, plutôt qu'ailleurs? J'hésite entre chance et providence Mine de rien, ce n'est pas rien. Ça me fait quelque chose... comme un lien Auquel je tiens et qui me maintient Même si je ne l'ai pas choisi... J'ai été choisie Comment dire ? Je n'ai pas élu domicile, C'est mon domicile qui m'a élue. Pas d'acte de naissance sans lieu de naissance Mon sol m'indique tout de suite mon socle. C'est sacré comme rapport... Ça se sent d'emblée, il y a un rapport au sacré dans ce lien avec la terre. Il y a un mystère que je ne m'explique pas

Pas de démocratie sans frontières

Un monde sans frontières n’est plus un monde. De fait, c’est un néant. D’où la vacuité du statut autoproclamé de «citoyen du monde», pauvre pirouette poétique éculée. Curieusement, il suffit que l’on parle de «frontières», pour que certains extirpent non pas leur revolver, mais tout au moins leur fiel atrabilaire.

Une ombre plane sur l’Europe : c’est l’ombre du nationalisme

Lors d’une récente conférence donnée devant un parterre des quelques seniors qui hantent encore les bancs des rares associations affiliées au parti communiste, Emmanuel Todd a affirmé, avec honnêteté et dans le cadre d’un discours sincère et plein d’humour, qu’il ne comprenait plus ce qu’il se passait en ce moment. Il a admis, très sereinement, que ses méthodes habituelles qui lui avaient valu dans le passé le statut d’augure ne lui permettaient ni de saisir certains phénomènes présents, ni donc d’entrevoir l’avenir.

L’amour de la Patrie

Si l’on se met à punir les délits d’opinion, où s’arrêtera-t-on ? Il faudrait pourtant bien voir ce que l’on veut, et ce que l’on obtiendra. Ce que l’on veut ce n’est assurément pas inspirer la peur et restaurer le culte de l’hypocrisie. Par exemple, ce que nous appelons patriotisme, ce n’est pas un discours mensonger, inspiré par la crainte du gendarme ou du policier, c’est un sentiment sincère. Il importe à la République que le citoyen se tienne à lui même justement les discours qu’il tient aux autres.